La Femme et la gestion du pouvoir local, Communication de Monsieur Edel Martin KABUTAKAPUA

La Femme et la gestion du pouvoir local

Par Edel Martin KABUTAKAPUA Nansh’a Tshibuabua

Mesdames, Messieurs, Ba mamu eyi,
Moyo wenu, Betuabu, Sangayi wabo, itabayi wabo.

La Journée Internationale de la Femme est commémorée à travers le monde entier même au Kasaï Occidental le 08 mars 2009. Cependant on parlerait mieux du « Mois de mars, mois de la femme » parce que la série des manifestations continue comme aujourd’hui et ce, pour exalter, promouvoir, affranchir la femme et la valoriser.
Ajoutée à des thèmes des ateliers, séminaires, conférences, journées de réflexion (que j’ai lus ou auxquels j’ai assisté à diverses occasions) tels « Femmes et Elections », « Problématique de la représentation féminine par rapport aux objectifs de la transition », « L’implication de la femme congolaise dans le dialogue Inter-congolais et dans le processus de paix en RDC, « Les femmes et la guerre », « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes », « Stratégies pour une campagne électorale réussie chez la femme en République Démocratique du Congo », etc. sans oublier le thème que je vais aborder tout à l’heure « Femme et gestion du pouvoir local », la JIF accorde une mention spéciale au 21ème Siècle comme le premier à pouvoir se préoccuper de la promotion de la femme.
Par ailleurs, toutes ces manifestations, tous les thèmes évoqués et non évoqués, tous les instruments juridiques régionaux et internationaux suspectent, supposent qu’il y a un problème : celui de l’injustice sociale à l’égard de la femme, problème de l’égoïsme de l’homme à l’endroit de sa partenaire.
Le Centre de Recherche et d’action pour la Paix (CERAP) de l’ Institut de la Dignité et des Droits Humains (IDDH) œuvrant au sein de l’Ecole des Sciences Morales et Politiques d’Afrique de l’Ouest (ESMPAO) fait noter que dans ce 21e siècle, l’Afrique est confrontée aux problèmes de pauvreté, à la mauvaise gestion du bien commun et aux mutations socioculturelles. Elle est souvent présentée comme le continent à problèmes si bien que les Africains bien ou mal formés pensent qu’ils n’ont rien à y faire. Ils doivent prendre conscience par eux-mêmes qu’ils ont un rôle à jouer. Ils doivent pouvoir travailler partout dans le monde, sans avoir le complexe d’avoir été formés en Afrique (Site Web: http/www.cerap-inades.org).

Ba mamu eyi, Betuabu, Sangayi wabo, Moyo wenu, Itabayi moyo,
Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet qui m’a été confié, permettez-moi de m’acquitter d’un lourd devoir : celui de remercier sincèrement les organisateurs de cette manifestation (la Section de l’Information Publique/MONUC, la Section Electorale de la MONUC et le Bureau de Représentation Provinciale de la CEI) pour avoir pensé à ma modeste personne. Chères organisatrices, chers organisateurs, je vous dis « merci ».
Et, pour mieux appréhender le sujet qui m’a été confié, à savoir « la femme et la gestion du pouvoir local », j’ai pensé l’articuler autour des quatre points ci-dessous, hormis la petite introduction de tout à l’heure :
1. La compréhension conceptuelle et contextuelle du thème
2. Le constat fait lors de la JIF: audition, vision et pensée.
3. Outils et stratégies de gestion du pouvoir local par la femme
4. Conclusion

I. La compréhension conceptuelle et contextuelle du thème

I.1. Compréhension conceptuelle

Dans le thème « Femme et gestion du pouvoir local » on peut ressortir les concepts principaux suivants : femme, gestion et pouvoir local.
• Le dictionnaire informatisé des synonymes donne 10 désignations au mot femme : dame (dame, madame, femme), épouse (épouse, compagne, conjoint, femme), mère (mère, maman, marâtre, génitrice, belle-mère, cause, origine, source, dépôt), sœur (sœur, béguine, fille, novice, religieuse), demoiselle (demoiselle, fille, célibataire, femme, servante, employée, libellule, bélier, dame), fille (fille, demoiselle, donzelle, sœur, fillette, adolescente, jouvencelle, tendron, femme, servante, …), matrone, ménagère, héroïne et sirène.
Il s’agit de la personne de sexe féminin, sexe faible, etc.
• Quant au mot « gestion », le dictionnaire ci-haut évoqué lui réserve aussi 10 substantifs : administration, conduite, direction, économat, gérance, gouverne, gouvernement, intendance, régie.
• Enfin, au concept « pouvoir local » nous donnerons la compréhension d’entité décentralisée comme mairie, commune, chefferie ou secteur.

Il s’agira alors de l’administration d’une entité décentralisée par une personne de sexe féminine. On se rendra ici compte de la pauvreté de sens reçu de cette démarche
Dans mes communications, j’ai toujours voulu attirer l’attention de mes auditeurs sur le sens ou mieux l’objectif des définitions : servir des repères sémantiques. Je les ai toujours invités à ne pas limiter la définition d’un mot parce que chaque mot ne peut être mieux défini ou compris que dans le contexte où il est situé.
Voilà pourquoi je vais passer à la compréhension contextuelle du thème qui m’a été confié.

I.2. Compréhension contextuelle
Pourquoi les organisateurs ont-ils confié un sujet parlant de la gestion à quelqu’un qui n’est pas gestionnaire de formation ? Quel est alors le contexte dans lequel se trouve le thème confié à un acteur social que je suis ?
C’est dans le contexte que j’ai cherché à comprendre le thème, les objectifs poursuivis par les organisateurs.
J’ai cherché et j’ai été guidé par le contexte ci-après : - la Journée Internationale dans laquelle est placé le sujet de communication, - la Section de l’Information Publique en partenariat avec la Section Electorale de la MONUC appuyée par le Bureau Provincial de la Commission Electorale comme organisateurs ou mieux leurs préoccupations. Enfin le fait de confier le thème non pas à un gestionnaire de formation que je ne suis pas mais bien à un animateur de la Société Civile, un observateur averti de la gestion de la chose publique, un éducateur civique que je suis.
Ce contexte détaillé m’a facilité le travail et, en interrogeant la documentation sur ce que je devais faire j’ai trouvé une réponse au paragraphe 2 de l’exposé des motifs de la Convention sur les Droits Politiques de la Femme (Journal Officiel : 127) qui stipule, je cite
« Reconnaissant que toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis, et d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays, et désirant accorder aux hommes et aux femmes l’égalité dans la jouissance et l’exercices des droits politiques, conformément aux dispositions de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, ».
Cette citation est claire et donne une réponse même à ma supposition d’existence d’un problème comme soubassement de l’attention particulière accordée à la femme par le 21ème Siècle.
Fixé par cet exposé des motifs de la Convention sur les droits politiques de la femme, j’ai compris que j’aurai trois types d’auditrices dans ma communication qui sont : Femme gestionnaire direct, Femme future gestionnaire directe (femme candidate) et Femme gestionnaire indirecte du pouvoir local (Femme électrice). Ce sont ces destinataires et dans ce contexte que j’ai orienté ma communication et ce, dans le but de sensibiliser, mobiliser non seulement chacune de catégories de mes auditrices à remplir convenablement son rôle mais aussi son partenaire homme à lui faciliter la tâche en vue d’une paix et d’un développement humain durables dans la société.
Il s’agira principalement des stratégies sous forme de conseils ou suggestions en vue de renforcer les capacités de la femme gestionnaire ou future gestionnaire dans la conduite des affaires publiques. Ce qui l’aidera à prouver à la société qu’une femme peut aussi mieux faire que son collègue homme, pourvu qu’elle soit compétente. Et aussi pour éviter ce que Laurien NTAZIMANA (de l’Association Modeste et Innocent au Rwanda) nomme « changement un : plus ça change, plus c’est la même chose » (Actes du RJMP couplé 2008 : 66).
Avant de passer à mes conseils, je voudrais exposer d’abord mon constat.

II. Le constat fait lors de la JIF: audition, vision et pensée.

Le constat que je vais faire va être constitué de ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu dire à l’occasion de la manifestation de la femme (la JIF et d’autres occasions). Je me réserve de tout commentaire de ma part (mon opinion) pour me limiter à l’exposition des faits tels qu’ils se sont déroulés et tel que j’ai entendu les propos des uns et des autres. Voyons ce film ensemble.

II.1. Ce que j’ai vu.
- Le 08 mars 2008 et 2009 : La femme congolaise et kasaienne (dame, épouse, demoiselle, fille, élève, …) habillée en pagne.
- Au niveau du croisement des avenues Macar et de la Mission, le soir du dimanche 08 mars 2009: Une femme ivre, boitillant et s’appuyant sur les épaules d’un homme (son mari ou pas je n’en sais rien) ;
- Deux jours avant la commémoration de la JIF 2009, à travers la fenêtre de mon bureau, deux femmes ligotées ensemble avec un homme et conduites par les policiers vers un des cachots de la police au motif qu’elles avaient volé.

II.2. Ce que j’ai entendu
J’ai entendu :
- Un enfant en rupture de relations familiales ‘Shegué’ (d’environs 14 ans) demander à quelqu’un « Papa Augustin, si on dit que aujourd’hui c’est la Journée de la femme mais quel est le jour de l’homme ? »
- Un Monsieur d’une quarantaine d’années répondre à son ami qui lui avait posé une question semblable à celle soulevée ci-dessus par l’enfant « Elles n’ont qu’un jour et nous, nous avons tout le reste des jours de l’année ».
- Un voisin dire : «l’habillement est élégant aujourd’hui, je n’ai pas reconnu ma fille »
- Un papa sur la rue (Avenue Kitega, Commune de Kinshasa à Kinshasa) s’adresser à des filles habillées en pagnes «Est-ce que vous vous rendez compte de la beauté qui sort de vous lorsque vous êtes ainsi habillées ? Tous les jours ici vous marchez nus en imitant l’occident ! »
- Un garçon vendeur au bord de l’Avenue Macar crier sur les élèves défilant le 08 mars 2009 « celle-là apparaît réellement comme une maman » ;
- Les mamans défilant le 08 mars 2009 dire : « Aujourd’hui les hommes doivent dormir derrière nous et non pas devant (on sait qu’au Kasayi, sur le lit, l’Homme dort toujours devant en signe de sécurisation mais aussi de l’appropriation de sa femme).
- Le soir du dimanche 08 mars 2009, une maman marchande dire « Chez nous à Kamayi certaines femmes ont laissé le message pour que leurs maris pilent aussi les feuilles de manioc, qu’ils aillent puiser de l’eau et qu’ils s’occupent de la cuisine ».

III. Les outils, les aptitudes et les stratégies de gestion du pouvoir local par la femme

Il y a lieu de mentionner ici que le concept « Genre » se réfère aux différences sociales entre les hommes et les femmes , différences « acquises », susceptibles de changer avec le temps et largement variables tant à l’intérieur que parmi les différentes cultures. (CEI, Rapport consolidé du PECE, 18). La Constitution de la République Démocratique du Congo consacre, à son article 14, la parité entre l’homme et la femme.
Je voudrais mentionner et apprécier ici la déclaration faite par les Femmes travailleurs de l’ISP/Kananga lors d’un atelier sur l’Organigramme de l’ISP : « Ce que nous femmes nous vous demandons ce n’est pas une faveur mais bien un mérite … ».
Voilà une déclaration qui vaut son pesant mérite d’or et qui m’amène à étayer un certain nombre de qualités et de comportements susceptibles de renforcer la femme dans sa gestion de la chose publique.
En effet, plaider en faveur de la femme comme gestionnaire du pouvoir local sur base de mérite et non de faveur ne doit pas être vu comme un cadeau que lui remet l’homme mais bien un droit. C’est pour moi l’occasion de recommander à la concernée de renforcer ses aptitudes et ses actions dès maintenant pour réussir là où l’homme a échoué et faire valoir l’adage qui dit « Eduquer une femme c’est éduquer une nation ». La femme devra lutter contre les antivaleurs qui caractérisent et minent aujourd’hui l’administration locale en RDC : la corruption, l’impunité, le favoritisme, le clientélisme, l’injustice, le détournement, les tracasseries diverses et les violations massives des droits des citoyens. Vous avez entendu le Chef du Bureau a.i. de la MONUC affirmer qu’en sa qualité de criminologue il a constaté que peu de crimes sont commis par les femmes et que si on a beaucoup de femmes présidentes des pays on réduirait la criminalité.
Sans donner à la femme des théories sur la gestion (je ne suis pas un gestionnaire de formation) je suggérerai à la femme d’avoir le souci de s’informer et de s’approprier les outils pratiques de gestion tels que le règlement administratif du personnel, le job description ou la description des emplois ou des postes, les procédures de gestion financière, les procédures de gestion de la logistique qui sont développés dans le document intitulé « Les outils de gestion » publié par le Conseil National des Organisations Non Gouvernementales de Développement (CNONGD : 150 PP).
Comment les femmes libérées d’un long esclavage peuvent-elles bien gérer ? La réponse à cette question va être donnée par l’acquisition des aptitudes, l’utilisation des moyens et l’intégration de qualités dont je vais épingler quelques uns ci-dessous :

* Le travail biographique (Actes du RJMP couplé 2008:65)
« Ne vous faites pas d’inquiétude, ne chargez pas votre cœur de haine, vivez simplement, donnez plus, attendez moins » !
Le travail biographique que je recommande à chaque femme future candidate, à chaque femme gestionnaire future du pouvoir local et à chaque femme électrice doit se faire avant toute entreprise afin d’évaluer ou de découvrir ses aubaines et ses faiblesses et de rectifier les tirs là où il le faut. C’est à l’issue de ce travail que vous prendrez la décision de vous servir de tel moyen ou telle stratégie, d’acquérir telle aptitude ou d’intégrer telle ou telle autre qualité.
En effet, le travail biographique est donc un travail durant lequel l’homme ou la femme se regarde comme dans un miroir. Il s’agit d’un travail en profondeur de réflexion et de découverte de soi. Avec ce travail vous allez constater que nous passons beaucoup de temps et nous dépensons beaucoup d’énergie à connaître les autres, à résoudre les problèmes des autres sans pour autant se soucier de notre propre connaissance ni s’occuper aussi de nos propres problèmes.
Il s’agit d’une approche qui permettra à chacune de se connaître elle-même et de connaître les autres. Le but de cette approche sera aussi de déterminer les sentiments vécus et le rôle joué dans la naissance, le développement et la résolution de conflits vécus dans notre environnement proche. Il s’agira en fait d’une connaissance de soi-même, des autres et de la communauté, laquelle connaissance permet à chacune d’avoir un esprit de dépassement et d’ouverture, d’être juste envers soi-même et envers les autres, d’avoir l’esprit d’écoute et la patience dans le but de promouvoir la paix et le développement humain durable.
Je vous invite à faire la réflexion à quatre niveaux ou quatre étapes à savoir : la méditation avec soi-même (moi avec moi-même), moi avec toi, nous avec vous et enfin nous tous ensemble (travail en petits groupes de quatre). Avant l’échange à deux et en petits groupes de 4 personnes, le travail biographique doit être principalement un travail personnel, un travail de découverte ou mieux de redécouverte de sa vie où l’individu médite, réfléchit, s’interroge ou voit sa propre image par lui-même. Il cherche à comprendre réellement qui il est, pourquoi est-il comme cela, pourquoi agit-il et réagit-il toujours ainsi, pourquoi est-ce qu’il se comporte de cette manière et pas de telle autre manière ?

*. L’instruction :
Nul ne peut contredire mon hypothèse qui stipule que l’ignorance est la pire des causes des violations des droits de l’homme et de la femme. Je pense que c’est en faisant allusion à cela qu’un auteur américain appelé Thomas Jefferson écrivait «Attendre d’une nation qu’elle soit à la fois ignorante et libre, c’est attendre ce qui n’a jamais été et ne sera jamais ». En effet, un peuple qui entend se gouverner seul doit s’armer de la puissance que confère le savoir. Le slogan de l’UNICEF qui plaide pour que tous les enfants aillent à l’école mérite d’être encouragé surtout en ce qui concerne la scolarité de la jeune fille si nous voulons consolider la lutte en faveur de la femme et faire de la femme une bonne gestionnaire de demain.
A ce sujet, le Centre de Recherche et d’action pour la Paix (CERAP) note que, pour pouvoir participer au rendez-vous du savoir avec les autres continents, l’Afrique doit s’ouvrir aux autres valeurs culturelles sans perdre ses propres racines. Elle est appelée à se frayer un chemin qui conduit à l’universalité, dans la multiculturalité. Cela n’est possible qu’à travers l’éducation qu’elle donnera à ses enfants, en termes d’adaptabilité, de leadership, de capacités de discernement, de choix et prises de décisions, et de disposition à l’action en vue d’une bonne gouvernance dans les différents domaines politiques, économiques et sociaux (Ibidem).
De son côté, Peter Drucker souligne que la place éminente accordée au savoir dans une société crée des responsabilités particulières pour les organismes qui ont la haute main sur les sources du savoir, c’est-à-dire les universités (Tony H. Bonaparte et John E. Flaherty : 80).
Je me souviens d’un poême rédigé en notre langue par un prêtre kasaïen pour exalter l’école : « Kalasa mbukalenga, koko ke kakapesha tupumbe muaba » (traduction littérale de : « la classe/l’école c’est le pouvoir car c’est elle qui a élevé ou donné des places aux gens sans valeur »).

*. L’adaptation
La femme gestionnaire du pouvoir local devra être stratège et adaptée dans ce qu’elle fait. Lorsque j’étais sur le banc de l’université j’ai retenu jusqu’à ce jour la définition de l’intelligence comme l’adaptation aux situations nouvelles.
C’est à niveau que je voudrais condamner les propos violents des dames comme « aujourd’hui les hommes vont dormir derrière les femmes, piler les feuilles de manioc, …) et demander aux rares femmes instruites et éveillées de tout entreprendre pour faire comprendre aux autres (majoritaires) à suivre une certaine démarche pour éviter de compliquer la lutte déjà amorcée. Car, dit-on, lorsqu’on est mal informé on ne peut que mal réagir.
Lors de la rencontre organisée en rapport avec la JIF 2009 par la MONUC/Kananga le vendredi 06 mars 2009, j’avais assisté à une discussion au cours de laquelle un participant (congolais-kasaien), après avoir posé sa question, proposait cette idée à la conférencière : « La philosophie du législateur dans le Code de famille était de préserver l’unité familiale. Combien de divorces enregistre-t-on par jour dans les communautés occidentales où les mouvements féministes naissent de tout côté ! L’art. 440 du Code de Famille : lorsque l’un des époux trouve que ses droits ne sont plus respectés il peut saisir le Juge de Paix qui doit réconcilier les deux parties. Tandis qu’un autre participant (occidental) avait rétorqué : « C’est mieux d’être seul que d’être mal accompagné ».
Peut-on affirmer qu’au Kasayi c’est la coutume qui est à la base de plusieurs violations que subissent les femmes aujourd’hui et que se sont les hommes qui sont à la base desdites violations? Car nous savons que lorsqu’un mari meurt chez au Kasaï, les personnes qui font souffrir la veuve au nom de la coutume ne sont ni les beaux-frères, les beaux-pères ou les oncles mais plutôt les belles-sœurs, les belles mères et les tantes.
Toutes les femmes qui n’hésiteront pas à devenir vite fatiguées d’être traditionnalistes et assidues d’être occidentales doivent être mises en garde contre le duel « tradition/coutume et modernisme » pour se montrer réconciliantes et éviter toutes les conséquences fâcheuses susceptibles d’advenir. Elles feront mieux d’être souples et adaptées. Car, on sait que si on est animé d’un esprit simpliste on verra que tout ce qui est moderne est bon, et tout ce qui est traditionnel mauvais. A ses yeux, la tradition est à bannir parce que chargée de conservatisme, un principe d’inhibition et ayant un caractère rétrograde. Pour l’esprit simpliste, le mot traditionnel semble même revêtir la même consonance qu’indigène et sauvage. C’est ce que dit le Professeur NGOMA :
« … Pour les uns, la tradition, c’est cet âge d’or d’un passé révolu où tout était parfait, une espèce de paradis perdu et que le présent a détruit. Le temps moderne apparaît alors comme un désert, un enfer sans pitié, un monde sans âme ne vivant que de mécanique et ne fonctionnant que comme de la mécanique. Pour les autres, la tradition semble désigner ces hommes presque déguenillés (misérables), courbés sous le poids de l’âge, récitant sans se lasser, sous l’ombre d’un arbre et à longueur de la journée, des litanies des proverbes, mais totalement ignares et imperméables au progrès technique sinon résolument hostiles aux apports de l’Occident » Fin de citation.
*. Le courage :
Il ne suffit pas à la femme de déclarer son indépendance et de l’obtenir aisément ou directement. Elle devra noter que sa liberté n’est pas un cadeau que l’homme va lui donner mais bien un droit qu’il faut arracher stratégiquement.
*. L’entourage proche composé de bons conseillers
Ne dit-on pas, dans le cadre de la Bonne gouvernance, que le chef règne en paix s’il a de bons conseillers. Il est parfois écœurant de constater que la plupart des cabinets politiques ou des gestionnaires ne se font pas sur base de critères de compétences pour mieux aider les gestionnaires mais plutôt sur base de recommandations, ethniques, tribales, etc. La bonne gestion exige d’avoir des hommes qu’il faut à des places qu’il faut. Ainsi, si on a un frère qui est meilleur cultivateur on sait où l’orienter plutôt de le mettre dans un bureau informatisé où il sera en difficulté de communication avec l’ordinateur (la cybernétique, la compréhension du langage binaire, etc.).

*. La Bonne puissance : l’espace public pour l’action et la transformation sociale (Actes du RJMP couplé 2008 : 65-68)
« Quand le rythme du tam-tam change, le pas de danse change aussi »

Déjà de par son introduction, le troisième module de notre formation de bâtisseur de paix étonne et interpelle presque tout le monde et ce, à travers la définition des concepts clés que sont la bonne puissance, la transformation sociale et le troisième niveau.

Quid de la bonne puissance ?
La bonne puissance n’est là ou n’existe que quand l’individu peut donner tout ce qu’il a pour être homme ou pour être femme. Elle se développe à partir de la respiration qui est toujours liée à l’attitude du corps et lorsque l’énergie circule normalement.
Voici quelques exemples expliquant la liaison de la respiration à l’attitude du corps, l’énergie avant de donner les trois signes de la bonne puissance que sont l’assurance, la force de vivre (ne jamais se décourager) et la non exclusion :

• Je ne peux pas bien chanter lorsque j’ai la main sur la joue ! Bien chanter suppose être relaxe, en joie. Par contre, la main sur la joue symbolise la tristesse, la colère, l’embarra, etc.
• Quand vous avez peur, votre énergie circule rapidement !
A ce sujet, notons que la maladie est un blocage d’énergie. Quelqu’un qui fait circuler doucement et normalement son énergie ne tombe pas malade. Il faut rester toujours présent malgré et dans toutes les situations qui nous arrivent (respirer toujours normalement). Aussi, en le faisant, que nous puissions utiliser toutes nos facultés pour parvenir à changer le monde car, on ne donne que ce qu’on a (ne dit-on pas que la belle dame ne donne que ce qu’elle a ?). Lorsqu’on ne reste pas présent (si par exemple, devant un chien méchant, devant une armée, …, on commence à trembler, l’énergie commence à circuler vite ou s’arrête et on peut s’imaginer les conséquences habituelles), si on est absent, rien ne peut marcher même si on est très intelligent.

Quid de la transformation sociale ?
La problématique que nous puissions poser ici est celle de la transformation sociale par une série des questions et/ou des constats dans nos sociétés (surtout africaines en voie de démocratisation).
La première question est celle du « changement un : plus ça change, plus c’est la même chose ». Le constat c’est que lorsque les choses ne tournent pas dans nos pays on a tendance à changer les dirigeants. En faisant ainsi on constate que c’est la même chose ! C’est le cas par exemple d’un pouvoir qui vient renverser un autre accusé ou qu’il accuse de moins démocratique ; établi à la tête du pays, ce pouvoir devient moins démocratique que le premier. A ce sujet, chez nous en République Démocratique du Congo, l’on connaît l’expression sage utilisée par feu MUNGULUDIAKA pour démontrer la déception du peuple congolais face au gouvernement mis en place après la chute du feu Président Mobutu «Mutuka oyo eza kaka ndenge moko, to changer simplement ba chauffeur » (traduction littérale de : « Cette voiture est la même, on n’a changé que le chauffeur »).
La question fondamentale à poser ici est celle de savoir ce que nous voulons réellement changer. Et la réponse peut être trouvée à travers la métaphore de la danse et du tam-tam où nous pouvons changer les danseurs comme nous voulons mais tant que nous n’avons pas changé le rythme du tam-tam, la danse sera toujours la même quel que soit le meilleur danseur que nous ayons.
La question suivante est du « changement deux : changement de changement ». Ce changement est explicité par deux axes : axe horizontal (axe de choses ou de la manifestation) et axe vertical (axe de l’être). Monsieur Laurien NTAZIMANA fait remarquer que la lutte de tous les jours et de beaucoup de gens se trouve sur l’axe horizontal au détriment de l’axe vertical ! L’axe horizontal qui est l’axe conflictuel est divisé en quatre parties qui sont : Avoir (argent), Pouvoir (qui permet de contrôler l’avoir), Savoir (qui a de l’emprise sur le pouvoir) et Valeur/Valoir soit l’APSV. Nous avons tendance à oublier souvent l’axe vertical qui est fait du Corps, Cœur, Intelligence et de l’Esprit.
Soyons attentifs aux conséquences lorsqu’on aura sacrifié l’axe de l’Etre au profit de l’axe de l’Avoir. Par exemple en travaillant beaucoup et durement pour l’APSV (au détriment du corps et du cœur) on peut obtenir beaucoup de choses dont on ne va pas profiter. Car, si par exemple, le corps tombe malade on sera obligé à dépenser tout et parfois plus que ce qu’on avait obtenu. Rien ne peut remplacer notre santé. Ne dit-on pas que la santé n’a pas de prix ?
L’intelligence (soit la capacité de penser : pensée pensée et pensée pensante) contrôle le savoir. Malheureusement, dans la plupart de nos universités on ne nous apprend que les pensées des autres. Et lorsque nous pensons comme ces gens là on nous donne un diplôme du savoir ! C’est ce que le Professeur Abbé MUSEKA appelle pauvres d’esprits ou des copies certifiées conformes, c’est-à-dire, des gens qui ne pensent pas par eux-mêmes comme de petits créateurs à l’image de Dieu ! Il est souvent difficile de diriger des gens qui pensent par eux-mêmes. C’est un fait que les grandes puissances dont l’ONU n’aiment pas ou ne tolèrent pas des gens qui pensent par eux-mêmes. Rappelez-vous l’histoire à travers le monde qui connaît la destinée des gens pareils ayant des martyrs comme Lumumba, Gandhi, Martin Luther King et d’autres penseurs originaux.
Clôturons notre propos sur le changement social et spécialement sur notre vœu de voir l’axe vertical ou l’axe de l’Etre primer sur l’axe horizontal ou l’axe de choses en affirmant que si nous nous intéressons aux choses de l’esprit, nous allons découvrir une chose formidable : « Nous sommes une émanation singulière de la vie universelle, une âme ». Si nous nous rappelons qui nous sommes réellement, nous allons découvrir que nous sommes un de grandes femmes, des reines, de chefs. Que nous avons la même dignité que l’homme, le président, le chef, etc.

Le troisième niveau qu’est-ce ?
« Si on fait de nous ce qu’on veut c’est parce que nous avons oublié qui nous sommes » ; « Si vous vous rappelez qui vous êtes réellement, vous allez découvrir que vous êtes un grand homme, le chef, la démocratie = Fils du peuple, du Roi »

En invitant les gestionnaires du pouvoir local à être des hommes et des femmes du 3ème niveau et pour donner la définition de ce concept, distinguons un total de quatre niveaux de conscience et rappelons à chacun de nous ces quatre niveaux :
Le premier niveau est le niveau socioculturel ou le niveau des suiveurs. C’est le niveau de l’obéissance où l’on retrouve beaucoup de mortels.
Le deuxième niveau est celui de l’« Ego individualiste ». L’enfant voulant s’affirmer va contester la morale de sa société ; il va transgresser la loi de la société en cherchant à faire les choses autrement ou à ne faire que ce qui est interdit. Ceci démontre la manifestation de l’émanation singulière qui est en lui. Et comme il va rencontrer les interdits culturels, il va les franchir. Il y a lieu de faire remarquer avec notre formateur que beaucoup de gens, même ceux âgés de 80 ans, meurent sans avoir franchi cette étape de conscience ! Et ceux qui l’ont franchie ont dépensé beaucoup d’énergie. La plupart de dirigeants sont à ce niveau.
Le troisième niveau est le niveau de l’individu individualisé. C’est un niveau de conscience très élevée et qui est caractérisée par le respect. Il y a la nécessité, pour les bâtisseurs de paix, non seulement d’atteindre le 3ème niveau mais aussi d’inviter les autres à les rejoindre à ce niveau même si ces derniers n’ont pas la même opinion qu’eux.
Le quatrième et dernier niveau est celui de la compassion avec les autres. C’est comme si l’homme revient au 1er niveau, alors qu’il l’avait déjà dépassé ! Comme s’il a peur des autres et pourtant, c’est parce qu’il est habité par la compassion. A ce niveau, l’individu peut être un avec deux frères ennemis (par exemple être Hutu avec les Hutu et en même temps Tutsi avec les Tutsi). Pour cet individu, la vie est un jeu amusant car il l’a comprise. Chaque chose prend de l’importance qu’il lui donne.
Finalement, la bonne puissance c’est aussi l’apprentissage de ses six clefs dont quatre se trouvent au niveau physique (la respiration, l’alimentation, la détente et l’auto-guérison) et deux au niveau émotionnel (développer sa fréquence vibratoire en restant présent et en vivant aussi bien les émotions positives que négatives) et mental (la clef de l’harmonie, la clef de la fécondité et la clef de la synergie).
La femme gestionnaire du pouvoir local pratiquera la Bonne Puissance par des exercices divers destinés à faire circuler normalement l’énergie et à parvenir à réfléchir non seulement avec sa tête (son cerveau) mais aussi avec son ventre (son cœur).

*. La communication
La femme gestionnaire devra être une communicatrice par excellence. En effet, la communication est outil efficace de gestion. Ne dit-on pas que lorsqu’on est mal informé on ne peut que mal réagir ? Il faudra se faire amie de la Presse et faire attention à celle-ci car, elle est un couteau à double tranchant.

*. La primauté des intérêts communautaires sur les intérêts égoïstes
La femme gestionnaire du pouvoir local devra être animée par le souci du développement communautaire.
En effet, dans une société valable, morale et durable, le bien public doit toujours reposer sur la vertu privée … Tout groupe important doit pouvoir déclarer que le bien public détermine son propre intérêt. Cette affirmation est la seule base légitime de toute direction morale, le premier devoir des chefs est d’en faire une réalité (Tony H. Bonaparte et John E. Flaherty : 71).
En plus de ces outils, j’ajouterais un certain nombre de qualités comme profil d’une candidate gestionnaire du pouvoir local telles que décrites par la CARTEC - Coordination des Actions pour la Réussite de la Transition selon l’Eglise Catholique- (CARTEC : 19) :
• Proche du peuple, à l’écoute de ses besoins
• Cohérence entre son discours et ses actions passées
• Volonté exprimée de faire participer les gens au développement
• Expérience démocratique
• Compétences pour occuper la fonction et compréhension des enjeux
• Conciliante, tient compte des idées des autres, capable de collaborer
• Capable de créer des alliances utiles pour le pays
• Capable de maintenir et consolider l’unité du pays et non pas de défendre uniquement son village, sa ville, son ethnie ou sa région
• Vise l’enrichissement de toute la population, a un projet de société pour le Congo
• Pas un discours incendiaire, basé sur la peur mais des arguments intelligents et convaincants
• Ne veut pas prendre la population en otage ou lui faire du chantage
• N’achète pas de voix
• N’offre pas de cadeau et ne tire pas sur la fibre ethnique ou régionaliste
• Acceptera le résultat d’élections jugées démocratiques, libres et transparentes.
Revendiquer

IV. La conclusion
La liste d’outils, stratégies et aptitudes ci-haut énumérés et proposés à la femme gestionnaire du pouvoir local n’est pas exhaustive. Cette dernière devra en inventer d’autres et surtout s’adapter intelligemment à la situation sur terrain.
Gérer le pouvoir local n’est pas un luxe pour la femme ni un cadeau que celle-ci devra attendre de l’homme mais bien un droit légitime longtemps confisqué et qu’il faut conquérir. La femme gagnera ce combat par une gestion efficace et efficiente de la chose publique laquelle gestion sera basée sur les mérites et non la faveur. Elle gagnera le pari si elle réussit là où l’homme a échoué à cause de la primauté des intérêts égoïstes sur les intérêts communautaires, la corruption, le clanisme, le favoritisme et d’autres antivaleurs qui minent aujourd’hui la plupart d’entités administratives en Afrique et en RDC. Les sanctions positive et négative devront aussi être utilisées parmi les stratégies de gestion. Ne dit-on pas que « Travailler c’est bien mais travailler c’est mieux » ? Ce principe de travail fait allusion à la motivation des travailleurs.
Enfin, la femme gestionnaire issue des urnes devra se comporter en un serviteur employée par le souverain primaire qui est le peuple et à qui elle devra rendre compte et non en gestionnaire nommé qui n’a de des comptes à rendre qu’à ceux qui l’ont désignée. Il est un fait qu’en Afrique en général et en RDC en particulier les gouvernants oublient qu’ils ne sont pas plus importants que leur employeur. Faire tout pour continuer à gagner la confiance de ceux et celles qui lui ont donné leur mandat.
Par ailleurs, pour éviter le danger courant de faire du surplace ou du « plus ça change, plus c’est la même chose » -ce qui est une manière élégante de relever le constat que « les révolutions violentes aggravent généralement les maux qui les ont suscitées- je vais amplifier cette recommandation de Flory KAYEMBE Shamba à la gestionnaire du pouvoir local et surtout à l’Etat congolais : « la création des structures ou l’élaboration des programmes de formation politique ou même des écoles où l’on formerait un cadre politique, à l’exemple de l’Ecole Normale Supérieure en France, de l’ancienne Ecole Nationale d’Administration –ENA- (KAYEMBE F. : 16)
« Kudia buanga buabungi ki kumana bubedi to » (traduction littérale de : »ce n’est pas en prenant beaucoup de médicaments que l’on fera disparaître la maladie »). A un bon entendeur, un seul mot suffit.
Je vous remercie.

Note bibliographique

1. CEI, Rapport consolidé du Processus d’Evaluation de l’Education Civique et Electorale en RDC, Kinshasa, 2008, 82 p.
2. CENCO, Allons aux élections pour bâtir un Congo nouveau (guide du formateur), Editions du Secrétariat Général de la CENCO, Kinshasa, mars 2006, 28 p.
3. Chaîne de Solidarité Agissante, Module de formation sur la démocratie, Kinshasa, décembre 2006, 60 p.
4. CNONGD, Droits économiques et sociaux en RD Congo, Renforcer les actions dès maintenant, Edition spéciale ONG-CONTACT N° 115/2007, octobre 2007, 12 p.
5. CNONGD, Les outils de gestion, Editions CNONGD, Kinshasa, octobre 2006, 150 p.
6. Commission Episcopale Justice et Paix, Gouvernance participative, Editions du Secrétariat Général de la CENCO, Kinshasa, juillet 2007, 36 p.
7. Journal Officiel de la RDC, Constitution de la République Démocratique du Congo, 43ème Année -Numéro Spécial, Kinshasa, 5 décembre 2002, 294 p.
8. Journal Officiel de la RDC, Instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par la République Démocratique du Congo, 47ème Année -Numéro Spécial, Kinshasa, 18 février 2006, 294 p.
9. KAYEMBE SHAMBA F., De la maturité politique à la consolidation de la société, Ed. Réseau Pax Christi Grands Lacs, Antoon Stessels, 200’, 32 p.
10. NGOMA F., « Tradition et modernisme en milieux congolais » in Cahiers congolais de la recherche et du développement, Publication trimestrielle N° 1 –mars-avril 1970, PP 87-99.
11. OMEC, Guide du journaliste en période électorale, Kinshasa, sde, 80 p.
12. RJMP/ONGDH, les actes du RJMP couplé (Assemblée Générale et Semaine de la Paix 2008, Ed. du Conseil d’Administration, Kananga, janvier 2009, 86 p. soit le Web : www.societecivile.cd/node.php?id=1257
13. Tony H. BONAPARTE & John E. FLAHERTY, Peter Drucker –Prophète du management, Ed. Tendances actuelles, Paris 57, 1975, 354 p.

Fait à Kananga, le ……/………/2009

Mot du Coordonnateur BRP/Kasaï occidental

Les faiblesses et performances enregistrées lors des élections passées sont des indicateurs à la base de l’organisation de cette journée de réflexion.
Il faut passer à l’action.
Les élections locales, municipales et urbaines sont de proximité
Les femmes devront saisir cette opportunité de deux mains pour mériter la confiance placée en elle.

Mot du Chef de la Section de l’Information Publique de la MONUC
Madame
Les résultats des élections montrent que peu de femmes ont été élues en Afrique malgré leur sensibilisation. La faible représentation des femmes au niveau des Institutions nationales et provinciales
Ces résultats doivent amener les femmes à faire le diagnostic qui leur permettra de corriger les erreurs enregistrées. Evaluer la situation des femmes au Kasaï occidental, encourager les candidatures féminines.
Il ne faut pas accepter de continuer

Mot du Chef de Bureau de la MONUC
Moi je suis criminologue, la criminalité des femmes est trop petite et je suppose que si le monde connaît des femmes présidentes il y aura moins de criminalités.

Mot de Madame le Ministre
Nous en profitons pour donner un signal très fort aux femmes de cette génération.
Nous venons de perdre une place à l’assemblée provinciale p.c.q. j’avais choisi comme premier suppléant un homme au lieu d’une femme, je m’en repentis en vous demandant pardon et un souhait pour qu’à la prochaine ne choisissez