LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION DES JEUNES DE LA COMMUNE DE NDJILI SUR LA PREVENTION DU VIH-SIDA ET IST

INTRODUCTION
Le présent rapport décrit le lancement de la campagne de sensibilisation des jeunes de la commune de Ndjili sur la prévention de l’infection à VIH-SIDA et des Infections Sexuellement Transmissibles.
Le samedi 27 août 2005, l’ONG « SOLIDARITE POUR LE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE » a effectué une descente sur terrain pour sensibiliser et conscientiser les jeunes de la commune de Ndjili sur les comportements à haut risque vis-à-vis de l’infection à VIH-SIDA et les amener à adopter un comportement à moindre risque.
Une campagne multimédia était organisée, dans le cadre de la communication pour le changement de comportement vis-à-vis du VIH-SIDA, avec les matériels audiovisuels et promotionnels du Bureau de Coordination Provincial du Programme National de Lutte contre le SIDA et IST. Cette campagne multimédia était organisée dans l’enceinte de la Paroisse BONDEKO (ECC/53è Communauté Baptiste du Kwango, Avenue MFU N°35, Quartier 5, Commune de Ndjili, Ville de Kinshasa-RDC).
Notre rapport s’articule autour de techniques de communication utilisées, statistiques et préoccupations des participants.
1.TECHNIQUES DE COMMUNICATION UTILISEES
L’ONG « SOLIDARITE POUR LE DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE », en sigle « SODEC », recourt à la communication interpersonnelle comme stratégie d’intervention dans le cadre de son programme intitulé « lutte contre la propagation du VIH-SIDA chez les jeunes ».
Le samedi 27 août 05, SODEC avait organisé une campagne multimédia à partir de 16h00 jusqu’à 19h00 pour sensibiliser les jeunes de la commune de Ndjili sur les comportements à haut risque vis-à-vis du VIH-SIDA et les amener à adopter un comportement à moindre risque.
Les techniques de communication utilisées étaient les suivantes :
-Projection d’un film éducatif ;
-Distribution des supports éducatifs ;
-Causeries éducatives.
Les jeunes qui avaient pris part à cette campagne multimédia ont visualisé un film éducatif intitulé « EPIDEMIE DE L’OMBRE ». Ce film a permit aux jeunes de comprendre que plusieurs comportements à haut risque vis-à-vis du VIH-SIDA et des Infections Sexuellement Transmissibles sont généralement influencés par des images qu’ils voient à travers les chaînes de télévision. Ce film a également permit aux jeunes de voir des images des personnes porteuses du virus HIV et de faire une distinction entre un séropositif et un malade du sida.
Les jeunes étaient sensibilisés sur les MST et VIH-SIDA ; ils étaient suffisamment informés sur les risques liés à l’infection à VIH-SIDA et aux Infections Sexuellement Transmissibles ; ils étaient conscientisés sur la conduite à tenir pour prévenir l’infection à VIH-SIDA et les autres Infections Sexuellement Transmissibles dans leurs milieux.
Ils ont visualisé des images fortes pour qu’ils soient convaincus que le VIH-SIDA est une réalité et un danger permanent.
SODEC avait distribué les affiches et les dépliants publiés par le Programme National de Lutte contre le SIDA et IST.
Un dépliant avait un message spécifique adressé aux adolescentes et adolescents pour leur apprendre ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut faire ou ne pas faire et ce qu’ils gagnent s’ils acceptent les conseils prodigués face aux risques liés à l’infection à VIH-SIDA et aux Infections Sexuellement Transmissibles.
Un autre dépliant avait un message spécifique adressé aux jeunes filles et jeunes garçons. Ce dépliant a permit aux concernés de comprendre que le sida est toujours présent dans leurs milieux et peut les arracher à la vie s’ils ne se protègent pas. Pour se protéger, ce dépliant dit que les jeunes doivent choisir :
-l’abstinence sexuelle avant le mariage ;
-la fidélité réciproque pour les mariés ;
-l’utilisation correcte et systématique du préservatif.
Le modèle d’affiche utilisé reprenait le même message que le dépliant ci haut cité.
Des causeries éducatives ont aidé les participants à faire un dialogue avec les pairs éducateurs au sujet de plusieurs risques liés à l’infection à VIH-SIDA et aux Infections Sexuellement Transmissibles.
2.STATISTIQUES ET PRÉOCCUPATIONS DES PARTICIPANTS.
185 jeunes ont pris part active à cette campagne multimédia organisée dans le cadre de la communication pour le changement de comportement vis-à-vis du VIH-SIDA. Les données ventilées selon le sexe et la tranche d’âge se présentent comme suit :
De 5 à 9 ans : 4 adolescentes et 5 adolescents ; soit : 9 enfants sensibilisés
De 10 à 14 ans : 10 adolescentes et 26 adolescents ; soit : 36 enfants sensibilisés
De 15 à 19 ans : 33filles et 34 garçons ; soit : 67 enfants sensibilisés
De 20 à 24 ans : 11filles et 7 garçons ; soit : 18 jeunes sensibilisés
De 25 à 29 ans : 7 filles et 2 garçons ; soit : 9 jeunes sensibilisés
De 30 à 34 ans : 2 femmes et 3 hommes ; soit : 5 adultes sensibilisés
De 35 à 39 ans : 1 femme et 6 hommes ; soit : 7 adultes sensibilisés
De 40 à 45 ans : 4 femmes et 3 hommes ; soit : 7 adultes sensibilisés
De 45 à 49 ans : 2 femmes et 2 hommes ; soit : 4 adultes sensibilisés
De 50 et + : 5 femmes et 2 hommes ; soit : 7 adultes sensibilisés
NSP : 9 filles et 7 garçons ; soit : 16 jeunes sensibilisés
La grande préoccupation des participants était d’avoir des éclaircissements sur les risques liés à l’infection à VIH-SIDA et aux Infections Sexuellement Transmissibles.
Pour répondre à la grande préoccupation des participants, les pairs éducateurs avaient dit que les risques liés à l’infection à VIH-SIDA et aux Infections Sexuellement Transmissibles sont très variables selon les différentes situations de la vie.
Selon les pairs éducateurs, l’utilisation d’une même brosse à dents, seringue, aiguille ou autre objet tranchant par plusieurs personnes constitue un énorme risque et doit être évité absolument ; il y a un risque élevé de contamination en cas de rapports sexuels sans protection avec une personne déjà infectée et pour se protéger il faut utiliser correctement et systématiquement le préservatif ; une infection est possible par l’absorption dans la bouche de sperme contaminé par le virus HIV. De même, les sécrétions vaginales peuvent contenir le virus HIV. D’où, il faut éviter d’absorber dans la bouche du sperme ou des sécrétions vaginales.
Les participants étaient encouragés à bannir le rejet, la discrimination et la stigmatisation à l’égard des PVV et PAV.
Ils étaient informés qu’il n y a aucun risque de contamination lors de contacts corporels et de contacts de la peau tels que poignée de main, caresses et câlins ; aucun risque de contamination par les baisers, mais, théoriquement le risque ne peut être exclu pour les baisers profonds ; personne ne peut être contaminé par le seul fait qu’il vit en contact étroit avec une personne porteuse du virus HIV dans la même famille ou dans un même appartement ; un accès de toux ou un éternuement ne peuvent en aucun cas être à l’origine d’une transmission du virus HIV ; l’utilisation de la même vaisselle qu’une personne contaminée ne présente aucun danger. Il n’est pas nécessaire non plus de laver séparément ses vêtements ou son linge ; le virus HIV ne peut être transmis par l’utilisation commune d’équipements collectifs (piscine, WC, salles d’eau) ; aucun risque pour les traitements médicaux si les règles d’hygiène d’usage sont respectées (utilisation de matériel à usage unique ou instruments stérilisés) ; aucun risque, pour autant que les règles d’hygiène d’usage soient respectées lors de la coiffure, manucure, tatouage et perçage des oreilles ; aucun risque en cas de piqûres d’insectes.
Une fille était curieuse de connaître le degré du risque de contamination en cas de contact avec les sous-vêtements d’une fille porteuse du virus HIV pendant sa période de règle.
Plusieurs filles voulaient avoir des conseils en rapport avec la conduite à tenir devant un homme qui refuse d’utiliser le préservatif pendant les rapports sexuels.
Selon les pairs éducateurs, le dépliant ayant un message spécifique adressé aux jeunes filles et jeunes garçons est clair car il est écrit que : tu t’exposes dangereusement au sida et aux IST :
-Si tu pratiques des rapports sexuels non protégés avec des partenaires sexuels multiples et occasionnels ;
-Si tu refuses catégoriquement d’utiliser le préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels ;
-Si tu portes quelquefois, mais pas toujours, le préservatif lors des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels ;
-Si tu penses que tes partenaires sexuels te sont fidèles.
CONCLUSION
SODEC a organisé cette campagne multimédia pour contribuer à la réduction de la prévalence du VIH-SIDA et des IST par la sensibilisation des jeunes. Cette campagne de sensibilisation des jeunes continue dans le même site.
FAIT A KINSHASA, LE 29 AOUT 2005
LE SECRETAIRE GENERAL ET COORDINATEUR DE PROGRAMMES
JOSEPH TSHIBALABALA DIKUYI