Les changements climatiques sont les problèmes de notre époque.

« Les changements climatiques sont les problèmes de notre époque. »
Le changement climatique affecte-t-il notre vie?
Nous étions inconscients de la réalité de la menace climatique sur notre vie, aveuglée par notre ignorance. Nous contribuons sans le vouloir au réchauffement de la Terre. Cette Terre qui est aussi la vôtre… Aujourd’hui, le changement climatique affecte ta vie et celle des habitants de votre ville. Autour de nous, beaucoup ignorent les conséquences de leurs activités quotidiennes sur l’environnement et la santé humaine. Il y a lieu de voir la carte du monde réchauffé sur Internet. Elle n’est pas rassurante, croyez-les. Il est important de le reconnaître que si rien n’est fait dans l’immédiat, nous allons bientôt devoir nous contenter de vivre sur une planète invivable ! Le plus alarmant, c’est qu’au lieu d’agir, nous perdons un temps non renouvelable à accuser les industries à cause de leurs fortes émissions de gaz à effet de serre pour ensuite croiser les bras. Et notre part de responsabilité dans le changement climatique ? Si nous vivons dans les pays non développés les moins industrialisés, nous contribuons aussi à émettre en grande quantité les gaz à effet de serre dans l’atmosphère par nous activités quotidiennes sans le savoir.
Certains pays sont dominés par un climat équatorial, et certaine de leur ville connaît une saison des pluies de neuf mois et une saison sèche de trois mois cas de la république démocratique du Congo.
Il y a lieu de le retenir d’ici là, les précipitations de pluies subir les effets du changement climatique suite à l’abatage des arbres qui jacées les grands artères de la ville de Kinshasa. Les climatologues congolaise le sont d’accord sur le fait que la ville vit actuellement une inquiétante évolution de son climat. Malheureusement, la réponse des populations, pourtant fortement affectées, est caractérisée par une inertie qui profite aux conséquences qui pourraient dépasser la capacité de réponse dans l’avenir.
Le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat a confirmé dans son rapport de 1995 la responsabilité des activités humaines dans les changements climatiques et préconisé les actions préventives alors que l’ignorance des impacts environnementaux de l’activité humaine et l’absence d’une réelle prise de conscience face à la menace climatique par les habitants, vont contribuent encore à la pratique des comportements favorables au réchauffement de la planète. Autre constat, la sous éducation des populations à la maîtrise des mesures d’adaptation et d’atténuation anticipatoires, priorité dans la lutte selon les climatologues, limite leur participation à la lutte contre le changement climatique.
Il y a moyen d’inverser cette situation afin d’analyser le schéma qui se présenterait. Deux principales conclusions ressortent de cette analyse. La première révéle qu’une population inconsciente des impacts négatifs que peuvent avoir sur l’environnement ses activités quotidiennes contribue sans le savoir au changement climatique. De plus, sa non éducation à l’application des mesures d’adaptation et d’atténuation la rend encore plus vulnérable et limite sa contribution à la lutte contre ce phénomène. La seconde conclusion est qu’une autre population consciente elle des impacts environnementaux de ses activités et informée sur le changement climatique, adoptera des comportements visant à prévenir ces impacts. Et au cas où elle est victime du phénomène, son éducation à l’application des mesures d’adaptation la fera contribuer de façon pratique à sa lutte. Voilà ce que vise à faire comprendre cette dissertation. Elle montre comment la connaissance des impacts environnementaux des activités humaines et l’éducation à l’application des mesures de prévention et d’adaptation, permettent non seulement de rendre un groupe social conscient de la menace climatique mais aussi de le faire contribuer de façon pratique à sa lutte. L’éducation à l’éco-citoyenneté des populations est une possibilité si nous voulons atteindre ces objectifs. La jeunesse de Yaoundé peut être le meneur d’une telle mobilisation pour la sauvegarde de la vie sur Terre. Elle en a la capacité.

Les idées forces : du Rapport sur le développement
dans le monde 2010

La réduction de la pauvreté et le développement durable demeurent des priorités
fondamentales à l’échelle de la planète.

Un quart de la population des pays en développement à moins de 1,25 dollar par jour pour vivre. Un milliard d’être humains n’ont pas accès à de l’eau potable ; 1,6 milliard n’ont pas l’électricité et 3 milliards ne bénéficient pas d’un assainissement adéquat. Un quart des enfants, à l’échelle des pays en développement, souffrent de malnutrition. Répondre à ces besoins doit rester au coeur des priorités des pays en développement et des sources d’aide au développement — sachant que le développement deviendra plus difficile du fait du changement climatique.

Pourtant, il faut prendre des mesures sans plus tarder pour face au changement climatique.
Celui-ci menace tous les pays, mais les pays en développement sont les plus vulnérables.
Selon les estimations, ceux-ci assumeront 75 à 80 % du coût des dommages causés par le
changement climatique. Un réchauffement de seulement 2°C par rapport aux températures de la période préindustrielle — soit le réchauffement minimum que le monde peut compter enregistrer — pourrait provoquer des réductions permanentes du PIB de 4 à 5 % en Afrique et en Asie du Sud. La plupart des pays en développement n’ont pas les capacités financières et techniques nécessaires pour gérer un risque climatique de plus en plus grave. Leurs revenus et leur bien-être dépendent également plus directement de ressources naturelles tributaires des conditions météorologiques. Et ils se trouvent en majorité dans des régions tropicales et subtropicales déjà exposées à un climat extrêmement changeant.

Il est peu probable que la croissance économique, à elle seule, puisse être suffisamment
rapide ou équitable pour contrer les menaces du changement climatique, en particulier si elle reste gourmande en carbone et accélère le réchauffement de la planète.
La politique climatique ne peut donc pas être présentée comme un choix entre la croissance et le changement climatique. En fait, les politiques intelligentes sur le plan climatique sont celles qui renforcent le développement, réduisent la vulnérabilité et financent le passage à des trajectoires de croissance sobres en carbone.

Un monde intelligent sur le plan climatique est à portée de main à condition que nous
agissions maintenant, ensemble et différemment :

• Il est essentiel d’agir maintenant, sinon des opportunités seront perdues et les coûts
augmenteront parce que le monde se sera engagé dans des processus à très forte intensité
de carbone et que les températures suivront des trajectoires à la hausse, pour l’essentiel irréversibles. Le changement climatique compromet déjà les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie et atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire.
Pour pouvoir maintenir le réchauffement aux alentours de 2° C au dessus des températures préindustrielles — le mieux que nous puissions probablement faire — il faudra mener une véritable révolution énergétique en déployant immédiatement les technologies à haut rendement énergétique et sobres en carbone qui existent déjà et en consacrant des investissements considérables à la prochaine génération de technologies sans lesquelles une croissance sobre en carbone ne pourra se concrétiser.
Il faut aussi prendre des mesures immédiates pour faire face au changement climatique et réduire le coût qu’il impose aujourd’hui aux êtres humains, aux infrastructures et aux écosystèmes et pour se préparer à des changements encore plus importants.

• Il est essentiel d’agir ensemble pour contenir les coûts et mener des efforts efficaces d’adaptation et d’atténuation. Il faudra, avant tout, que les pays à revenu élevé prennent des mesures drastiques pour réduire leurs propres émissions. Une telle réduction libèrerait de « l’espace écologique » au profit des pays en développement mais, surtout, elle stimulerait l’innovation et la demande de nouvelles technologies qui pourraient donc être déployées plus rapidement et à moindre coût sur une grande échelle. Elle permettrait également de Les idées forces du Rapport sur le développement dans le monde 2010 ix créer un marché du carbone suffisamment vaste et stable. Il est essentiel que ces deux effets se produisent pour que les pays en développement puissent se placer sur une trajectoire plus sobre en carbone tout en obtenant rapidement accès aux services énergétiques nécessaires à leur développement ; mais il faudra de surcroît que ces effets s’accompagnent d’un appui financier.
Il sera aussi nécessaire d’agir ensemble pour promouvoir le développement dans un environnement plus rude — la capacité d’adaptation des communautés ne sera pas à la mesure de l’intensification des risques climatiques. Et il sera essentiel de réunir un appui national et international pour protéger les groupes de populations les plus vulnérables par le biais de programmes d’aide sociale, pour mettre au point des mécanismes internationaux de partage des risques, et pour promouvoir l’échange de savoir, de technologies et d’informations.

• Il est essentiel d’agir différemment pour assurer un avenir durable dans un monde en mutation. Au cours des prochaines décennies, il nous appartient de transformer les systèmes énergétiques de la planète pour réduire de 50 à 80 % le volume total des émissions. Il faudra construire des infrastructures capables de résister à des conditions climatiques plus extrêmes.

Et il faudra accroître la productivité agricole et rationnaliser la consommation d’eau pour nourrir 3 milliards de personnes de plus sans compromettre davantage des écosystèmes déjà perturbés. Seule une gestion intégrée à grande échelle et une planification souple inscrites dans la durée permettront de faire face aux pressions croissantes exercées sur les ressources naturelles aux fins de la production de denrées alimentaires, de biocombustibles, d’hydroélectricité et de services d’écosystème tout en préservant la biodiversité et en maintenant les stocks de carbone dans le sol et dans les forêts.
Pour être robustes, les stratégies économiques et sociales devront prendre en compte les incertitudes croissantes auxquelles le monde sera confronté et renforcer l’adaptation à différentes évolutions climatiques — et non pas uniquement faire face « de manière optimale » aux conditions climatiques d’époques révolues. Pour être efficaces, les politiques devront donner lieu à des évaluations conjointes des actions de développement, d’adaptation et d’atténuation qui, toutes, font appel aux mêmes pools de ressources (humaines, financières et naturelles).

Il importe de conclure un accord climatique mondial équitable et efficace.

Un tel accord aurait pour effet de prendre en compte la diversité des besoins des pays en développement et des obstacles qu’ils rencontrent, de leur procurer l’aide financière et technologique requise pour relever les défis de plus en plus lourds du développement, de garantir que ces pays ne sont pas condamnés à ne bénéficier que d’une part réduite du patrimoine mondial, et d’établir des mécanismes dissociant le lieu des efforts d’atténuation des sources qui les financent.
L’augmentation des émissions sera essentiellement le fait des nations en développement, dont l’empreinte carbone actuelle est d’une faiblesse disproportionnée et qui doivent afficher une rapide croissance économique pour pouvoir faire reculer la pauvreté. Les pays à revenu élevé doivent fournir une aide financière et technique à la fois pour appuyer l’adaptation et pour promouvoir une croissance sobre en carbone dans les pays en développement.

Les financements consacrés à l’adaptation et à l’atténuation représentent actuellement moins de 5 % des montants annuels qui pourraient être nécessaires à l’horizon 2030, mais il sera possible de combler ce déficit en mettant en place des mécanismes de financement novateurs.

Le succès des efforts entrepris est tributaire de la modification des comportements
et de l’évolution de l’opinion publique.

Les particuliers, en leur qualité de citoyens et de consommateurs, détermineront l’avenir de la planète. Bien que de plus en plus de personnes soient informées du changement climatique et estiment que des mesures sont nécessaires, trop peu d’entre elles jugent cette question prioritaire, et beaucoup trop d’entre elles s’abstiennent de passer à l’action quand elles le pourraient. Le plus grand défi consiste donc à modifier les comportements et les institutions, en particulier dans les pays à revenu élevé. Il faudra réorienter la politique publique — au niveau local, régional, national et international — pour faciliter la poursuite d’une action privée et civique et en accroître l’attrait.

KIPUPILA NZA’KAY. LENDE