Initiative de paix avec les enfants

Le Petit Chantre de la Paix avec Sant’Egidio : Journée mondiale de la paix 2007

Les Petits Chanteurs de Bukavu ont animé ce dimanche 28 octobre 2007 la soirée organisée par la communauté Sant’Egidio de Bukavu à l’occasion de la journée mondiale de la paix sous le thème « Religions et cultures en dialogue pour un monde sans violence. C’était dans la salle du collège Alfajiri, de 13 heures à 16 heures. Les rencontres interreligieuses de la Communauté de Sant’Egidio, ont débuté à la moitié des années 80 avec l’objectif de promouvoir la connaissance réciproque et le dialogue entre les religions, avec la paix comme horizon. L’initiative de fonder cette communauté est de Andrea Ricardi en 1987, interpellé par le message du pape Jean-Paul II. Depuis lors, à travers un réseau d’amitié entre représentants de différentes fois et cultures de plus de 60 pays, la communauté a promu un pèlerinage de paix, qui a fait halte, année après année, dans différentes villes du monde.
Les petits Chanteurs de Bukavu, quant à eux, sont nés de la volonté de Mgr Maillet, fondateur de ce mouvement mondial d’encadrement des enfants par la musique, qui a dit « demain tous les enfants du monde, chanteront la paix de Dieu. C’est donc avec tout intérêt que le groupe initié à la cathédrale de Bukavu en 1985 par Sylvain Masirika était heureux d’être associé à cette soirée pour l’agrémenter et y imprimer le message de paix et de non violence par la beauté de ses chants, face à la violence présente dans la société, et à la situation conflictuelle qu’aussi notre pays est en train de vivre, et notamment notre région du Kivu. Seuls le dialogue et la rencontre avec l’autre sont possibles pour construire une véritable civilisation de la cohabitation nécessaire aux société contemporaines, pour construire ensemble, dans le dialogue, « un monde sans violence ».
Sous la modération de monsieur Abraham Ndatabye, cette soirée de prière oecuménique a connu la participation des dirigeants provinciaux des religions ainsi que de l’autorité urbaine.
Après le mot de circonstance, par le responsable de Sant’Egidio, le père Dominique des missionnaires d’Afrique a lu le message du pape Benoît XVI à l’occasion de cette journée qui se célébrait aussi à Rome et dans d’autres ville du monde.
Le maire de Bukavu, Bonga Laisi attend des responsables des religions et cultures des prières et un engagement pour la paix et la solution aux problèmes qui hante sa ville : les constructions anarchiques et les érosions qui causent la violence, le manque de respect à l’autorité. Avoir des dirigeants chrétiens, honnêtes qui craignent l’Eternel est aussi son intention de prière.
Cheik Bangura de la Monuc a souligné qu’un monde sans violence est un idéal permanent de l’homme. Le dialogue est un moyen honnête de résolution des conflits et constitue une garantie de la démocratie et de la réconciliation et de l’amitié entre les peuples dans un monde sans violence, a-t-il renchéri.
Mgr Maroy, archevêque de Bukavu a parlé de la rencontre du ciel et de la terre autour de l’enfant Jésus où les anges et les bergers ont chanté deux choses : gloire à Dieu et paix aux hommes. Dieu au ciel mérite la gloire, et l’homme sur terre, aspire à la paix.
Représentant l’Eglise du Christ au Congo(ECC), le Révérend Bulambo Lembelembe a présenté l’Eternel comme un Dieu de paix et par conséquent, celui qui aspire à la paix doit s’attacher à Lui pour que la paix règne dans le pays et dans le monde. Toutes les formes de violence, la pauvreté, le chômage… sont des menaces à la paix. Les exemples abondent pour illustrer la collaboration des églises pour la paix : l’organisation, pendant l’occupation du symposium international pour la paix en Afrique (Sypa), précurseur du dialogue inter congolais, les conférences des leaders des confessions religieuses des grands lacs… « Heureux ceux qui procurent la paix car ils seront appelés enfants de Dieu ».
Le représentant des musulmans, le cheik TUNA, est revenu sur les violences vécues au quotidien parmi lesquelles celle contre l’environnement dont pourtant dépend notre paix. Il a rappelé que le coran dans sa sourate 3 encourage l’initiative qui recherche le bien et combat le mal, et la sourate 9 qui insiste sur la solidarité des croyants dans le bien.
Les délégués des Anglicans et des Bahaie sont aussi montés à la tribune pour exprimer leur solidarité.
Ces discours étaient suivis par la lecture de l’appel de paix et sa remise aux autorités par les enfants de l’école de la paix.
Avant le cocktail final, les participants ont allumé les bougies de la paix et se sont engagés dans le registre de la communauté de Sant’Egidio, le tout coloré par les belles mélodies des Petits Chanteurs.

Sylvain Masirika, Coordinateur Humanitas et promoteur du chœur d’enfants des grands lacs


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