OLPA exige la libération d’un journaliste incarcéré à Mbandaka

L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, exige la libération immédiate et inconditionnelle de Luron Libono Nyamuinga, journaliste à Equateur Radio (E-radio), une station privée de radio, émettant à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, au nord de la République démocratique du Congo (RDC).

Luron Libono Nyamuinga est incarcéré depuis le 4 décembre 2014 au cachot du Parquet général de Mbandaka, après son interpellation brutale par trois inspecteurs judicaires. C’était au moment où le journaliste effectuait un reportage sur l’installation officielle du nouveau Comité de gestion de l’Université de Mbandaka.

Le journaliste a été immédiatement conduit au Parquet général de Mbandaka, où il a été entendu sur procès-verbal par un substitut du Procureur général qui lui a demandé s’il reconnait avoir injurié Sébastien Impeto Pengo, Vice-gouverneur de la province de l’Equateur. Une accusation rejetée par Luron Libono.

D’autres questions sur l’émission « Maleli ya Mboka » (Doléances de la Cité) présentée par le journaliste sur E-radio lui ont été posées et des éléments sonores de l’émission du 21 octobre 2014 auditionnés par le magistrat, avant que le journaliste soit placé en détention.

Eu égard à ce qui précède, OLPA exprime ses vives inquiétudes sur la détention prolongée de Luron Libono Nyamuinga, et condamne par ailleurs cette incarcération injustifiée du journaliste, laquelle viole gravement la liberté de presse garantie par la législation congolaise et par les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Par conséquent, OLPA exige la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste.

OLPA exhorte enfin les autorités de la province de l’Equateur à favoriser l’exercice de la liberté de presse sur toute l’étendue de la province.

Il sied de rappeler qu’E-Radio n’émet plus depuis le 22 octobre 2014 après que des éléments de police eurent pris d’assaut ses installations.