A quand la fin du déficit sécuritaire dans la ville de Bukavu

Mme Hadizatou Yacouba, Program Manager Team de ICCO Grands Lacs, a été victime d’un cambriolage à son domicile dans la nuit du 21 au 22/02/2011

Dans la nuit du 21 au 22 février 2011, Madame Hadizatou Yacouba, Program Manager Team de l’ONG ICCO Grands Lacs basé à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, a été victime d’un cambriolage à son domicile sis avenue La Corniche dans le quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda à Bukavu. Plusieurs biens ont été emportés par des voleurs non encore identifiés : une somme d’argent en dollars américains et en francs rwandais, 3 téléphones portables respectivement de marque Black Berry, Samsung et Nokia, deux ordinateurs portables dont un Toshiba encore neuf et un petit de marque HP Compact, quelques clés USB, 2 modem MTN, une carte bancaire électronique ainsi qu’un décodeur. Pourtant, dans l’enclos, il y a un chien et 3 gardiens.

Selon des informations recueillies auprès de la victime, celle-ci est rentrée hier 21 février 2011 dans son appartement qu’elle occupe elle-même vers 20H00. Comme à l’accoutumé, à son arrivée, elle a été accueillie par le gardien répondant au nom de Lague Kamanzi. Celui-ci a récupéré le sac de sa patronne et il a accompagnée cette dernière jusqu’au salon de l’habitation où il aurait déposé le sac contenant l’un des ordinateurs sur la table de la salle à manger. Puis, il se serait retiré pour vaquer à ses occupations à l’extérieur de l’appartement.

Mme Hadizatou s’est alors dirigée dans sa cuisine pour préparer sa nourriture puis elle est entrée dans la douche. C’est seulement, longtemps après qu’elle aurait fermé la porte du salon peu avant d’aller se coucher. Elle a juste pris un somnifère. Toute la nuit, sous l’emprise de son somnifère, la dame n’a rien suivi de ce qui s’était passé chez elle.

Le matin, en se réveillant, elle a remis la poubelle à son gardien pour qu’il en jette le contenu à l’extérieur. C’est à ce moment précis qu’elle a constaté la disparition du sac contenant l’ordinateur. Elle a alors demandé au gardien s’il l’avait déjà déposé dans le véhicule en prévision du départ de la dame au service. Le gardien a refusé. Pendant que les deux personnes cherchaient ce sac dans la maison, elles se sont progressivement aperçues de la disparition d’autres effets. C’est pendant ces enquêtes que les deux personnes ont également remarqué qu’il y a des empreintes boueuses des pas humains à partir du balcon arrière donnant sur l’une des chambres de la maison. La porte donnant à ce balcon n’était pas fermée à clé. Mais, curieusement, lesdites empreintes n’étaient pas visibles dans les autres pièces de l’appartement.

Au bout de toutes les recherches menées dans la maison, le bilan de ce cambriolage s’est présenté tel que susmentionné au premier paragraphe. Certains biens emportés étaient dans la chambre à coucher de la victime comme les téléphones portables. Les ordinateurs emportés ainsi que les autres biens étaient au salon.

Mais ce qui est surprenant, c’est que personne n’a vu le (s) présumé (s) voleur (s) et ni ne sait le moment où le vol a lieu ? Seule une enquête menée par des professionnels peut permettre d’établir la vérité et les responsabilités.

Selon un autre habitant de cette avenue rencontré sur le lieu du crime, ce n’est pas la première fois que de tels vols sont commis dans le milieu. Il y a une semaine, des voleurs sont entrés à deux reprises chez lui, à moins d’un kilomètre de la résidence de madame Hadizatou. Ils ont emporté un lecteur, un décodeur, des câbles et un fût.

L’opinion se souviendra que dans la nuit du 07 au 08 juin 2010, à quelque 500 mètres de chez Mme Hadizatou, sur l’avenue du Plateau à Nguba, l’Honorable Emmanuel Lubala Mugisho, Président de l’asbl Héritiers de la Justice, a été également attaqué par des bandits à main armée et en tenue civile Ils ont tenté de tirer sur lui à 3 reprises mais avec la grâce de Dieu, ils lui ont laissé la vie sauve. Avant de se retirer, ils ont pris une forte somme d’argent et ont tabassé monsieur Jean-Claude Birindwa, agent à Héritiers de la Justice, qui vit sous son toit.

Tous ces actes montrent qu’il y a un déficit de sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu lorsque des avenues jadis réputées sécurisées commencent à faire l’objet de telles secousses. Leurs présumés auteurs violent les droits de propriété et les actes de brigandage qui les accompagnent constituent une atteinte à l’intégrité physique. Ils énervent ainsi les dispositions de plusieurs textes juridiques tant nationaux qu’internationaux que la RD Congo a ratifiés.

C’est pourquoi, l’asbl Héritiers de la Justice en appelle au sens de responsabilité des autorités tant administratives que policières et militaires au niveau de la province du Sud-Kivu en général et à celui de la ville de Bukavu en particulier.

L’association demande à l’Inspection provinciale de la Police de mener une enquête sans complaisance autour de ce qui vient de se passer chez Madame Hadizatou de manière que tous les suspects dans cette affaire soient déférés devant la justice. Cela permettra de tirer cette affaire au clair et de condamner à juste titre les présumés auteurs de ce cambriolage abracadabrant. Sinon, le peuple sera en droit de se prendre incessamment en charge.


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