TEP SUR LE DROIT A L'EDUCATION : UN PROJET DE LOI SUR LA GRATUITE EFFECTIVE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE EN RDC

UN PROJET DE LOI SUR LA GRATUITE EFFECTIVE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE EN RDC L’UNE DES RECOMMANDATIONS DE LA TRIBUNE D’EXPRESSION POPULAIRE SUR LE DROIT A L’EDUCATION EN RDC ORGANISEE PAR L’ACVDP
A L’Initiative de l’Action Contre les Violations des Droits des Personnes Vulnérables (ACVDP) en partenariat avec le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa et la Maison de la Laïcité de Kinshasa, une tribune d’expression populaire sur le droit à l’éducation a été organisée le vendredi 22 novembre 2013 dans la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. Cette activité s’inscrit dans la cadre des journées internationales de lutte contre les abus faits aux enfants et des droits de l’enfant célébrées respectivement le 19 et 20 novembre de chaque année.
Cette Tribune poursuit les objectifs ci-après :
 Échanger les informations sur l’accès et la qualité de l’éducation
 Partager les expériences sur le rôle de la société civile dans le plaidoyer en faveur du respect des droits de l’enfant
 Proposer des solutions et recommandations pour que le droit à l’éducation soit une réalité et non un slogan en RDC
Sous la Modération de Monsieur Roger Muibou de la Société civile et conformément au programme de la journée, la tribune a été introduite par présentation du programme officiel devant un public de plus de 166 participants représentants toutes les couches de la population entre autres les partis politiques, les associations et communautés de base, les parents, les fonctionnaires, les jeunes, les femmes, les organisations nationales et internationales, les ambassades, etc…..
Tout à commencer par le mot de partenaire, prononcé par Monsieur Robert de la Maison de Laïcité qui a loué l’initiative de l’activité qui est en rapport avec les objectifs poursuivis par son institution.
Quant au mont de circonstance du Président de l’ACVDP, celui-ci a mis l’accent sur les droits de l’enfant en général et du droit à l’éducation en particulier, La République Démocratique du Congo est l’un des pays le plus pauvre au monde puisque plus de 70 % de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. Une grande partie de la population vit donc avec moins de deux dollars par jour. Le revenu national brut par habitant s’élève à 160 dollars par an. Ce tableau sombre caractérise les Principaux problèmes rencontrés par les enfants en République Démocratique du Congo notamment les violations du droit à la santé, au loisir, à la participation, à l’éducation.
Quant à l’éducation
L’enseignement primaire en RDC n’est pas gratuit. Les coûts de scolarité sont presque aussi élevés que le revenu par habitant, de ce fait très peu d’enfants sont scolarisés.
Parmi les adultes, plus de la moitié de la population n’a jamais été scolarisée ou n’est pas allée au-delà du cycle primaire. Seuls 50% des enfants de 6 à 11 ans vont à l’école primaire.
La situation de l'enseignement en RDC n'est plus un secret pour personne. Pour ne prendre que le développement du capital humain de la RDC, il est nettement en retard sur l'accroissement de la population et les besoins de plus en plus grand d'une économie moderne. Depuis un certain temps, le système éducatif s'est dégradé. Si un grand nombre de diplômés d'université, généralement bien formés, a fait son apparition depuis l'indépendance, aujourd'hui l'enseignement fondamental et les services de la santé de base se sont appauvris quantitativement et qualitativement.
Le programme a prévu une série d’exposés gravitant autour du thème de la journée : l’effectivité de la gratuité de l’enseignement de base en RD Congo.
La question de la gratuité étantprévue dans la constitution de la 3 eme République, les participants se sont accordés sur la nécessité de parvenir à un projet de loi visant à rendre effective la gratuité de l’enseignement de base en RD Congo.
Parmi les intervenants, en effet, le Présidentai de l’Association nationale des parents d’élèves et étudiants du Congo ANAPECO, WANIAKO Norbert a planché sur « L’état de lieu des frais de scolarité de l’éducation en RDC » il a retracé les grands moments historiques dont la dynamique a conduit à la signature de l’ordonnance de cette structure depuis l’ordonnance-loi du 30 avril 1980, consacrant la création de cette Association.
La croissance numérique d’écoles privées et les motivations capitalistes des promoteurs ont rendu davantage délicate la tache dévolue à l’ANAPECO, l’orateur a suggéré : l’affiliation effective et rigoureuse de la loi sur les comités des parents, la révision de la loi-cadre 86005 du 22 septembre 1991 qui fait obligation aux parents de prendre en charge les enseignants des établissements dans lesquels ils ont confié leurs enfants, l’augmentation de 30% ou plus du budget de l’éducation nationale, la reconsidération des avantages légaux des enseignants, l’aide à la mutuelle de santé des enseignants…
Quant au second intervenant, Monsieur Jacques TSHIMBALANGA Coordonnateur de la Coalition Nationale pour l’Education Pour Tous (CONEPT) qui a parlé du rôle de la société civile dans la lutte contre la Marchandisation de l’éducation et l’atteinte des Objectifs 2 et 3 du millénaire pour le développement en RDC : espoir et défis, l’intervenant a démontré qu’en 1982, le budget de l’éducation dans ce pays avait franchi la barre de trente-quatre(34%). A ce jour, la courbe est fortement au rabais, a-t-il relevé, rendant difficile l’intervention de l’Etat à l’école.
Apres toutes les trois communications, un échange est intervenu à la fin ainsi que la proposition de recommandions parmi lesquelles, la mise sur pieds d’un projet de loi sur la gratuite effective de l’enseignement primaire en RDC.

Crispin KOBOLONGO KONGUNDE

Président National de l’ACVDP
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