MEETING DU M23, LES AGRESSEURS DEFIENT LE PRESIDENT, LA CIRGL ET LA MONUSCO

Après changement de sa dénomination, le M23 (actuel ARC : Armée Révolutionnaire Congolaise), vient de tenir un meeting public. Lundi 22 octobre courant, les rebelles ont barricadé toutes les routes et intercepté les paysans de RUTSHURU, KIWANJA et KINYANDONI qui tentaient d’aller au champ. Cela, au motif que l’autorité aura à entretenir tous ses administrés. Les activités y étaient paralysées presque toute la journée, car la participation au meeting populaire ainsi que les applaudissements lors de discours étaient obligatoires. Le message du M23 s’articulait sur 4 points :
-Premièrement, le M23 annonce au public le changement de sa dénomination. Sans expliquer si les revendications liées au 23 mars étaient déjà sans objet, les Responsables du Mouvement annoncent qu’ils passent du M23 à ARC. ;
-Deuxièmement, la rebellion exige la démission du Chef de l’Etat Joseph KABILA et met à garde la MONUSCO contre toute ingérence dans les affaires de la RDC ;
-Troisièmement, l’ARC déclare la poursuivre avec la guerre, proclame le Colonel MAKENGA SULTANI comme Général, Chef d’Etat-major général (assisté du Colonel BODUIN). Il aura la mission de poursuivre la guerre et combattre la Force Internationale Neutre, en cas où celle-ci ose l’éradiquer ;
-Enfin, le M23 /ARC soutient que le Président KABILA sort fautif et perdant dans tous les sommets organisés au sujet de la crise actuelle. Pour ce mouvement, si les FARDC ne le combattent plus aujourd’hui, c’est par ce que la CIRGL, l’ONU le leur demande ayant tout compris du jeu.
La Coordination de la Société Civile considère de très graves, d’inadmissibles pareilles déclarations qui bradent la souveraineté de l’Etat et qui défient de manière permanente l’Autorité en place. Elle dénonce le complot délibérément entretenu par le RWANDA et l’OUGANDA déterminés à poursuivre leur agression à travers cette étiquette (M23 ou ARC).
Notre Structure attire l’attention des autorités sur les informations faisant état de la prochaine proclamation d’une République par l’ARC, avec un Président dont le Chef d’Etat-major vient d’être présenté au public de RUTSHURU.

Ville de GOMA : LA SOCIETE SALUE LA DECISION DE FERMETURE DE LA FRONTIERE AVEC LE RWANDA
Le Gouvernement Congolais vient de décider de la fermeture de la frontière Congolo-rwandaise pour 12h, chaque jour à partir de GOMA. Cette fermeture interviendra entre 18 et 6h à dater de lundi 22 octobre 2012. C’est le Gouverneur de Province, Julien PALUKU KAHONGYA qui vient de l’annoncer.
L’autorité Provinciale annonce que c’est pour des raisons sécuritaires que le pouvoir a décidé ainsi, en vue de renforcer la sécurité au chef-lieu de la Province.
La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu salue cette décision dans la mesure où elle peut contribuer tant soi-peu à la sécurité de GOMA et ses environs. Notre structure est convaincue que nombreux bandits, militaires et gangs armés qui déstabilisent cette ville s’organisent à partir du Rwanda et franchissent la frontière pour insécuriser la RDC. Après leurs forfaits, ils y rentrent nuitamment pour y trouver cachette et protection.
Les Forces Vives du Nord Kivu sont persuadées que l’insécurité en ce lieu résulte aussi de la mauvaise gestion des frontières, les services de sécurités frontalières étant inefficaces ou infiltrés aux heures de nuit. A ces heures, les criminels étrangers (M23 et alliés) entrent et sortent à leur gré.
Considérant que cette mesure sera délimitée dans le temps, la Société Civile émet le vœu de voir la décision tenir compte de l’évolution du contexte. Elle rappelle qu’obligation devait être faite aux Fonctionnaires de l’Etat habitant GISENYI (au RWANDA) à revenir à GOMA, étant donné qu’ils échappent à la vigilance de la puissance publique après leur traversée. Ce qui laisse croire que nombreux d’entre eux sont infiltrés et œuvrent à la solde de l’agresseur.

La Coordination Nationale de l'ONG de Promotion,Protection et Défense des Droits Humains HUMAN RESCUE/DRC,en Partenariat avec la Société Civile du Nord Kivu.