VIH / SIDA ET LES JEUNES

Le Premier rapport officiel sur le VIH/SIDA ( syndrome d’immuno-déficience acquise) a été publié en juin 1981. A cette époque aucun de nous n’aurait pu imaginer l’ampleur que prendrait l’épidémie. En 24 ans, le Sida est devenu la plus grande pandémie jamais connue.
Le Sida envahit l’Afrique.
L’Afrique subsaharienne est le foyer de la pandémie. Seulement dans cette partie du monde, L'année 2004 a été la pire de tous les temps. Le sida a tué approximativement 3.1 millions de personnes dans le monde (entre 2.8 et 3.5 millions), principalement en Afrique subsaharienne. Parmi ceux-ci environ 510 000 sont des enfants (entre 460 000 et 600 000).
Décès dû au Sida.
Le nombre de décès chez les adultes et enfants, fin 2003.
Total mondial 2.900.000 ( 2.600.000 – 3.300.000)
Afrique subsaharienne 2.200.000 ( 2.000.000 – 2.500.000)
R.D.CONGO 100.000 ( 50.000 – 220.000)
(source onusida).
Le Sida constitue la principale cause de mortalité en Afrique. Et ce sont des jeunes qui sont beaucoup plus infectés. Plusieurs éléments sont liés à la propagation du VIH. Le Sida à son tour a aggravé d’autres problèmes. La situation qui règne en Afrique où le Sida gagne du terrain se caractérise par quelques aspects :
- Rapport sexuel non protégé : Beaucoup des jeunes sont aujourd’hui contaminés à cause des relations sexuelles non protégées, et la conduite des jeunes semble confirmer cette analyse. En Afrique et surtout en République démocratique du Congo, les jeunes sont beaucoup plus vulnérables pour ce qui est de contracter ou transmettre le Sida, ils sont exposés aux risques de l’infection à cause des plusieurs éléments entres autres :
- Manque de l’information ;
- L’ignorance du danger ;
- Les pressions exercées sur les autres jeunes ( le cas de viol des filles et jeunes femmes surtout à L’Est du pays pendant cette période de conflit et l’exploitation sexuelle des jeunes filles sur toute l’étendue de la RDCongo.
- La pauvreté : Beaucoup des jeunes souffrent de malnutrition et aussi les équipement médicaux utilisés dans des centres médicaux sont rudimentaires à cause de la pauvreté, ce qui crée un contexte propice à la propagation du Sida.
- La culture : Dans beaucoup des cultures africaines, la femme n’est en droit de questionner son partenaire sur ses aventures extraconjucales, de refuser l’acte sexuel ou de réclamer l’utilisation de moyens de protection.
- Les infrastructures médicales insuffisantes et d’autres ne répondent pas aux normes.
- L’impossibilité de refuser un rapport non protégé ;
- L’accès limité aux contraceptifs.
Le gouvernement devra mettre en place les programmes d’éducation des jeunes portant sur les maladies MST dont le SIDA, qui permettent aux jeunes de faire le choix et des prendre des décisions concernant leur santé, et il nécessaire que les jeunes et les organisations des jeunes prennent part à l’élaboration de ces programmes.
Actuellement, nous remarquons un déséquilibre dans les taux d’infection des hommes et des femmes : les taux de nouvelles infections est plus élevé chez les jeunes femmes que les jeunes hommes. Les taux d’infection des jeunes filles augmentent plus rapidement à cause de leur plus grande susceptibilité biologique, du manque de sécurité financière, des mariages forcés et précoces, du viol, des services sexuels et du trafic des jeunes filles. Les rapports sexuels non protégé sont responsables de beaucoup de cas d’infections.
Il nécessaire à ce que les jeunes et les organisations des jeunes, y compris les jeunes séropositifs, participent à la planification, mise en œuvre et évaluation des programmes de préventions du VIH/SIDA.
Patrick Mwamba K.
Kabmwa@yahoo.fr