CAMPAGNE DE SENSIBILISATION DES JEUNES SUR LA PRÉVENTION DU SIDA

Introduction

Les samedis 15 et 22 mai 2004, notre association sans but lucratif dénommée “ solidarité pour le développement communautaire ” en abregé ” SODEC “ est descendue sur le terrain dans la commune de Kasa-vubu où une campagne de lutte contre le sida était lancée dans le cadre de son programme intutilé “ lutte contre la propagation du VIH/SIDA chez les jeunes “.
Une série des conférences et débats était animée dans l’Eglise “ Mission Evangélique le Tabernacle de Dieu ( METAD ) “ sise Avenue Force Publique N°83 ( En face du Lycée Motema Mpiku ).
Le présent rapport comporte trois volets à savoir : les statistiques des personnes sensibilisées, la communication pour le changement de comportement et la grande préoccupation des participants.
1.LES STATISTIQUES DES PERSONNES SENSIBILISEES
71 personnes étaient sensibilisées et conscientisées à adopter un comportement à moindre risque vis-à-vis du VIH/SIDA et à banir le rejet, la discrimination et la stigmatisation envers les personnes vivants avec le VIH ( P V V ) ou celles affectées par le VIH ( PAV ). Les données ventilées selon le sexe et la tranche d’âge sont les suivantes :
-De 5 à 9 ans : 0 fillette et 0 garçonnet, soit : o enfant sensibilisé
-De 10 à 14 ans : 5 fillettes et 6 garçonnets, soit : 11 enfants sensibilisés
-De 15 à 19 ans : 9 filles et 14 garçons, soit : 23 enfants sensibilisés
-De 20 à 24 ans : 7 filles et 5 garçons, soit : 12 jeunes sensibilisés
-De 25 à 29 ans : 4 filles et 3 garçons, soit : 7 jeunes sensibilisés
-De 30 à 34 ans : 2 femmes et 3 hommes, soit : 5 adultes sensibilisés
-De 35 à 39 ans : 4 femmes et 3 hommes, soit : 7 adultes sensibilisés
-De 40 à 45 ans : 1 femme et 0 homme, soit : 1 adulte sensibilisé
-De 45 à 49 ans : 0 femme et 1 homme, soit : 1 adulte sensibilisé
-50 ans et + : 0 femme et 1 homme, soit : 1 adulte sensibilisé
-NSP : 2 femmes et 1 homme, soit : 3 adultes sensibilisés
2.LA COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT
Les participants étaient informés que le sida est causé par le virus de l’immunodéficience humaine et qu’il s’agit d’une maladie contagieuse, infectieuse et transmissible par voie sexuelle ou sanguine.
Ils étaient également informés qu’une infection à VIH est une pénétration et un développement dans un être vivant du virus de l’immunodéficience humaine provoquant des lésions en se multipliant, et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine. Ils étaient convaincus que ce virus rend le corps humain plus vulnérable à toutes les autres maladies à cause de l’affaiblissement de toutes ses défenses naturelles contre les microbes.
Nous avons fait une distinction entre un séropositif et un malade du sida en disant ceci : “ un séropositif est une personne qui héberge le VIH dans son corps, mais, se trouve en bonne santé apparente, tandis qu’un malade du sida est un séropositif qui présente des symptômes tels que diarrhée prolongée, perte de poids exagérée, tuberculose, infections prolongées...
Nous avons expliqué aux participants comment peut-on contracter le sida et nous avons insister sur les modes de transmission ci-après :
a). Relations sexuelles entre un séropositif et une personne saine :
Le VIH est présent dans le sperme, les sécrétions vaginales et le sang d’un séropositif, et peut se transmettre à une personne saine lors d’un rapport sexuel à haut risque ( rapports sexuels pratiqués sans préservatif avec un ou plusieurs partenaires sexuels occasionnels ou reguliers ).
b). Sang à sang :
Le VIH est présent dans le sang d’un séropositif et peut se transmettre à une personne saine en cas de transfusion sanguine du sang infecté ou blessure due à l’usage des objets tranchants infectés par le VIH lors de tatouage, scarification, circoncision, mutilation, injections…
c). De la mère à son enfant pendant la grossesse, pendant l’accouchement et pendant l’allaitement.
Eu égard à ce qui précède, nous avons conseillé les participants, réunis dans le cadre de l’Eglise, à prévenir le sida dans leurs milieux respectifs en se conformant à l’éthique chrétienne.
Dans cet ordre d’idées, nous avons demandé à toutes et à tous de s’abstenir des relations sexuelles endehors du mariage; nous avons aussi demandé aux mariés de garder une bonne fidélité absolue et réciproque; nous avons conseillé les participants à utiliser les objets tranchants ( lame de rasoir, aiguille, seringue, ciseau, etc. ) neufs et à exiger le sang testé pour le VIH et non-infecté lors de la transfusion sanguine.
Il a était demandé aux participants de banir le rejet, la discrimination et la stigmatisation à l’égard des personnes vivants avec le VIH ou celles affectées par le VIH.
De ce qui précède, nous avons expliqué aux participants qu’il n’y a aucun risque de transmission du sida en cas de :
a). Piqûres des moustiques.
b). Baisers et contacts corporels ( poignée de main, caresses et câlins).
c). Contact étroit avec une personne porteuse du virus, dans la même famille ou dans le même appartement ).
d). Un accès de toux ou un éternuement.
e). Utilisation commune de la vaisselle et autres équipements collectifs non infectés par le VIH.
f). Respect des règles d’hygiène d’usage lors de la coiffure des cheveux, la manucure, le tatouage et le perçage des oreilles.
3.LA GRANDE PREOCCUPATION DES PARTICIPANTS
La grande préoccupation des participants était d’avoir des explications claires et précises sur ce qui suit :
a). STADE 1 ( période fenêtre ) : 1èr jour à 3 mois
-Virus : +
-Anticorps : -
-Test labo : -
-Signes : -
-Contamination : +
b). STADE 2 ( SEROPOSITIF ) : 3 mois à 5-10 ans
-Virus : ++
-Anticorps : +
-Test labo : +
-Signes : -
-Contamination : +

c). STADE 3 ( SIDA ) = Maladie après 5-10 ans
-Virus : ++++
-Anticorps : +/-
-Test labo : +/-
-Signes : +
-Contamination : +/-
CONCLUSION
Les participants étaient convaincus que le sida existe bel et bien et que l’unique moyen pour lutter contre cette maladie c’est la prévention.
Fait à Kinshasa, le 24 mai 2004
Le Secrétaire Général et Coordonnateur de Programmes
Joseph Tshibalabala Dikuyi