LANCEMENT DU CINQUANTENAIRE DE L’INDEPENDANCE DE LA RDC ET DU CENTENAIRE DE LA FONDATION DE LA VILLE DE BUKAVU

Ces deux jubilés constituent des événements historiques de grande importance pour la Renaissance et la Reconstruction dans laquelle est engagée la République Démocratique du Congo qui, à la lumière de son passé, a besoin de bras de tous ses fils et ses filles pour « bâtir un pays plus beau qu’avant, dans la paix, par le labeur».
Le centenaire de la ville de Bukavu, suite aux circonstances d’opérations de pacification, n’a pu être célébré en 2009.
Le cinquantenaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo quant à lui, focalise l’attention de toute la nation pour qu’au 30 juin 2010, les manifestations à organiser soient le bouquet final et le couronnement final de célébrations réfléchies, préparées et vécues dans le but de baliser la voie aux générations futures.
Pour la Province du Sud-Kivu meurtrie par des guerres, les viols, les tueries et l’insécurité, ces moments de rendez-vous avec l’histoire constituent des occasions bien opportunes pour réfléchir sur ce que nous voulons faire de notre beau pays et de notre merveilleuse ville.
Au niveau national, une coordination a été mise en place par le chef de l’Etat pour canaliser les initiatives des congolais et des congolaises pour la célébration du cinquantenaire.
Les autorités provinciales ont décidé de jumeler le centenaire de la ville de Bukavu avec le jubilé d’or de l’indépendance nationale.
C’est ainsi qu’avec l’accord de Monseigneur l’Archevêque de Bukavu et à la demande de son Excellence monsieur le Gouverneur de Province, le lancement de ces événements a été célébré le 04 janvier 2010, jour anniversaire des martyrs de l’indépendance.
En vue de préparer et de matérialiser ces jubilés, Monseigneur l’Archevêque a suggéré de mettre en place un comité d’initiative et d’organisation qui sera entériné, complété et structuré par l’arrêté du Gouverneur de Province.
Le samedi 02 janvier 2010, une séance de travail a réuni un premier noyau autour de Monseigneur l’Archevêque pour échanger sur le lancement.
Il s’agissait de madame le maire de la ville de Bukavu, ZITA KAVUNGIRWA, de Sylvain MASIRIKA, opérateur culturel et de l’Abbé Joseph GWAMUHANYA, Recteur de l’Université Catholique de Bukavu. Le ministre de la Culture, monsieur Vincent KABANGA s’est excusé.
Compte tenu de la contrainte de temps de préparation, ces deux activités ont été jugées suffisantes pour le lancement.
La célébration eucharistique a commencé à 09H30, le lundi 04 janvier 2010.
La cathédrale était pleine et beaucoup de fidèles ont participé à la messe à l’extérieur, faute de place.
Les prêtres à la suite de Mgr l’Archevêque étaient vêtus d’ornements liturgiques rouges, symbole du martyr. La messe était animée par la chorale diocésaine, vêtue aussi en rouge.
Le Gouverneur, son épouse, mme le questeur de l’Assemblée provinciale, les commandants de l’armée et de la police, quelques membres du gouvernement provincial et du cabinet du gouverneur ainsi que mme le maire de la ville étaient au rendez-vous.
Dans son homélie, Mgr l’Archevêque a rappelé les circonstances de l’obtention de l’indépendance et les incidents du 04 janvier 1959. Il a relevé les conséquences d’une mauvaise conception de l’indépendance où tout congolais est « chef » non pour se mettre au service de la communauté, mais pour des intérêts égoÏstes. Il a demandé aux participants de se mettre devant Dieu de qui vient tout pouvoir au service des autres. Seul Dieu peut nous aider à changer de comportement pour construire le bonheur céleste qui commence ici bas.
A la fin de la messe, la parole a été donnée à Mme le Maire, après les remerciements du Curé de la Cathédrale. Mme le Maire a invité l’assistance à la marche jusqu’au rond point « la flamme » où la suite des cérémonies leur sera expliquée.
Le Gouverneur de province a pris la parole pour appeler ses administrés à étonner le monde par un changement de comportement positif. Il les a appelés à aider mme le Maire au cours de cette année qui sera marquée par beaucoup de travail.
Il a présenté la célébration du cinquantenaire comme un cadre offert à la population, aux intellectuels, aux scientifiques, pour tirer profit des événements qui ont marqué l’histoire de notre pays en vue de la reconstruction.
Après la bénédiction finale, les fidèles auxquels se sont joints d’autres habitants de la ville ont marché vers le monument aux morts au rythme de la fanfare de la police nationale et des chants de la chorale diocésaine.
Deux temps forts ont marqué les cérémonies au rond point de Nyamoma :
1. le dépôt des gerbes des fleurs ;
2. la lecture de l’ordonnance présidentielle instituant le comité de coordination du cinquantenaire suivie de l’annonce de deux arrêtés que le Gouverneur de province va signer pour le comité provincial du cinquantenaire et du centenaire.
L’hymne national a été chanté au début et à la fin des manifestations qui se sont clôturées autour de 14H00.

Sylvain MASIRIKA