Inventaire de la justice populaire par le CEADHO en territoire d'Uvira

CENTRE POUR L’EDUCATION, ANIMATION ET DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME, EN SIGLE CEADHO
TELEPHONES : +243994288347
EMAIL :yvesceadho@yahoo.fr

RAPPORT SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS CAS SPECIFIQUE DE LA JUSTICE POPULAIRE EN TERRITOIRE D’UVIRA AU SUD-KIVU EN RDCongo

33, Avenue des Pionniers, Quartier Kimanga, Uvira / Sud-Kivu
République Démocratique du Congo
BP: 499 Bujumbura I/Burundi
Télephones: +243 85 379 77 91/+243 99 42 88 437
Emails: yvesceadho@yahoo.fr
COMPTE BANCAIRE: 701- 1357-801-18/IBB-BDI
RAPPORT SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS CAS SPECIFIQUE DE LA JUSTICE POPULAIRE EN TERRITOIRE D’UVIRA AU SUD-KIVU EN RDCongo

INTRODUCTION

En l’espace de six mois, plus de onze cas de justice populaire ont été enregistrés en Territoire d’Uvira, sans compter les cas de tentative de ce genre. Le motif a toujours était soit, venger les personnes mortes brutalement à la suite de courtes maladies mais dont l’origine soupçonnée est la sorcellerie dans le chef des populations ouviroises, soit venger les personnes assassinées par les voleurs à mains armées.
Dans ces deux hypothèses, les victimes de cette vengeance ont toujours étaient respectivement les vieux/vielles présumés sorciers ainsi que les présumés voleurs à mains armée. La principale cause serait le dysfonctionnement de l’appareil judicaire en RD Congo en général.

1. CAS DE KIMANGA EN CITE D’UVIRA (AV.KABUNGULU 2)
En date du 09/02/2011 dans le quartier Kimanga, AV. Kabungulu la maison étant donné la dégradation de son état de santé. vers 12 heures, la Mlle Godelive SHABANI âgée de 15 ans et élève en 2ème cycle d’orientation à l’institut Kazima s’est rendue à l’école avec l’air malade, mais vers 15 heures, elle a dû retourner à Aussitôt arrivée, elle a fait appel à certains serviteurs de Dieu afin d’intercéder pour elle mais sans succès. C’est ainsi qu’elle fut dépêchée au centre de Santé ‘DON DIVIN » juste au couchée du soleil elle rendit son âme vers 18 heurs.

Devant cet état de choses, les membres de sa famille réunis en conseil n’ont pas accepté ce décès, lequel serait d’après eux, de la grand–mère et de l’oncle de la victime respectivement Mme MULIBINGE et monsieur MWICHWA.
Par suite de fortes pressions exercées sur ces derniers, l’oncle MWICHWA aurait affirmé n’avoir pris que l’ombre de la défunte qu’il lui a déjà remis mais c’est une autre dame voisine qui garderait encore l’âme (esprit) de la défunte. Cette troisième présumée sorcière a échappé de justesse pour trouver protection au District de la Police, la grand–mère et l’oncle ont subi la rigueur de la vengeance pour être lapidés et morts à 23 heures en cours de chemin alors qu’on les amenait bras ligotés à un endroit où ils devraient être brûlés vifs.
Ce sont les membres de la famille associés aux jeunes du quartier qui ont tué ces gens dans le but de se rendre justice. Il y a eu une descente qui a été faite par les autorités y compris le procureur mais jusque là le dossier demeure sans suite.
2. CAS DE KASENGA EN CITE D’UVIRA
En date du 13 février 2011, vers 2 heures du matin, dans le Quartier Kasenga, avenue de la Gombe, non loin de la Station GINKI, un groupe de Voleurs à mains armées fait irruption dans le domicile de Monsieur WANGILI KABWE âgée de 35ans connu sous le nom de LIBENDE, commerçant des pièces de rechange des motos. Ils ont troué le mur de la maison en briques cuites pour s’y introduire.
Aussitôt pénétrés dans la maison, les criminels ont trouvé le propriétaire et lui ont dit : « Nous sommes envoyés pour mettre fin à ta vie ». La victime a supplié les auteurs de prendre une somme importante d’environ 10.000$ et autres biens de valeur, mais en vain. La victime a tenté de se défendre en sauta sur l’un des assaillants. Ces derniers lui tirèrent une balle et il tomba raide subitement apportant les 10.000 dollars et autres biens de valeurs.
Après cet acte ignoble, les assaillants se sont volatilisés dans la nature. La victime a laissé une veuve enceinte et 5 enfants dont le plus âgé a 6 ans. Les jeunes en colère ont pris la décision de se rendre justice en se vengeant contre le présumé Réseau des criminels résidents dans le Quartier Kakombe, Kasenga, Rombe I et Rombe II en ville d’Uvira au Sud-Kivu en RDCongo.
Aux environs de 6 heures du matin, un mineur de 16 ans appelé LELE résidant au Quartier Rombe II, avenue du 24 Novembre et membre présumé du Réseau, s’est présenté au deuil pour compatir avec la famille éprouvée habitant au Quartier Rombe I, avenue de la cité, il fut rapidement suspecter d’informateur puis arrêté directement par les jeunes du quartier. La victime après interrogatoire musclé, va dénoncer un autre membre du Réseau répondant au nom de NZIGO FATAKI Alias Rasta âgé de 48 ans. Ce dernier va à son tour conduire la foule au domicile du présumé président du Réseau surnommé KIVURUGA MULOLWA, domicilié sur l’avenue Lenghe III, dans le quartier Kakombe. Il semble que s’est ce dernier qui conservait tous les biens de valeur volés régulièrement par le groupe. C’est à son domicile où les présumés criminels aurait organisée des réunions.
Tous les trois ont été soumis aux tortures intenses, tués aux armes blanches (pierres, machettes, gourdins, etc.), puis étalés sur trois matelas et finalement brûlés vifs avec tous les biens de valeur trouvés dans les deux maisons du présumé président du Réseau (Générateur, habits, Poste Téléviseur, Magnéto, Vélo,…). Les deux maisons du président ont été complètement démolies.
Deux jeunes hommes ont pris le courage de manger des morceaux de chair humaine. Monsieur MUZUNGU, pêcheur de son état a mangé la chair de NZIGO FATAKI tandis que qu’un autre a mangé la chair de KIVURUGA MULOLWA qu’il accusait d’avoir tué antérieurement l’un de ses frères. Certains membres de la famille affirment avoir vu ce jeune homme empocher un autre morceau de la chair humaine de KIVURUGA. Malheureusement, il sera cogné par un véhicule quelques minutes plus tard sur la route n°5.
Mr VENKE OMBENI, fut aussi attrapé à Kavimvira fut conduit à Mulongwe où il a été brûlé vif près de l’usine de la REGIDESO en présence d’une foule immense des spectateurs. Le présumé JIMMY, originaire de Luvungi–Kamanyola s’est échappé de justesse. La voiture qui faciliterait les opérations de vol a été incendiée par les manifestants au bord de la rivière Mulongwe. Deux autres personnes soupçonnées criminels ont réussi à s’échapper. Il s’agit de KAYOGA et MASTA qui auraient fui vers le territoire de Fizi. Cinq autres présumés criminels ont été conduit au cachot de la PNC District du Lac Tanganyika pour leurs détentions préventive. Un seul à l’ANR et un autre répondant au nom de BIENVENU OMARI fut interné à l’HGR/Uvira suite aux blessures reçues.
Les autorités politico-administratives, policières et militaires gardent un silence devant tous ces actes de la justice populaire infligés à la population de cette entité administrative jusqu’aujourd’hui. Nous ne savons pas si ces 4 présumés criminels tués seraient les auteurs du meurtre de feu WANGILI KABWE LIBENDE. Nous attendons les résultats des enquêtes en cours menées par la police, car par le passé, des corps sans vie ont été ramassés au bord du lac Tanganyika dans le quartier Kakombe avec des traces d’étranglement, mais les enquêtes n’ont jamais révélé les auteurs de ces crimes.
3. CAS DE KIBONDWE A KASENGA EN CITE D’UVIRA
Ce lundi 14 Mars 2011 vers 7 heures du matin, trois présumées sorcières viennent d’être tuées et brûlées par les jeunes en colère au quartier Kibondwe, avenue Mushule, N°66.
La fille de Mr KIRUNGUZI RUSOMEKA Alias « KWENDA BABE » se
Trouverait malade et serait internée dans une maison de prière à Kakungwe. On aurait appris à Mr KARUNGUKI que c’est sa propre mère, madame APENDEKI NAKABWALI résident au quartier Mulongwe, avenue de l’authencité qui airait jeté un mauvais sort à sa fille. Déçu des soupçons répétés de sorcellerie qui pèsent sur sa mère et convaincu de la volonté manifeste de cette dernière d’attenter à la vie de sa progéniture, Monsieur KIRUNGUZI RUSOMEKA Alias « KWENDA BABE », décide de mobiliser les jeunes en colère et d’enlever sa mère à Mulongwe pour la conduire au quartier Kasenga, avenue Kisangani, où il réside avec sa famille. La foule en colère emprunte la route située au versant des escarpements qui surplombent le quartier Kakombe (cette route est appelée KIBARABARA). En cours de route, traumatisée et tabassée, madame APENDEKI NAKABWALI citera et indiquera les habitations des autres présumés sorciers avec lesquels elle collaborerait. Plusieurs maisons et biens seront démolis et où brûlés par les manifestants qui, finalement, atterriront au quartier Kibondwe, avenue Mushule, n°66 où ils attraperont Mr FITINA BARAMUZIFO et son épouse CATHERINE MBOMBOYE, présumés aussi sorciers.
A la meme date et meme jours au quartier Kakombe, No 66 Av Mushule à Kibondwe, trois personnes ont été abattues aux armes blanches et leurs corps ont été brulés. Il s’agit de : Mme APENDEKI NAKABWALI, Mr KIRUNGUZI RUSOMEKA Alias « KWENDA BABE ». Mr FITINA BARAMUZIFO âgé de 69 ans et son épouse madame CATHERINE MBOMBOYE âgée de 65 ans. ce couple avait laissé 9 orphelins et plusieurs petits fils.
Les trois maisons et plusieurs biens brûlés appartenant au couple FITINA et CATHERINE .
Sur l’Av.Bajoba No 36, dans le quartier Kakombe à Kibondwe, la maison et plusieurs biens appartenant à Mr MODESTE NAMUGANDIKA et son épouse NAMUSHERO NEEMA suspectés tous deux de sorcellerie. Ces deux derniers ont eu la vie sauve grâce au fait qu’ils s’étaient rendues très tôt aux champs. D’ailleurs leur sort reste jusqu’ici incertain car les jeunes en colère les ont suivis aux champs.
Une maison appartenant à Mr SEKIRANYA KWIBE et son épouse Sur l’avenue LUKULA, n° 158, dans le quartier Kakombe la maison de madame NGENGEZA KINDAKABWA Régine, cultivatrice et veuve de feu SAHIRA, accusée de sorcière. S’est vue tous ces biens consummés par lees jeunes en colère.
Sur l’avenue NAKYOYA, dans le quartier Kakombe cinq autres maisons appartenant à dames NZIBIOJE RODA, MWAMINI NAMUSIGINDU et ELISHA NAKAHINI, présumées sorcières étaient également consommées
Sur l’Av. Appolo, quartier Mulongwe, la maison du pasteur KICHEMBO de la 8ème CEPAC fut brûlée. Sa femme était aussi soupçonnée d’etre sorcière.

1. CAS DE KILIBA AU NORD DE LA CITE D’UVIRA
En date du 28/03/2011 à la suite d’une mort subite d’un enfant dans le quartier Kavunge, la dame KALUHYA SIYANGU KADETWA âgée de 57 ans a été pointée du doigt par les parents du défunt que c’est elle qui l’a tué du fait de sorcellerie. Quatre jeunes qui résidaient chez la veillée maman ont décidé de l’enlever de son domicile vers 22 heures et l’on conduite au cimetière où ils l’ont torturée puis lui coupa sa tête en présence d’une foule de plus au moins 50 personnes qui les ont suivis. Les noms de quatre personnes sont :
- KULIMU BITOZATOZA, MARAMBI KAHAMO, KASHOSHI et ZAWADI

4. CAS DES KALONGE EN MOYENS PLATEAUX D’UVIRA
La localité de Kalonge se trouve dans les moyens plateaux de Kalungwe chefferie de BAVIRA, la protection des civiles reste jusqu’ici hypothetique car la situation sécuritaire ne pas effective ces temps, dans la nuit du 10 au 11/05/2011 aux environs de 00h10’ les hommes armés non autrement identifiés ont tué par balle Mr KIFUNGA BITASIRA Ezéchiel âgé de 69 ans et blessé son épouse Machozi âgée de 47 ans.
L’événement à eu lieu lorsque ces hommes armés ont forcé la porte de la case où dormaient les deux personnes qui ont de tirer à bout portant sur le mari au niveau du thorax, la même balle avait atteint la femme au sein gauche après avoir traversé la poitrine de son mari qui a succombé sur le champ mais la femme fut transférée à l’hôpital Général d’Uvira pour des soins appropriés. Signalons que des sources concordante ont indiqué que cet homme serait assassiné parce qu’il serait auteur de la mort de son gendre par sorcellerie en 2009.
6. CAS DE KIGONGO A 6 KM AU NORD DE LA CITE D’UVIRA
Deux femmes dont FATUMA MAFUA âgée de 68 ans et RENDEZA KASIBU âgée de 60 ans toutes deux domiciliaires de Kigongo en groupement de Kalungwe ont été victimes d’une justice populaire.
Cet incident a eu lieu lorsque les jeunes en colère ont apris la mort subite de SIFA ALPHONSINE âgée de 22 ans mariée à Katongo dans le même groupement, ont décidé de récupérer toute ces deux victimes présumées sorcières en date du 10/05/2011 à 17h30’dont la marâtre de son mari et une autre femme qui a été cité par cette marâtre. Nous déplorons la lenteur de la police qui, depuis 14 heures a été contactée mainte fois par des personnes intéressées étant donné que ce comportement a été interdit par le pouvoir publique en place, cette attitude qualifiée de « non assistance à la personne en danger » dans les chefs de la PNC mérite un suivis particulier. Malheureusement la Police Nationale Congaise est arrivé à Katongo à 20h01’ (six heures plu tard) et des coups de feu retentissaient dans les collines surplombant les deux localités (Kigongo et Katongo) dont ont ignore les auteurs. C’est en date du 12/05/2011 à 17h04’ le parquet a autorisé l’inhumation de ces deux corps. Nous réclamons urgemment une action judiciaire car les commanditaires de cet incident sont connus par les autorités.
7. CAS DES HAUTS PLATEAUX D’UVIRA
Villages: Tchanzovu, Nabwengwe, Birimbi, Tahiro, Mugogo, Bijombo I
Les pygmées vivant dans les villages précités font objet de chasse à l’homme depuis le 03 mai jusqu’à ce jour par certaines communautés vivant dans ces lieux se vengeant contre les Maï maï du groupe Mupekenya dominé par la communauté pygmée.
92 maisons ont été incendié dans 9 villages pour avoir chassé le groupe MUPEKENYA (qui est un groupe armé dominé par les pygmés qui violaient, pillaient, extorquaient,…) dans ces village des hautes plateaux d’Uvira au du Sud-Kivu en RDCongo. La population Banyamulenge et Bafuliro s’est soulevé pour se rendre justice et en incendiant les maisons des pygmées, c'est-à-dire les Mupekenya et leurs complices.
Plusieurs abris des pygmées ont été incendiés par les jeunes en colère de ces communautés précitées, 12 à Murara, 15 à Kamiro, 13 à Bizigira, 14 à Nabwengwe, 7 à Nyakirango/Maheta, 10 à Masango, 6 à Birimba, 8 à Mukumba et 7 à Mikungubwe ; au total 92 maisons des pygmées incendiées.
Cette tension, a fait aussi 2 blessés du côté des jeunes Banyamulenge et un blessé du côté Pygmé de groupe Mai mai Mupekenya .
Du 3 au 7 mai 2011, six éléments Maï maï Mupekenya ont été arrêtés par la population civile (jeunes banyamulenge, bafuliru et banyindu), trois d’eux ont été conduits au 4422e bataillon /FARDC à Muranvya pour être auditionnés.
Comme si cela ne suffit pas, ils envisagent incendier autres 7 abris appartenant aux pygmées de Muranvya.
Aussi faut-il ajouter que la plupart des biens pillés par les Maï maï Mupekenya se retrouveraient dans les abris des pygmées que l’on a calcinés.
Cette situation a provoqué le déplacement d’environs 110 pygmées (hommes, femmes et enfants confondus) de ces villages sus cités vers la forêt d’Itombwe, le village de Kyamafuno en groupement de Kigoma, et dans le moyen plateau de Makobola I à Kamba.
Il ya des plaintes des membres de la famille de certaines personnes qui ont été tuées mais le dossier demeure sans suite.
8. CAS DE KABUNAMBO EN PLAINE DE LA RUZIZI AU NORD DE LA CITE D’UVIRA
A Kaberagule dans le groupement de Kabunambo ; Mme jacqueline, âgée de 50 ans soupçonné sorcière a été victime d’agression par des inconnus qui l’ont tiré une balle sur l’épaule dans la nuit du 27/ 01/2011. Elle a été hospitalisée à l’hôpital Général de Référence d’Uvira

9. CAS DE MAKOBOLA I A 12 KM AU SUD DE LA CITE D’UVIRA
En date du 12 Mai 2011, Mme CHARLOTTE BIANGWA a eu un rêve que Mr KAWAYA l’a envoyé un serpent. Le matin, elle a informé ses proches de ce qu’elle a rêvée la nuit et après elle est partie au champ.
En date du 13 le lendemain, lorsqu’ ‘elle s’est retrouvée aux champs, le rêve s’est concrétisé. Elle a été conduite à l’hôpital et elle y a rendu l’âme quelques heures après.
Le 14 Mai 2011, les groupes de jeunes ont récupéré Mr KAWAYA, il a été tabassé jusqu’à ce qu’il a rendu l’âme. Son frère qui était venu le rendre visite a voulu intervenir pour qu’on puisse laisser son frère, on l’a récupéré aussi et on l’a assommé. Après les jeunes ont pris leur corps et les ont brulé. Ces deux Mr qui ont été assommé étaient tous de déplacés de LEMERA et KILIBA.

10. MENACE DE JUSTICE POPULAIRE A KILIBA/HONDES
En date du 20/5/2011, une dame appelé Mama BATATU a reçue un tract qui a été écrit en date du 09/01/2011, dans lequel on cité 4 mamans qu’on va tuer pour être soupçonné des sorcières. Mama BATATU est responsable de GENRE/ FEMME ET FAMILLE à Kiliba. Mama REHEMA qu’on avait accusé de sorcière suite à une personne qui était décédée à Kiliba au mois de Férvier passé. On a demandé à Mama REHEMA d’amener des chèvres pour réparer le préjudice qu’elle a commis et chaque jour elle était dérangée. On avait dit à Mama REHEMA d’informer Mama BATATU qui est responsable du Genre et Famille dans le milieu. Pour couvrir cette maman, Mama BATATU a demandé à Mama REHEMA de leurs répondent qu’elle a déjà remis cette chèvre à Mama BATATU pour qu’on ne la dérange plus.
Et depuis lors personne n’est venu réclamer cette chèvre auprès de Mama BATATU. C’est sur base de ça qu’on a déduit qu’elle est aussi sorcière parce qu’elle a protégé Mama REHEMA. En plus de cela elle est en conflit avec les autorités sur place pour avoir dénoncer les actes de tracasseries qui sont faits par ces autorités en place.
Mama BATATU est venue se plaindre auprès de l’Administrateur du territoire d’Uvira.
ACTIONS DEJA ENTREPRISES PAR LA SOUS COMMISSION AD HOC DE JUSTICE POPULAIRE A UVIRA
- Notre organisation en collaboration avec d’autres organisations de la société civile avait échangé avec Mama BATATU l’a demandé de ne plus retourné à Kiliba tant que les autorités n’ont pas encore assuré sa sécurité, parce qu’elle était partie au deuil de maman ZITA KAVUNGIRWA l’ex Maire de la ville de Bukavu à Bukavu.
- Notre organisation en collaboration avec la commission ad hoc de justice populaire et la MONUSCO a contacté l’Administrateur du territoire, il avait promis qu’il va échanger avec le chef de cité de Kiliba à propos du dossier
- Notre organisation en collaboration avec la commission ad hoc et la MONUSCO ont fait le suivi de ce dossier, auprès de l’Administrateur du territoire qui a demandé au chef de cité de Kiliba d’assurer la sécurité de Mama BATATU et les autres personnes citées et qu’au cas où il arriverait quelque chose à ces 4 mamans, il sera responsable.
11. CAS DE KATOGOTA EN PLAINE DE L A RUZIZI AU NORD DE LA CITE D’UVIRA
En date du 4 Juin 2011 vers 23 heures, Mr Shukuru Malumalu âgé de 22 ans domicilier de Katogota en plaine de la Ruzizi, ce dernier était dans la maison voulant d’une femme mariée pour y passée selon leur convention avec cette dame, qui est mariée et son marie pouvait passer la nuit dans la maison de la première femme, elle est la deuxième. Le mari de la femme informé avait crié au secours aux voisins, Mr Shukurula voulant se sauver s’est vu intercepter par une foule en colère qui l’avait tabassé à mort jusqu'à ce qu’il a perdu connaissance.
Les hommes de bonne volonté lui ont transféré a l’hôpital de LEMERA, il succomba le 8 Juin de cette année.

CAS PENDANT DEVANT LA JUSTICE
Notre organisation en collaboration avec La commission Justice populaire et autres intervenants a fait le suivi d’un cas pendant au niveau du parquet d’un Mr KASIBU SAIDI de MAKOBOLA qui est arrêtée pour avoir livré son épouse et sa belle fille auprès des jeunes pour les avoir soupçonnées des sorcières. Mr SAIDI a été transféré à la prison centrale d’Uvira. Nous avions échangé avec le magistrat instructeur du dossier, ce dernier nous a révélé que les membres de la famille de SAIDI sont entrain de solliciter la mise en liberté provisoire. Le magistrat instructeur nous a confirmé qu’un mandat d’amener a été envoyé aux présumés auteurs mais jusque là on n’a pas encore vu ces gens. Le magistrat nous a rassuré que tant qu’il n’aura pas mis les mains sur les présumés auteurs, Mr SAIDI ne sera pas libéré de la prison centrale.

11. NOUVEAU CAS DE KALUNDU EN CITE D’UVIRA
En date du 5/06/2011 sur l’Avenue du port à Kalundu, la dame SUZANE ASENDE a été morte lors de l’accouchement de son huitième enfant au centre de santé de l’état de Kalundu. Le matin 6/6/2011, les jeunes ont demandé à toutes les femmes de sortir dans la maison ou’ il y avait le deuil et ils ont ciblé deux mamans comme sorcières en la personne de MAONESHO KATULWA ET JEANETTE. On a récupéré Mme JEANETTE MATABARO, qui a été tabassé et brulé à l’entrée du port au vu et au su de tout le monde et même certains éléments de la force navale communément appelé marins étaient sur le champ. Heureusement pour la maman Mr l’Abbé JACQUES Bulambo de la CDJP avec le président des jeunes de Kalundu ont sauvé cette maman et l’ont amené à l’hôpital général. Après avoir commis ce forfait ils sont partis chez la deuxième maman qui a été ciblé qui restait chez le chef d’avenue Mr MABANGA FERUZI et qui est le mari de sa fille. Ils ont commencé à réclamer la maman qui était déjà enfermé dans la maison sinon ils vont brûler la maison. Heureusement le chef d’avenue à appeler les autorités pour intervenir, on a envoyé les policiers qui ont sauvé cette maman (la police de groupe mobile d’intervention). Jusqu’à la date du 7/6 /2011, la maman se trouve toujours entre les mains des policiers pour sa sécurité.
ACTIONS DEJA ENTRPRISES
- Notre organisation est partie voir la maman au niveau de la police pour échanger et voir si elle reconnaissait quelques jeunes qui le menacent, malheureusement la maman nous a informés qu’elle ne sait même pas pourquoi la police l’a amené là bas.
- Nous sommes rendus sur le terrain à Kalundu avons identifié quelques noms de ces jeunes seraient auteurs de cet incident malheureux pour que la justice fasse son travail.
- En date du 9/06/2011, nous avions pris contact avec le substitut du procureur de la République pour lui remettre les noms des présumés auteurs pour mettre la main sur eux. Sur le champ, il a dressé un mandat d’amener de ces 4 présumés auteurs.

2. Recommandations
 Que l’appareil judiciaire fasse son travail en identifiant les vrais auteurs de tous ces incidents malheureux pour qu’ils soient déférés devant la justice

 Nous interpellons la police d’user son influence pour détecter Mr KIRANGUZI RUSOMEKA, et pour qu’il soit arrêté et sanctionné conformément à la loi

 Que des sensibilisations soient organisées au sein de nos communautés sur les conséquences de la justice populaire et de cesser cette mauvaise situation malheureuse qui risquerait de punir les innocents.

 Que l’Etat Congolais réhabilite son appareil judiciaire en dotant des matériels approprié pour exercer convenablement son rôle

 Que les bailleurs de fonds et autres personnes de bonnes volontés puissent venir en aide, en soutenant les organisations des droits humains pour qu’elles puissent pérenniser leurs actions sur le terrain.


Lien Internet suggéré

Brève description du lien

CENTRE POUR L’EDUCATION, ANIMATION ET DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME, EN SIGLE CEADHO TELEPHONES : +243994288347 EMAIL :yvesceadho@yahoo.fr