ET SI LE NEO-MOBUTISME ETAIT L’ULTIME SOLUTION DE LIBERATION DE NOTRE PAYS DE SON ACTUELLE COLONISATION PAR SES TROIS VOISINS?

Le tout grand Zaïre, le Congo-Zaïre, le Congo de l’Afrique, le pays de Simon Kimbangu, l’ancienne terre d’Eden de la Bible, la nation la plus potentiellement riche de la planète est actuellement classée par les statistiques du PNUD comme l’avant-dernier pays le plus pauvre du monde. Chaque jour qui passe, nous disons bien chaque jour, un pays voisin lui prend par la force son pétrole d’une valeur de plus de 170 millions de dollars, 1100 de ses fillettes, filles et femmes adultes sont violées dans sa partie orientale, tout au moins deux à trois de ses citoyens y sont massacrés avec la cruauté la plus inhumaine. Entre temps, ceux qui le gouvernent et le gros de ses élites passent le plus clair de leur temps à ne parler que des élections comme si les postes de député et sénateur importaient plus que la vie des gamins de deux à trois ans que les ADF égorgent à Beni, le sort de nos compatriotes de sexe male qui sont violés par d’autres hommes appartenant à des groupes armés étrangers ou les 2,7 millions de nos compatriotes contraints de fuir leurs habitats pour des raisons d’insécurité.

D’emblée, qu’il nous soit permis de relever ici que, dans le cadre de la présente analyse, nous allons nous départir des mythes pour démontrer sur base des faits bien documentés toutes ces affirmations qui précèdent. Bien plus, nous allons scientifiquement établir que, contrairement aux affirmations gratuites de certains opposants à Mobutu trahissant la patrie pour le compte du pouvoir en place à Kigali, autant le mobutisme et le MPR avaient autrefois fait de notre grand Zaïre un des pays africains les plus avancés sur le sentier du développement, autant le kabilo-lemerisme avec son PPRD et alliés ont systématiquement détruit notre pays, autant l’instauration du néo-mobutisme avec un MPR Fait privé animé par un courant réformateur, en tant que creuset d’une résurgence dans le chef de notre peuple du sens de l’amour de la patrie, de la grandeur de notre nation et de notre unité nationale, constitue actuellement la condition sine qua pour une émancipation de notre nation de son actuelle colonisation par le Rwanda, l’Angola et l’Ouganda.

La pratique de la vérité est parfois suicidaire, mais elle a le mérite de faciliter des solutions à des problèmes. En nous décidant de plancher sur le néo-mobutisme, nous étions bien conscient de nous engager sur une voie pleine des passions et de la haine. Cependant, en tan que patriote, nous n’avions pas de choix. Comme toute œuvre humaine, le mobutisme en tant que philosophie politique ayant sous-tendu le régime Mobutu avait ses défauts. Mais, à notre humble avis, autant le mobutisme constitua autrefois la sève vivifiante de la grandeur du Zaïre, autant un mobutisme élagué de certaines de ses faiblesses que ne cessait de décrier Mobutu lui-même serait présentement une solution incontournable pour redonner à notre nation ses atouts militaires et diplomatiques qui lui permettaient autrefois d’exercer son incontestable leadership dans la sous-région.

En effet, nous pensons qu’il est plus que temps que des élites de notre pays cessent avec cette logique d’hypocrisie consistant à escamoter des débats de fond sur l’avenir de notre nation par simple fanatisme politique ou les mêmes très nocifs reflexes géopolitiques qui ont permis aux Rwandais de nous diviser afin de nous coloniser.

De toutes les façons, c’est assez curieux de constater que, depuis un certain temps, tout le monde au sein de notre classe politique parle de tout sauf du fait que notre pays est devenu une colonie de faits du Rwanda, de l’Angola et de l’Ouganda. Or, que voyons-nous sous d’autres cieux? Le simple fait qu’un seul citoyen des Etats Unis, de la France ou d’Israël soit pris en otage devient automatiquement un drame national au centre de préoccupations des élites du pays. Pourquoi devrait-il être différent pour nos compatriotes ? Pourquoi des élites de cette nation de grandeur et de dignité que fut le Zaïre devraient-ils accepter de devenir aujourd’hui la risée de l’Afrique et du monde ? Jusqu’à quand continuerons-nous à nous complaire d’une logique de donner l'impression?

Des kabilo-lemeristes qui nous dirigent, en commençant par Joseph Kabila lui-même, donnent l'impression de penser que tout va tellement bien que l'avant dernier pays le plus pauvre du monde qu’est la RDC va bientôt accéder au statut de pays émergent; ses acolytes mercantilistes au sein de notre classe politique et société civile, à l’image de Lambert Mende, Jean-Marie Kasamba et autres font semblant de ne pas savoir que le pouvoir en place détruit systématiquement notre patrie au profit d'un très fulgurant développement de ses trois petits voisins. Il en est de même d’une infime minorité de notre peuple qui, à l'instar des habitants de Goma qui s'étaient dernièrement déplacés nombreux pour venir écouter le message de Félix Tshisekedi avec son UDPS/Aile Kabila, fait semblant de ne pas savoir que le PPRD et ses alliés sont complices de tout ce que les parrains politiques de Joseph Kabila que sont les Rwandais, Angolais et Ougandais font respectivement au Kivu, en Ituri et dans le territoire de Kahemba. Dès lors, une question est de savoir, jusqu'où cette logique de faire semblant conduira notre nation?

1. La RDC de Joseph Kabila : une colonie des faits de ses trois petits voisins.

En prêtant son serment d’investiture devant la Cour Suprême de Justice, le 20 décembre 2011, Joseph Kabila avait exactement dit, nous citons : « Moi, Kabila Kabange Joseph, élu Président de la République démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la nation d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République, de maintenir son indépendance et de sauvegarder son intégrité… ». Fin de citation. Dans le même ordre d’idées, l’article 1er de notre constitution en vigueur stipule que, nous citons : « La République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un Etat de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc. » Fin de citation.

Dans le même ordre d’idées, qu’il nous soit permis de revenir ici sur les fameux propos d’Herman Cohen qui, mettant en doute la souveraineté de la RDC, affirmait, nous citons : « Dans ma lettre au Président Obama, j’ai suggéré que l’on légalise le commerce des minerais au Kivu qu’exploitent les hommes d’affaires rwandais. Le Rwanda a envahi le Kivu en 1998. Pendant six ans, il a mis en place des réseaux pour l’exploitation des minerais, surtout le coltan qui rapporte des milliards de dollars. Je pense que tout le monde trouvera son compte et la RDC percevra des impôts. J’ai proposé que le commerce des minerais soit légalisé. Mais j’ai rencontré une farouche opposition de la part des Congolais qui évoquent la question de souveraineté. Souveraineté. Au Département d’Etat, le Kivu fait partie du Rwanda ». Fin de citation. (Source : http://rwandaises.com/2011/08/dans-une-interview-exclusive-herman-cohen-au-departement-detat-le-kivu-fait-partie-du-rwanda/).

Dans sa publication du 3 juin 2009, Southern Africa Resource Watch rapporte, nous citons : « Dix pour cent des réserves mondiales du pétrole se trouverait en RDC qui compte trois bassins sédimentaires à l’intérêt pétrolier certain. Il s’agit du bassin côtier à l’Ouest sur le littoral de l’Océan Atlantique à Moanda, dans la province de Bas Congo avec une production de 25.000 barils par jour; la cuvette centrale où les études exploratoires sont en cours et les bassins sédimentaires du Graben de Tanganyika et du Albertine à l’Est de la RDC. Cette réserve non encore entièrement explorée et exploitée serait à la base des convoitises des quelques pays voisins de la RDC. De certaines sources concordantes il a été démontré que l’Angola exploite illégalement le pétrole dans les eaux de la partie de l’océan du Congo. Le plus grand producteur de l’Afrique Centrale de l’or noir produit plus d’un million de barils brut par jour. … Le grand lot d’exploitation se fait par l’Angola, qui, seulement pour le bloc 15, produit près de 500.000 barils par jour. » Fin de citation. (Source : http://sarwatch.org/pt-pt/node/139).
Or, ce pompage illégal du pétrole du Congo-Zaïre ne se limite pas seulement au bloc 15 qui, à lui seul, fournit la moitié de la production pétrolière angolaise, soit un million de barils par jour, comme souligné ci-haut. Il s’étend aussi sur les quatre blocs 14, 0, 1 et 31 également situés sur la partie continentale maritime zaïroise aux termes de la Convention de Montego Bay. (Source : http://oeildafrique.com/dossier-denquete-petrole-le-contentieux-congolo-angolais-sur-latlantique/). C’est pour dire que le gros de la production angolaise des hydrocarbures est illégalement pompé de notre territoire national dont le Président Joseph Kabila et son PPRD et Alliés sont sensés assurer l’intégrité.

Ce n’est pas pour rien que nous nous époumonons chaque fois à souligner qu’un Etat, c’est avant tout la puissance militaire. Commentant ce pillage systématique de notre pétrole par l’Angola, Arsène Nganga et Rodrigue Massala, deux journalistes d’analyses économiques affirment, nous citons : « … La RDC se serait-elle résolue à baisser les bras et afficher le profil bas vis-à-vis de son puissant voisin? Ou, alors par absurde, elle craindrait d’affronter l’Angola sur un terrain juridique où ce dernier part avec les faveurs des pronostics géostratégiques et militaires. Puissance militaire, Luanda aurait-il brandi le spectre de la déstabilisation en cas d’intransigeance de Kinshasa? Le fabuliste français Jean de La Fontaine avait raison de dire que « la loi du plus fort est toujours la meilleure ». En tout état de cause, ce sont les intérêts de la population congolaise qui partent en fumée ». Fin de citation. (Source : http://sarwatch.org/pt-pt/node/139).

En effet, de ces deux prémisses que le gros de la production angolaise des hydrocarbures provient du plateau continental zaïrois et que des recettes pétrolières fournissent les 98% du budget national de l’Angola (http://www.credimundi.be/29441/29445/30720/cra-angola-avril-2013) qui s’élevait, en 2011, à 80 milliards américains (economie.jeuneafrique.com/.../23512-angola-le-bud), une conclusion logique à tirer est que c’est grâce au pillage de notre pétrole que l’Angola est devenu un pays émergent. Et, le raisonnement est également valable pour l’Ouganda. (Source : http://www.nouvelle-dynamique.org/2014/10/les-pays-emergents-en-afrique-une-communication-politique-sans-strategie-globale-partie-ii.html);

Entretemps, pouvant très difficilement rassembler un budget national de 7 milliards des dollars américains des miettes que lui laissent ses co-pilleurs étrangers de nos ressources nationales, le très minable Administrateur de cette colonie angolo-rwando-ougandaise qu’est la RDC, nous avons cité le Président sortant Joseph Kabila, ose même promettre de l’amener de son actuel statut de l’avant-dernier pays le plus pauvre du monde à celui d’un pays émergent. Il était vraiment temps que des vrais patriotes se mettent à réfléchir sur des approches de restaurer le grand Zaïre qui dictait autrefois sa loi aux Angolais et aux Rwandais. La question est alors de savoir comment gagner un tel pari au regard de la profondeur de la destruction méchante de notre nation telle qu’elle s’opère, depuis bientôt deux décennies par des tenants de l’actuel ordre institutionnel ayant découlé des Accords de Lemera qui nous dirige depuis le 16 mai 1997?

Réagissant à une de nos traditionnelles petites publications sur les réseaux sociaux dans laquelle nous stigmatisions notamment le très sinistre exploit des kabilo-lemeristes du PPRD et alliés d’avoir réussi à transformer le grand Zaïre du temps de Mobutu et du MPR qui faisait marcher au pas tous ses voisins en l’actuelle RDC devenue un non-Etat où, depuis des mois, des rebelles de l’ADF tuent dans des atrocités inimaginables des fils et filles du pays en toute impunité, un internaute déclarait, nous citons :
« Je ne suis pas fier du Zaïre et son MPR, pas plus que je ne le suis pour la RDC et son PPRD. Nous en sommes à ce niveau de paupérisation et faiblesse, nous congolais, pour avoir eu le malheur d'être dirigés par des irresponsables depuis un demi siècle ...La plus grande responsabilité est à imputer à Mobutu pour avoir affaibli son peuple sur le plan socio-économique et même intellectuel, et , aujourd'hui ce même peuple est en train d'être laminé par Kabila ». Fin de citation.

Dans la même optique, commentant à sa façon les trois journées héroïques du 19, 29 et 20 janvier 2015 pendant lesquelles des jeunes patriotes de Kinshasa avaient clairement exprimé leur profond désaveu de son client Joseph Kabila, la journaliste belge Colette Braeckman, dont les accointances kabilo-lemeristes ne sont plus à démontrer, affirma, nous citons :
« Joseph Kabila est sans doute celui qui, depuis l’indépendance, a le plus œuvré pour la reconstruction et la modernisation du pays ». Fin de citation (Blog de Colette Braeckman, le 21 janvier).

Ainsi dit, il est à se poser des questions sur la logique qui pousserait des individus aussi instruits à ne pas voir cette évidence qu’entre le système nationaliste de Mobutu avec son MPR et l’actuel pouvoir de trahison de la patrie des kabilo-lemeristes du PPRD et alliés, c’est vraiment le jour et la nuit. Si vous demandez à un enfant de trois ans de donner son bonbon à son ami, il le fera très difficilement, sachant que la friandise est très délicieuse. Par contre, il est ahurissant de voir comment une minorité de nos compatriotes qui se reconnaissent encore dans un pouvoir chargé par Kigali de veiller à une bonne application des Accords de Lemera raisonne pire que des gamins de trois ans.

2. Et si le bilan socioéconomique et éducatif de Mobutu était plutôt élogieux?

En effet, contrairement à des affirmations gratuites d’une propagande des services secrets rwandais autrefois relayée dans notre pays, dans les années 90, par des traitres à la solde du Rwanda qui phagocytent jusqu’aujourd’hui l’opposition politique, en analysant des faits en toute objectivité, la gestion mobutiste de notre pays est bien loin d’avoir été cet échec catastrophique que nous présentent jusqu’à ce jour des anti-mobutistes.

En remontant jusqu’au Déluge, d’aucuns noterait que, quand le Général Mobutu avait pris le pouvoir, le 24 novembre 1965, la RDC, ainsi s’appelait notre pays comme aujourd’hui, était un non-Etat plongé dans un total imbroglio politique et des rebellions assorties d’atroces tueries des élites du pays et destructions massives de très précieuses infrastructures socio-économiques héritées de la colonisation couplées à un triomphe de l’ethno-régionalisme sur l’unité nationale, une situation qui donna lieu au néologisme de « congolisation» assimilable au terme « somalisation » des années 90.

Et pourtant, tout ce tableau apocalyptique n’empêcha pas le très jeune et dynamique Général Mobutu de réussir la miraculeuse entreprise de transformer la RDC, en quelques cinq ans seulement, nous disons bien en cinq ans, de son statut d’un pays « congolisé » à celui de l’un des Etats les plus politiquement stables, socio-économiquement structurés et diplomatiquement respectés du monde, nous ne parlons pas de l’Afrique.

Les trente-années de paix et stabilité du régime Mobutu n’étaient pas tombés du ciel. Des gens tendent à perdre de vue que Mobutu avait entrepris, à partir de 1965, avec le concours exclusif des experts nationaux - la formation des cadres nationaux ayant été une des grandes réussites intellectuelles du mobutisme - une excellente réforme du secteur de sécurité qui lui avait permis d’intégrer des anciens membres des rebellions mulelistes, des milices ethniques du Sud-Kasai et de la Gendarmerie Katangaise dans l’armée nationale, et surtout de créer de très redoutables Forces Armées Zaïroises qui devinrent par la suite la principale force de maintien de la paix en Afrique Centrale. Il y avait aussi le Centre d’Entrainement Commandos de Kota Koli, le Centre d’Entrainement des Troupes Aéroportées (CETA) et le Centre Supérieur Militaire de Kinshasa qui accueillaient mêmes des stagiaires de l’Armée Belge et de l’Armée Américaine. Au niveau des services d’intelligence, ce qu’on appelait l’Ecole Zaïroise (CNS, SNIP et SARM) était très respectée par la CIA et le MOSSAD israélien qui la consultaient régulièrement pour des dossiers de l’Afrique subsaharienne.

Au plan socioéconomique, de 1965 à 1970, Mobutu créa le Zaïre-monnaie qui resta très longtemps plus forte que le dollar américain, organisa à Kinshasa le sommet de l’OUA, eut l’exceptionnel honneur de recevoir au Zaïre les trois astronautes américains qui venaient de débarquer sur la lune en signe de reconnaissance de la NASA pour la contribution financière de notre pays au Programme Apollo XI, fut reçu avec pompe par tous les chefs d’Etat des principales puissances occidentales dont des hommes d’affaires se bousculaient pour venir investir au Zaïre notamment la Reine d’Angleterre qui lui fit l’exceptionnel honneur de rouler avec lui sur carrosse, réussit le très périlleux exploit d’arracher à l’Etat belge la nationalisation de l’Union Minière du Haut-Katanga qui devint la Gécamines, construisit ( nous ne parlons pas de réfectionner ce qui existait déjà), la Cité de l’OUA, la Cité du Parti de la N’sele, le complexe de la Foire Internationale de Kinshasa, l’Echangeur de Limeté, le barrage d’Inga, la ligne à haute tension Inga-Shaba, le Concentrateur de Kamoto près de Kolwezi, la liste n’est pas exhaustive.

De 1970 à 1975, Mobutu créa tour à tour la Compagnie Maritime Zaïroise équipée de plusieurs bateaux de haute mer exclusivement pilotés par un équipage zaïrois formé en Belgique, la compagnie aérienne Air Zaïre dotée des avions de ligne « Jumbo Jet » et « DC 10 » que ne pouvaient pas s’offrir certaines compagnies européennes qui étaient pilotés par un équipage exclusivement zaïrois formé aux Etats Unis, dota le Centre Nucléaire de Kinshasa d’un nouveau réacteur qui fut exclusivement monté par des savants zaïrois dont le Prof. Malu, se permit même de faire don à l’Afrique du Sud de l’ancien réacteur laissé par les Belges à l’Université Lovanium.

Pendant la même période, Mobutu construisit l’usine sidérurgique de Maluku et l’usine de montage automobile Ford de Masina (pillée en 1991), développa une industrie touristique nationale qui contribuait très substantiellement au budget de l’Etat, construisit les aéroports internationaux de Goma, de Bangboka à Kisangani et de Gbadolite, le CCIZ aujourd’hui devenu l’Hôtel du fleuve, l’Hôtel Intercontinental aujourd’hui devenu le Grand Hôtel de Kinshasa et dota la Forces Aérienne Zaïroise, bien avant la Force Aérienne Belge, des transporteurs C130 et des chasseurs mirages exclusivement pilotés par des pilotes zaïrois formés en Italie et aux Etats Unis. La liste n’est pas exhaustive.

Il est assez curieux de constater qu’autant la presse occidentale était prompte à présenter Mobutu comme l’un des hommes les plus riches du monde, avec une fortune personnelle de cinq milliards de dollars, autant personne n’a pu oser émettre une seule petite critique contre la récente décision du Gouvernement helvétique de remettre à sa famille ses avoirs détenus dans des banques suisses équivalant à 8 millions de dollars. Normalement, c’était le moment où les Colette Braeckman et autres devaient montrer au créneau pour démontrer le contraire des allégations des autorités de Berne. En trente-deux ans de règne sur l’Etat le plus potentiellement riche du monde, Mobutu n’avait mis de coté que 8 millions de Francs suisses soient un peu plus de 6 millions de dollars américains (Source : journals.sub.uni-hamburg.de/giga/afsp/article/download/648/646), une somme qu’un simple Gouverneur kabilo-lemeriste est capable d’empêcher en une seule sale opération. Il est à noter que, au même moment que la Suisse remettait les très modestes avoirs du Maréchal Mobutu à sa famille, au même moment il mettait à la disposition de l’Etat nigérian les 480 millions de dollars de Sani Abacha (Source : www.agenceecofin.com/.../1703-27396-la-suisse-restit...). La nuance entre celui qui n’avait pas volé et celui qui a volé est bien établie.

C’est pour dire que, contrairement aux idées reçues découlant du mythe des détournements des deniers publics et de l’extrême corruptibilité du régime Mobutu, les véritables mobiles du rendez-vous manqué du grand Zaïre avec le développement furent plutôt essentiellement exogènes. D’abord, il y eut ce discours foncièrement nationaliste et anticapitaliste qu’il prononça du haut de la tribune des Nations Unies, en 1973, qui lui mit sur le dos la très puissante haute finance internationale, une vertigineuse chute des cours mondiaux du cuivre ayant résulté de la fin de la guerre du Vietnam, en 1973, la crise pétrolière qui secoua le monde à partir de la même année et surtout sa maladroite mais très nationaliste décision de « zaïrianisation» des PME/PMI au profit des nationaux qui brisèrent, à la fin des années 70, les rêves de Mobutu d’atteindre son « Objectif 80 » qui devait lui permettre de faire du Zaïre, déjà en 1980, un pays émergent. Il est à noter que ceux qui accusaient gratuitement hier Mobutu de corrompu se font aujourd’hui constamment corrompre par des ennemis de notre nation sur le sang de notre peuple.

Néanmoins, en dépit des effets conjugués de tous ces très nocifs trois incidents économiques conjoncturels, ci-dessus mentionnés, en 1975, le Zaïre de Mobutu était encore capable d’accuser un indice de développement humain de 0,414, ayant ainsi presque le même niveau de développement que le Kenya (0,466), le Ghana (0, 442), le Maroc (0,435), l’Egypte (0,434), l’Inde (0,419) et se plaçant loin devant le Sénégal (0, 342), le Rwanda (0,337) et le Nigéria (0,321).(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Variations_de_l%27IDH_depuis_1975). En 1991, lorsque Mobutu se retira à Gbadolite à la demande de la Conférence Nationale Souveraine qui lui demanda de « régner sans gouverner », c’est-à-dire de laisser la gestion de l’Etat entre les mains du Premier Ministre Etienne Tshisekedi, avec un indice de développent humain du PNUD de 0,422, le Zaïre avait un niveau de développement plus élevé que celui du Nigeria, de l’Angola, de la Tanzanie, du Sénégal, du Togo, du Rwanda et de l’Ouganda (Rapport Mondial sur le Développement Humain du PNUD de 1991).

3. Des libérateurs kabilo-lemeristes ont-ils fait mieux que les mobutistes ?

En prenant le pouvoir, le 16 mai 1997, des fameux « libérateurs » de l’AFDL avaient la prétention de transformer cet Enfer de misère et des tueries par des hiboux qu’était le Zaïre de Mobutu, tel que le présentaient les tshisekedistes, en un petit paradis africain. Que constatons-nous, dix-huit ans après, soit plus de la moitié du temps de règne des mobutistes avec leur MPR? Nous avions dit que nous allions plancher sur des faits concrets et des chiffres bien documentés.

En effet, qu’est-ce que le pouvoir kabilo-lemeriste a fait en plus de 18 ans de son règne, soit plus de la moitié du temps que dura le régime Mobutu ? Pas une seule grande réalisation hormis quelques réfections des routes et bâtiments publics qui existaient déjà. En 2000, les séquelles socio-économiques du régime Mobutu aidant encore et une année avant que Joseph Kabila ne prenne les rennes du pouvoir, les statistiques du PNUD classaient encore l’ex-Zaïre au 176ème rang mondial avec un indice de développement humain de 0, 353 alors que le Niger fermait la marche des pays les plus pauvres du monde à la 182ème position avec indice de développent humain de 0, 246. En 2013, à l’issue de deux mandats présidentiels de Joseph Kabila, notre pays a dégringolé de la 176ème position à celle du 186ème pays le plus pauvre du monde, devant le Niger qui ferme la marche à la 187ème position. (Source : Rapport Mondial sur le Développement Humain du PNUD de 2013).

Rien qu’en matière des pillages de nos ressources naturelles par des pays voisins, à titre illustratif, il y a lieu de noter que, en 2000, des troupes rwandaises et ougandaises présentes à l’Est du pays y avaient exploité illégalement de l’or d’une valeur de 120 millions de dollars, soit l’équivalent des deux tiers du budget national RDCien pour cette année alors que les exportations rwandaises du coltan, pendant la période, se chiffraient à quelques 100 millions de dollars, soit l’équivalent des dépenses militaires annuelles du Rwanda.(Source : http://paxchristiwb.be/files/files/pcwb-pillage-congo.pdf).

La RFI avait autrefois rapporté que, nous citons : « les réserves d’hydrocarbures en Ouganda ont été revues à la hausse ce week-end. Selon les autorités, le pays dispose non pas de 3,5 milliards de barils comme jusqu’ici annoncé mais de 6,5 milliards ! Kampala a confirmé, le vendredi 29 août, la présence de gisements de gaz naturel dans la région du lac Albert, frontalier de la RDC, où du pétrole avait déjà été trouvé en 2006. C'est une aubaine pour ce petit pays. Avec 3,5 milliards de barils dont 1,75 milliards recouvrables, l’Ouganda prévoyait déjà que le pétrole lui apporterait une rallonge budgétaire de 2 milliards de dollars par an. Grâce à sa future raffinerie, le pays envisage d’être autosuffisant en énergie pendant 20 ans et compte exporter son surplus grâce à un oléoduc » (Source :http://www.rfi.fr/.../20140831-ouganda-reserves.../).

Entre temps, c’était le silence total à Kinshasa. Or, en vertu du principe des vases communicants, dès que les Ougandais pompent le pétrole chez eux, ils le font automatiquement chez nous puisqu’il s’agit de la même nappe pétrolifère. Et, pour cette raison, il y a lieu de comprendre pourquoi le Gouvernement de Kampala avait d’abord parler de 3,5 milliards des barils avant de doubler ses prévisions de 3, 5 à 6,5 milliards de barils et qu’il était, en son temps, question que la rébellion du M23 abandonne la lutte armée pour intégrer la classe politique de sa colonie RDCienne. Etait-ce une simple coïncidence ou plutôt le traditionnel arrangement kabilo-lemeriste consistant à brader l’intégrité du territoire national contre la protection militaire des pays voisins. Juste un peu d’arithmétique nous montrerait qu’avec 3,5 milliards de barils Kampala escomptait gagner chaque année 2 milliards de dollars et que, en majorant ses prévisions à 6,5 milliards de dollars, le Gouvernement ougandais pouvait escompter des revenus de plus de 4 milliards de dollars par an, soit les deux tiers de notre budget national qui atteint difficilement 6 milliards malgré des prévisions toujours plus élevées.

Un rapport de la société civile du Shaba souligne, nous citons : « … Depuis plusieurs années, les revenus des ventes des entreprises étrangères exploitant les concessions minières de Tenkefungurume sont versés dans des comptes desdites entreprises en dehors du pays et les rapatriements des 40% des revenus tels que prévus dans le code minier n’ont jamais été effectués et tous les paiements importants des sous-traitants s’opèrent également à l’étranger. (Freeport et Glencore Xstrata), ne favorisant pas la circulation de ces flux financiers en RDC (http://www.osisa.org/node/5447). Ceux qui connaissent bien comment les choses fonctionnent au sommet de l’Etat RDCien peuvent facilement s’imaginer quelle est la famille et ses proches qui empochent annuellement ces centaines de millions de dollars au détriment du trésor public et au profit de la misère de notre peuple.

Au plan de la sécurité nationale, la gouvernance kabilo-lemeriste procède d’un véritable Apocalypse. La RDC de Joseph Kabila est le seul pays au monde où des troupes étrangères peuvent entrer et tuer des citoyens sans que cette situation ne perturbe le moins du monde la routine des gouvernants. Pas plus tard que l’année passée, il était stipulé dans un rapport du HCR que, nous citons : « En raison principalement du conflit qui trouble les régions orientales du pays, environ 430 000 réfugiés originaires de RDC sont toujours exilés dans des pays limitrophes, notamment le Burundi, l'Ouganda, la République-Unie de Tanzanie et le Rwanda. … L'ampleur des déplacements à l'intérieur et à l'extérieur de la RDC reste considérable. Quelques 2,7 millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur du pays en 2014 du fait de la poursuite du conflit armé dans l'Est.» Fin de citation.( Source : http://www.unhcr.fr/pages/4aae621d55f.html). Entre temps, Joseph Kabila prononçait des discours à Kinshasa où il se vantait d’avoir apporté la paix au pays.

Les gens se limitent généralement à déplorer aussi bien l’actuelle annexion du Kivu par le Rwanda assortie des viols et tueries massives des citoyens en toute impunité par des éléments des groupes armés étrangers, des violations régulières de l’intégrité du territoire nationale par des troupes gouvernementales sans aucune réaction au sommet de l’Etat, un pillage systématique de nos richesses du sol et sous-sol par des pays voisins dans le cadre d’une compensation de leurs appuis au renversement du régime Mobutu. Cependant, ce que l’opinion semble ignorer est que la guerre provoquée par l’AFDL pour renverser le régime Mobutu et ses sous-guerres dérivées « ont couté à notre pays plus de vies humaines que tous les conflits armés depuis la Deuxième Guerre Mondiale ». (Source: Thousands' dying in DR Congo war," BBC News, 6 janvier 2006: http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4586832.stm).

Des sources crédibles signalent que, chaque jour qui passe, au moins 1100 femmes sont violées à l’Est du pays. (Source : http://www.wikistrike.com/article-l-horreur-1100-femmes-violees-chaque-jour-au-congo-73650637.html) et que 23% de nos compatriotes de sexe male ont reconnu y avoir été violés par des hommes appartenant à des groupes armés étrangers. (Source : http://desc-wondo.org/arme-de-guerre-lors-de-conflits-en-rdc-le-viol-des-hommes-a-ete-passe-sous-silence/#sthash.gDxzfgGl.dpuf).

A propos des massacres à répétition de la population de Beni par des groupes armés étrangers, un rapport d’une ONG locale souligne, nous citons : « … Depuis octobre, plus de 300 personnes – hommes, femmes, enfants – ont été massacrés dans ce territoire. Si les assassins n’ont pas changé leurs modes opératoires caractérisés par une cruauté d’une autre époque (les victimes sont assassinées à l’arme blanche (machette, houe, hache, marteau, couteau…, et parfois décapitées), ils n’hésitent pas à défier de plus en plus les autorités en massacrant les populations civiles au lendemain des visites de ces autorités. … Lors de l’attaque du 17 octobre 2014 à Eringeti, 10 enfants ont été égorgés et découpés à la machette, et au moins huit femmes ont été tuées à la machette, ce qui a été perçu comme un message clair pour la population que les assaillants n’épargneraient personne, y compris les plus vulnérables. Fin de citation. (Source : http://www.lobservateur.cd/2015/05/nouveaux-massacres-dans-le-nord-kivu-beni-les-rebelles-ougandais-des-adf-toujours-actifs/).

4. Qui a dit que Mobutu n’avait pas à prédire un Déluge post-mobutiste?

Au regard de tout ce qui précède, il est à se demander comment un pays qui était autrefois le faiseur de la paix dans la sous-région pouvait devenir cette jungle infernale où se perpètrent ainsi de telles atrocités d’une autre époque? L’appétit venant en mangeant, qu’est-ce qui nous prouverait que, ne se contentant plus du coltan et de l’or du Kivu et de l’Ituri, des autorités rwandaises et ougandaises se décident un jour d’envoyer leurs troupes dans d’autres régions de leur colonie RDCienne, d’autant plus qu’ils ont déjà réussi l’exploit d’atteindre, en quelques heures, partant de l’Est du pays, notre littoral atlantique? Qu’est-ce qui expliquerait une telle mutation de notre pays du statut de la première puissance militaire de la sous-région à une simple colonie de ses petits voisins ? Qu’est-ce qui justifie que ceux qui nous gouvernent n’osent plus parler de toutes ces atrocités dont sont victimes nos compatriotes à l’Est du pays ?

Les postes de député et de sénateur seraient-ils plus importants que le sort de ces enfants de Beni qui se font égorgés vifs par des rebelles ougandais ? Qui ne sait pas, jusqu’aujourd’hui, pourquoi Mobutu avait pleuré à Nsele, le 24 avril 1990 ? Cette hécatombe nationale post-mobutiste est-elle imparable ? Le grand Zaïre manquerait-il d’hommes et des intelligences pour stopper l’actuelle déliquescence de notre nation ? Qu’est-ce qui expliquerait ce mutisme total de l’ensemble de notre classe politique par rapport à ce drame national qui se déroule à l’Est du pays ? Est-ce pour nos élites politiques une maligne résignation à la colonisation de notre grand pays par ses petits voisins ?

Pour un bon chasseur qui s’égare dans la brousse, le premier reflexe a toujours été de retrouver les marques de son trajet-aller pour pouvoir localiser la bonne direction du village. A mon humble avis, les élites de notre pays, toute affaire cessante, devraient chercher à retrouver les reflexes nationalistes et repères sociopolitiques ayant autrefois fait la grandeur de notre nation. Et, et ce n’est qu’en s’orientant à partir de ces marques de notre glorieuse passée que nos élites pourront retrouver le chemin de notre salut national. En dépit de tout ce qui nous arrive dans la partie orientale de notre pays, en tant qu’internationaliste, notre modeste personne a plutôt de l’admiration à l’intelligence politique de cet imitateur à 100% du Maréchal Mobutu qu’est Paul Kagame.

En effet, ayant la conviction que la transformation de son petit pays en une puissance sous-régionale était la seule approche pour mettre fin aux massacres à répétition des Tutsis dans la sous-région, au lieu d’aller quémander l’appui des Occidentaux à Washington, Bruxelles ou au Parlement européen, Paul Kagame se mit plutôt à réfléchir sur une solution exclusivement nationale, sachant pertinemment bien que la communauté internationale n’a jamais aidé un seul pays au monde à se libérer d’une oppression étrangère. Or, de même il ne pouvait atteindre cet objectif aussi longtemps que Mobutu exerçait son leadership dans les Grands Lacs, de même il ne pouvait déstabiliser le grand Zaïre sans avoir préalablement détruire le mobutisme en tant qu’un état d’esprit qui, procédant d’un fort sentiment de tous les Zaïrois d’appartenir à une nation grande et digne au cœur de l’Afrique, constituait le ferment catalyseur du leadership géostratégique du pays de Mobutu dans la sous-région.

C’est alors que les services d’intelligence rwandais mirent à profit l’antipatriotisme et l’esprit de trahison de certains opposants de Mobutu pour les utiliser comme des agents de diffusion d’une très ingénieuse campagne d’intoxication et de manipulation de masse sans précédent dans l’histoire de notre continent que notre pays connut de 1990 à 1997. C’est avec le recul du temps que, aujourd’hui, nous pouvons nous rendre compte que le Zaïrois qui était présenté comme le peuple le plus paupérisé du continent vivait plutôt mieux que le Nigérian, le Sénégalais, l’Angolais etc., que les 6 millions de dollars des avoirs de Mobutu sont bien loin des 5 milliards de dollars qui nous étaient présentés comme sa fortune personnelle, que des dignitaires kabilo-lemeristes sont cent fois plus corrompus que les « mouvanciers » de Mobutu et que les hiboux du SARM et de la DSP étaient plutôt des patriotes militaires qui combattaient les Rwandais au Kivu et que Paul Kagamé et James Kabarebe connaissaient bien depuis la débandade que l’Armée Patriotique Rwandaise avait connue aux portes de Kigali en 1990. Voila comment les Rwandais ont été plus intelligents que nous.

5. Et si notre pays pouvait s’émanciper de sa colonisation par ses trois voisins ?

A ce niveau de la présente réflexion commune, méditons un peu autour de la série de questions et réponses qui suivent. Pourquoi notre grand pays est devenu une colonie de ses trois petits voisins qu’il dominait autrefois? Puisque nous n’avons pas une armée nationale capable de défendre l’intégrité de notre territoire national? Pourquoi n’avons-nous pas une armée capable de défendre l’intégrité du territoire national ? Puisque le pouvoir issu des Accords de Lemera, malgré le fait que le pays dispose de beaucoup d’officiers de valeurs et des troupes d’élite, fait tout pour y appliquer une médiocratie qui affaiblit notre armée, et par conséquent, profite à ceux qui nous colonisent et nous pillent. Qu’est-ce qui expliquerait ce fait curieux que les uns et les autres au sein de notre classe politique, tant au sein du pouvoir que de l’opposition, parlent actuellement de tout, sauf de ce qui concerne la pacification de l’Est du pays et la restauration de notre intégrité du territoire national ? C’est parce qu’ils n’ont plus rien à dire, étant donné que personne ne sait par où commencer la bataille de l’émancipation de notre nation de son actuelle colonisation. Ainsi dit, quelles seraient les approches de solutions à la problématique de notre sécurité nationale telle que circonscrite par les questions et réponses qui précèdent ?

En ce qui nous concerne, nous disons que, sa résolution conditionnant la survie de notre pays en tan qu’une nation, cette problématique de la sécurité nationale, ainsi décrite, devrait être abordée avec beaucoup de lucidité et surtout sans ces traditionnelles passions que justifieraient les mêmes pesanteurs géopolitiques qui ont été à la base de ce qui nous arrive aujourd’hui.
En effet, en ne faisant pas la politique de l’Autriche, des élites de notre pays s’accorderaient sur cette évidence que, volontairement provoquée par le pouvoir en place sur injonction de ses parrains rwandais, angolais et ougandais, l’actuelle déliquescence de notre armée a fondamentalement résulté d’une très assidue pratique de la médiocratie qui a fait que le Haut-Commandement de notre armée nationale a systématiquement été confié à des profanes de l’art de la guerre alors que des milliers des cadres militaires bien formés dans des meilleures écoles militaires de l’Occident ont été marginalisés pour la simple raison qu’ils avaient travaillé avec Mobutu. A titre illustratif, il est à noter que le seul Chef d’Etat-Major Général des FARDC breveté de l’art de la Guerre, nous avons cité l’Amiral Liwanga, n’a exercé le commandement que quelques mois avant d’être relevé au profit d’un simple officier de police judiciaire qui y est depuis bientôt une décennie.

De toutes les façons, avec le recul du temps et au regard des bilans chiffrés entre la gestion du mobutiste de notre pays et celle des kabilo-lemeristes que nous avons établis ci-dessus, des observateurs avertis s’accorderaient avec nous aujourd’hui en affirmant que : 1) Le Zaïre de Mobutu était bien loin d’être cet Enfer de la pauvreté et du sous-développement, des tueries des opposants par des hiboux et de la corruption des « mouvanciers » que nous présentaient, au début des années 90, des agents de propagande des services de sécurité rwandais qui, jusqu’aujourd’hui, agissant en traitres-collabos, continuent à fragiliser notre opposition politique au profit d’un pouvoir parrainé par Kigali et Luanda qui nous dirigent; 2) Autant les mobutistes s’étaient abstenus, par l’amour du pays, à brader la souveraineté nationale au profit des puissances étrangères, autant les signataires des Accords de Lemera et leurs descendants politiques ont facilité au Rwanda, à l’Angola et à l’Ouganda un très fulgurant développement ayant essentiellement résulté d’un pillage systématique de nos ressources du sol et sous-sol moyennant leur protection militaire contre toute tentative de libération de notre peuple, 3) Etant garant de l’actuelle colonisation de notre pays pars ses trois petits voisins, le kabilo-lemerisme en tant que mouvance politique issue des Accords de la trahison de la patrie de Lemera ne mérite pas de donner à notre peuple un successeur de Joseph Kabila pour la simple raison que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce dernier ne fera pas mieux que de jouer le même rôle de simple Administrateur colonial obéissant aux ordres de Kigali, Luanda et Kampala ; 4) Ayant suffisamment démontré leur très forte propension à se faire corrompre par le pouvoir en place et à trahir ainsi la patrie au profit des Rwandais, certains ténors du tshisekedisme en vue présentement se sont d’office auto-exclus, par rapport à notre peuple, de la course à une alternative au sommet de notre Etat; 5) Seuls des néo-mobutistes, entendus comme des jeunes patriotes, intègres et compétents qui constitue un Courant réformateur au sein du nouveau MPR qui arrive, étant animés d’un idéal mobutiste élagué de certaines antivaleurs que le Maréchal Mobutu lui-même ne cessait de stigmatiser, constitueraient un ultime recours pour la décolonisation de notre pays pour la simple raison que, avant d’être un parti politique, le MPR est d’abord un état d’esprit qui se fonde sur l’amour de la patrie, le sens du pardon et de la réconciliation nationale, le sentiment de grandeur de notre nation et d’intériorisation de notre unité nationale, la pratique de la politique de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut sans tenir compte de sa tribu, de son ethnie ou de sa province d’origine etc.

Or, c’est exactement ce qui nous a manqué, depuis le 16 mai 1997. C’est exactement ce qui profite aux Rwandais, Angolais et Ougandais pour nous coloniser. C’est ainsi que nous disons que seul le nouveau MPR animé par un Courant réformateur est idéologiquement, humainement et politiquement outillé pour diligenter une résolution structurelle de notre problématique de sécurité nationale et de reconstruction nationale notamment au regard de ses capacités à implémenter ses trois séquentielles chronométrés de notre libération nationale et de notre développement que sont : 1) Réhabiliter les ex-FAZ et pacifier complètement et irréversiblement l’Est du pays en six mois ; 2) Doter le pays d’un armée nationale capable de sécuriser nos frontières nationales, de sauvegarder l’intégrité de notre territoire et de protéger aussi bien notre peuple que nos ressources nationales du sol et sous-sol, 3) Faire accéder notre pays au statut d’un pays émergent endéans cinq ans.

En effet, si les 50 à 60 milliards de dollars que l’Angola nous prend annuellement par la force en pompant unilatéralement notre pétrole du plateau continental de l’Océan Atlantique lui ont permis d’accéder, en moins de dix ans, au statut de pays émergent ; il n’y aurait aucune raison que, en nous appropriant l’exploitation de notre pétrole du littoral atlantique et du Lac Albert, en assainissant nos secteurs des mines et du bois et en rentabilisant nos exportations de l’énergie électrique d’Inga, nous ne puissions même dépasser, en cinq ans seulement, cette première économie du continent africain qu’est le Nigéria, laquelle était bien loin derrière le grand Zaïre de Mobutu en 1991.

Voilà comment se présente la problématique de notre salut national et ses approches d’une solution structurelle. La balle est dans le camp de nos élites et de notre population, surtout celle de l’Est du pays. C’est à nos élites de s’assumer en se débarrassant de certaines pesanteurs ethnocentriques et géopolitiques pour s’impliquer dans ce qui sera un combat de tous les fils et files du Congo-Zaïre, indépendamment de toute coloration politique, pour la véritable libération de notre pays.

De toutes les façons, le nouveau MPR qui arrive avec sa dynamique réformatrice est par définition le parti du pardon, de la réconciliation nationale et de la restauration de notre grandeur nationale du passé avec le concours de tous fils et filles du pays indépendamment de leurs ethnies ou provinces d’origine. C’est à notre peuple de choisir entre laisser se perpétuer l’actuel statu quo kabilo-lemeriste avec une colonisation de notre pays qui l’expose à des pillages, viols, atroces tueries par des étrangers ou agir pour un changement qui va permettre au nouveau MPR de remettre rapidement sur pieds de guerre nos très redoutables Forces Armées Zairoises, de libérer notre pays de son actuelle colonisation et de le placer sur la même orbite de développement que le Nigéria et l’Afrique du Sud. Il ne s’agira pas du tout d’un miracle au regard de la qualité et quantité des ressources humaines que le mobutisme avait mises à la disposition de notre nation et qui sont prêts à servir notre peuple !!!

Faustin BOSENGE
Coordonateur des FNRC