Les déplacés de Minova :Les ethnies vivent séparées.

GAO asbl

Alerte 02/08

Les déplacés de Minova :

Les ethnies vivent séparées.

Les réfugiés sont regroupés en deux camps : celui de Bushushu où se trouvent les Batembo et les bahavu et celui de Buchiro où se trouvent les Rwandophones venus de Mushaki, Masisi , Rutshuru , Kitchanga , Mweso , Karuha ,…

La crise qui sévit ce jour à l’Est de la RDCongo prend de plus de l’ampleur et des dissensions se font de plus en plus sentir au sein des communautés qui jadis vivaient en harmonie.

En effet, la guerre de Nkunda, qui prétend défendre la communauté Tutsi se répercute au sein de la population.
Les réfugiés sont regroupés en deux camps et vivent en chiens de faïence : celui de Bushushu où se trouvent les Batembo et les bahavu et celui de Buchiro où se trouvent les Rwandophones venus de Mushaki, Masisi , Rutshuru , Kitchanga , Mweso , Karuha ,…

Cette séparation n’augure pas des jours meilleurs car il se remarque déjà une certaine tension entre les tutsi et les autres communautés déplacées dans les camps à Minova.

Parlant de ces camps, soulignons que le territoire de kalehe a reçu des milliers de déplacés fuyant les combats qui opposent les FARDC aux insurgés du général déchu Laurent Nkunda.
D’autres ont fui l’insécurité semée par un mouvement armé nouvellement crée dans les hauts plateaux de Numbi et qui est dénommé : PARECO. Ce mouvement prétend lutter et résister contre Laurent Nkunda.

Au lieu de protéger la population de Numbi qui vit de l’élevage et de l’agriculture, ce mouvement se met à piller et à voler les biens de la population. Cette dernière est ainsi obligée d’abandonner tout et se déplacer dans des camps de fortune.
Aujourd’hui, plus de 800 ménages ( + 2000 personnes) sont déplacées à Minova, 400 ménages à Nyabibwe…
Une partie des déplacées vit dans des familles d’accueil. La famine bat son plein dans ces camps. Les déplacés sont plus constitués des femmes et enfants. A la question de savoir où sont les hommes, les femmes répondent qu’ils ont été tués par les dissidents. D’autres par contre quittent régulièrement les camps pour des travaux dans des familles autochtones.
A ce jour, 34 cas de viols (dont 5 à l’endroit des mineures) ont été enregistrés dans ces camps.

Ainsi, GAO recommande :

Au gouvernement

- De rétablir la paix dans ce milieu

Au conférenciers sur la paix au Nord et Sud Kivu.

- D’identifier les causes de l’absence de paix et d’émettre les voies de sortie de la crise.
- De ne pas cautionner le mal.

Aux ONG et personnes de bonne volonté.
- D’apporter assistance aux déplacés de Minova.

GAO asbl.