Le RECIC National: Quelques activités

Les résultats suivant étaient attendus:
- Les résultats des négociations Congolaises sont vulgarisés
- Le peuple Congolais prend conscience de son pouvoir et de sa responsabilité dans le retour de la paix au Congo et s’engage dans le processus de changement;
Il était donc prévu que :

- Au moins un million de personne sont informés des résultats du DIC par Province de la RDC soit 11 millions de personnes sur toute la république
- 11 000 feuillets contenant les résultats des négociations Congolaises et les accords de paix sont distribués auprès des vulgarisateurs
- Au moins 50 vulgarisateurs par province sont préparés pédagogiquement à l’animation de cette vulgarisation mobilisation; soit 550 vulgarisateurs

Tous les moyens prévus pour ce projet n’ont pas été réunis. Seul 11.11.11 a contribué avec 34660 euros sur environs 70 000 euros qui étaient sollicités des plusieurs bailleurs des fonds. Cet manque de moyens a poussé le secrétariat exécutif du RECIC a rassembler les activités et à le réaliser au moment de sa descente en province. Il était organisé dans chaque province , au moment de la visite du secrétaire exécutif National, trois temps d’activités :
- La restitution du Dialogue inter congolais, les leçons à tirer du processus de paix en RDC et les mécanismes de prise en charge par la population,
- L’atelier pédagogique : recyclage et l’initiation des animateurs à l’éducation civique
- L’accompagnement de la mise en place des réseaux provinciaux d’éducation civique

Aperçu des activités réalisées

1. La campagne sur les leçons du processus du dialogue et sur les mécanismes de prise en charge du destin national par la population

Etant donné que seul 11.11.11 a contribué à la réalisation de ce programme, cette activité a été réalisés dans les provinces de Bandundu, Bas –Congo, Equateur, les deux Kasaï et Kinshasa sous forme des sessions avec les animateurs de la société civile qui devaient alors à leur tour vulgariser auprès de leurs publics cibles respectifs.
Une cinquantaine d’animateurs du mouvement associatif à été associée à cette activité dans chaque province. Pour atteindre le plus des personnes possible et rendre public les conclusions des échanges en province, il été organisé des émissions radiodiffusés ou télévisées selon le lieu.

Les Radios et les télévisions locales ont été mis à profit . Au moins une émission spécialisée a été organisé dans chaque province. 7 émissions ont été réalisées à Kinshasa. Selon les estimations des journalistes au moins 500 000 personnes ont été touchées dans chaque province et 1000 000 par émission à Kinshasa.

Les rapport des ces sessions sont dans un document annexé à ce rapport.
Le résultat global de ces sessions est que les animateurs de la société civile en provinces ainsi touchés ont tirés des leçons claires du processus de paix et ont fait des déclarations d’engagement pour s’impliquer dans la mise en place, par la population des mécanismes pour la prise en charge du destin national, prenant conscience que le pouvoir appartient effectivement au peuple.
Un deuxième résultat est l’engagement de mettre en place un large mouvement citoyen capable de ses mobiliser pour une citoyenneté responsable et active.
Le troisième résultat est que les organisations généralement non impliquées dans l’éducation civique ont compris l’importance de s’impliquer dans cette activité et de le faire en ne se limitant pas aux seules associations de la société civile mais d’aller vraiment vers le peuple.

2. La commission pédagogique

Lors des sessions décrites ci - haut, des comité d’éducation civique ont été mis en place pour réaliser ce travail pédagogique. Une démarche et un comité adaptés à chaque province ont été élaborés pour mieux atteindre le plus grand nombre.
Ainsi, dans les provinces visitées, les représentants des groupes suivants ont été associés aux sessions et aux comités : Les paroisses, les auditeurs des radios et de télévisions, les vendeurs des marchés centraux, les écoles secondaires et professionnel, les associations professionnelles et culturelles, les associations paysannes, les structures coutumières, les syndicats paysans,

3. Vulgarisation des résultats des négociations

La vulgarisation des résultats des négociations s’est faite sous formes de multiplication et de distribution des textes des différents accords signés : l’accord de Sun city, l’accord de Luanda, l’accord de Pretoria. Le rapport du groupe d’experts de l’Onu sur l’exploitation illégale des ressources de la RDC a également été vulgarisé au Bas – Congo et à Kinshasa.
Ces textes n’ont cependant pas été traduits en langue car non seulement cela n’était pas encore les textes définitifs mais également les moyens n’étaient pas encore disponibles. Les 11 000 feuillets prévus n’ont pas été publiés pour la même raison.

4. Restitution, échange et stratégies populaires

Les sessions organisées dans les provinces ont été l’occasion de s’assurer que la restitution du DIC avait été réalisé. Dans la plus part des provinces(toutes sauf le Kasaï occidental) Les délégués se sont coupés de la base et donc il fallait procéder à la restitution. C’est partant de ces restitution sur le processus de paix en RDC que les leçons étaient tirées et que des mécanismes étaient définis
Six grandes séances des restitution des résultats du processus de paix ont eu lieu dans les six provinces visitées. Dans chaque province vingt associations ont pris l’engagement de faire d’autres restitutions dans tous les districts et les territoires. Ces associations regroupent chacune au moins vingt membres.

4. Un atelier pédagogique pour préparer à assurer la restitution à travers la province.

Pour s’adapter au moyens disponibles ces ateliers se sont passé autrement : les noyaux du RECIC dans les provinces, dans les villes visités se sont joint a secrétaire exécutif national pour préparer des restitutions dans la ville même et ses environs. Certains délégués et experts au dialogue inter congolais trouvés sur place ont fait partie de cette équipe. C’est notamment Madame Ekombe de l’équateur et de Madame Thérèse LUVUMA du Bas Congo.
Nous avons organiser 7 ateliers pédagogique avec les animateurs d’éducation civique du mouvement associatif de la place. Ces réunions qui servaient aussi d’animation type pour les vulgarisateurs ont rassemblé 30 personnes par province soit 210 animateurs. A la fin de ces ateliers, les animateurs comprenaient l’importance d’une bonne formation en éducation civique et ont tous exprimés le besoin d’une formation plus approfondies.

5. Renforcement de la société civile

Le RECIC National est rapidement devenu un des piliers de la société civile. Il a accompagné toutes les actions qui ont été organisé durant la période concernée par ce rapport. Il soutenu les activités de lobbying, de terrain et de concertation. Il a accompagné le processus qui a aboutit au Congrés de la société civile qui a eu comme résultat :
- La clarification de la vision de la société civile
- L a définition d’un code de conduite
- L’adoption du contenu du mandat à confier aux représentants de la société civile au sein des institutions de la transition
- La mise en place des mécanismes de contrôle et de sanction de nos représentants
- La mise en place d’une coordination nationale et des textes la régissant

6. Impact sur la société civile

Le RECIC National a réussit à obtenir la décision de la société civile pour qu’elle lui confie la direction des actions de mobilisation populaire au sein de la société civile. Il a donc organisé une première réunion de 3 jours avec les organisations concernées. Ces organisations ont marqué leur accord pour que la priorité soit accorder à l’organisation de la population en vue qu’elle prenne en charge son destin en exigeant et obtenant des élections fondatrices d’un nouvel ordre et d’une nouvelle logique de l’Etat qui donne le contrôle des affaires publiques à la population.

7. Représentation

Le réseau a été représenté au pays comme à l’extérieur du pays par son coordonnateur et ou son secrétaire Exécutif National. Il a ainsi été présent à 22 concertations de haut niveau. Il a répondu à 4 invitations du gouvernement dont une de la présidence de la République.

ACTIVITES INSTITUTIONNELLES

1) Une réunion de la coordination nationale

La réunion n’a pas eu lieu du fait qu’à l’issue d’une concertation entre le Coordonnateur National et le Secrétaire Exécutif National il a été jugé bon d’organiser cette réunion après la visite des toutes les provinces. A la place une réunion du bureau de la coordination a été convoquée pour assurer le suivi des activités et préparer la réunion de la coordination nationale.

2) Une tournée d’animation, de suivi de la mise en application des recommandations de l’atelier national, de collecte des besoins et spécificités provinciales

Cette tournée à eu lieu dans les provinces non occupées. Elle a servi a débloquer l’implantation des activités d’éducation civique qui étaient souvent freinées à cause des diverses raisons parmi les quelles il faut citer :
- L’hésitation des projets qui existaient déjà
- L’appropriation du RECIC par ceux qui ont participé à l’atelier national au lieu d’associer tous ceux qui agissent dans le domaine et élargir la base ;
- Le silence pur et simple de certains délégués des provinces

Elle a permis de préciser les visées et la vision du RECIC qui ne doit pas être perçus comme une bureaucratie de plus mais comme un forum des citoyens en vue d’une prise en charge des responsabilités par la population. De relancer le recensement des éducateurs civiques et mettre en route leur mise en réseau.
Cette tournée a également permis de récolter le besoin des provinces notamment :
- Certaines provinces exigent que les statuts soient révisés pour les intégrer dans le comité de coordination national ;
- Toutes les provinces réclament une formation approfondies dans les matières suivantes :

· Education à la citoyenneté
· Transformation des conflits et construction de la paix
· Technique de mobilisation populaire pour la prise en charge des problèmes locaux par les citoyens à la base

3) L’accompagnement dans la mise sur pieds des réseaux provinciaux là où il n’y a pas

La tournée dans les provinces s’est avérée vitale dans la mise sur pieds des réseaux d’éducation civique élargis en Province. Fort souvent des associations isolées où regroupées dans un cadre restreints et parfois fermé se sont déjà constitués sous l’égide du Crongd. Ces associations ou ces regroupements thématiques ont eu une portée limitée tant sur le plan de la vision de l’éducation civique, de la méthode, de la diversité des membres que sur le plan de l’implantation géographique. Leur enveloppe de protection étaient tellement étanche qu’il était difficile de partir de ces cadre pour déclanché un mouvement citoyen tel que souhaité par le plan National d’éducation civique ainsi que la vision d’éducation civique que nous nous sommes fixé. L’impératif de lancer le RECIC dans ce provinces, conformément à la volonté de l’atelier national d’éducation civique était donc fortement justifié. Il a donc été procédé à l’installation des comités provinciaux élus démocratiquement. L’effort était de faire en sorte que tous les comités comprennent l’importance d’un réseau réellement Provincial, impliquant tout le monde pour espérer déboucher sur un véritable mouvement citoyen.

4) Installation du secrétariat national

L’installation du Bureau du secrétariat Exécutif national s’est limité à la location d’un bureau situé sur l’avenue GREY PONT n° 4, derrière la station Mobil à Kintambo Magasin dans la commune de Ngaliema.
Ces bureaux ont été équipés des quelques tables et chaises. Trois ordinateurs ont été pris en location. Une voiture est également occasionnellement louée pour faire face aux problèmes de locomotion.
Le Secrétaire Exécutif National y travail avec le concours d’une secrétaire chargée de l’administration et des finances et d’une sentinelle. Dans les moment d’intenses activités il s’est fait assisté d’un consultant pour produire rapidement des résultats.

Pour le RECIC – NATIONAL

J. Pascal RUKENGWA B.
Secrétaire exécutif national du réseau national

RAPPORT PARTIEL DES MISSIONS DE RESTITUTION ET D’ACCOMPAGNEMENT EN PROVINCES :
BANDUNDU, EQUATEUR, LES DEUX KASSAI ET KINSHASA

Le Recic National a été mis sur pieds par les éducateurs civiques de la RDC en Février 2002 suite aux résolutions du deuxième atelier National d’éducation civique pour accompagner la mise en route d’un mouvement citoyen global pouvant induire la prise en charge des problèmes communautaires par la population locale, une citoyenneté responsable et active.

Parmi les organes qui ont été institués au sein du RECIC National se trouve un secrétariat exécutif national qui a la charge d’implémenter cela sur le terrain.

Tirant les leçons du processus de paix en RDC, le Secrétariat exécutif national du RECIC s’est fixé les défis suivants :
- Recenser les éducateurs civiques en RDC pour former un réseau des citoyens à travers le pays entiers joignant des personnes morales et physique disséminées à travers le pays mais voulant induire la citoyenneté responsable et active. Un réseau des citoyens qui prennent en charge leurs responsabilités de manière active
- Ce linkage a pour objectif prioritaire de conscientiser et organiser la population en vue qu’elle exige obtienne et contrôle des élections au moins locales. Il s’agit d’accompagner la population à exiger des élections et à les obtenir pour les contrôler, c’est-à-dire pour envoyer ses meilleures filles et fils aux affaires au moins locales. Il est sûr que les actuels belligérants, dirigeants de demain ne vont pas de gaîté de cœur organiser des élections. Pourtant il est impératif de lancer un système de gestion basé sur le consentement du peuple, la responsabilité des gouvernant devant les gouvernés ainsi que la prise en charge des problèmes locaux par la population. Comme cela peut ne pas fonctionner tout de suite et partout, il s’agit d’être réaliste et de viser d’abord une démocratie locale. Si les élus du peuple peuvent déjà prendre en charges les problèmes locaux on pourrait déjà faire un pas important. La pression à mettre sur les dirigeants durant la transition pour obtenir les élections nécessite une mobilisation à travers ce linkage, qui peut s’appuyer sur les membres de la société civile qui seront dans les institutions publiques et dont la seule mission devrait être de favoriser la tenue des élections dans un plus bref délais, une compagne impliquant des moyens permanant de pression doit être lancée. On peut par exemple garder une réclame dans tous les grand marchés exigeant les élections et décomptant les jours qui restent, des tableaux messages ; Il faudra placer des mécanismes, des repères pour faire de cela quelque chose de permanant, de quotidien
- Ces deux défis exigent du personnel qualifié. Un personnel social qualifié va certainement nécessité une érection des compétences dans les domaines ci-après :

· Education à la citoyenneté
· Transformation des conflits et construction de la paix
· Technique de mobilisation populaire pour la prise en charge des problèmes locaux par les citoyens à la base

Cette érection des capacités pose le défis de mettre en place des outils pédagogiques, de développer des Kit, des modules de formation qui vont ensuite être usités pour travailler avec des chauffeurs, des artisans, des planteurs, etc. Il faut élaborer des outils pédagogiques et médiatiques pour rejoindre la population là où elle se trouve La formation ici doit dépasser le simple cadre d’une élite constituée et qui ne se rencontre que entre eux.

Faut-il former les gens ensemble ou avoir une équipe des formateurs itinérants, il semble qu’une équipe des formateurs itinérant implique un coût important mais présenter l’avantage d’apporter un renfort aux formés dans leurs milieux d’implantation où autrement une personne formée à mille diable débarque seule dans un village et ne sait plus que faire. Et quand elle peut faire quelques chose elle est confrontée aux problème de suivi. Il faut alimenter ces agent multiplicateurs car ce ne sont pas des héros. Même les messages de sensibilisation que l’on passe une fois les six mois n’ont pas l’avantage d’influencer suffisamment les gens, le message n’est pas suffisamment entendu d’où l’importance de rejoindre la population et porter le message le plus proche de lui, de sa vie quotidienne, qu’elle soit en contact avec le message régulièrement

Le programme de vulgarisation et de mobilisation pour l’implication de la population dans le processus de paix en RDC qui a été mis en route par le RECIC National en août 2002 part de la logique évoquée ci haut. Il s’est réalisé à travers des missions en provinces qui avaient les objectifs suivants :

1 Echanger avec les membres et les partenaires du RECIC (société civile) sur les leçons à tirer du processus de paix en RDC. Ceci pour élaborer les mécanismes d’implication de la population dans ce processus de transformation de la population et pour que les citoyens congolais reprennent avec responsabilité et activité le destin de leur pays en main.
2 Avoir une discussion pédagogique avec les animateurs d’éducation civique sur le sens de leur mission. C’est une sorte d’initiation rapide à l’éducation à la citoyenneté pour s’assurer que nous partons sur les mêmes bases et avons la même vision.
3 Réfléchir avec les responsables des RECIC en provinces sur leur organisation ( compréhension du travail et de son fonctionnement, implantation, recensement des membres, comptabilité, partenariat, textes de base, etc.)

Ces trois objectifs permettent de réaliser le tiers des activités qui étaient prévues dans ce programme. Un tel recentrage s’imposer suite au fait que les moyens prévus pour ce programme n’étaient pas tous mobilisés. Le programme s’est réalisé grâce à la seule contribution de 11.11.11.

CALENDRIER

Les missions en provinces ont été effectuées selon le calendrier suivant : DEMARCHE

Pour réaliser les objectifs assignés, récolter les données et en tirer les leçons notre démarche a été :
- Descente sur terrain
- Rencontre avec les responsables politico - administratifs
- Rencontre avec les responsables du Recic déjà désignés
- Sessions d’analyse des enjeux et de définition des mécanismes en plénière ou en carrefours ;
- Rencontre avec les autres responsables d’organisations susceptibles d’apporter un support à l’avancement de l’éducation civique en Province,
- Concertation avec les responsables des association de la société civile,
- Exposés et communication :
· Quelles leçons à tirer du processus de paix en RDC
· La problématique de la transition en RDC
· Le peuple Congolais et le processus de paix en RDC
· Le pillage des ressources de la RDC
- Témoignages et illustration des cas ;
- Lecture des documents divers et écoute de la presse locale,
- Accorder des interview à la presse locale et animer une émission d’éducation civique
- Atelier pédagogique avec les animateurs d’éducation civique ;
- Evaluation journalière des activiés

Ainsi nous avons pu réalisé une observation participative, noter des faits, les comparer, les comprendre et en tirer les conclusions que nous livrons dans le présents document.

RESULTAT DES ACTIVITES A TRAVERS LA TOURNEE

Observation sur le contexte général

Sur le plan politique

- Le personnel politico – administratifs est quelque peu boudé soit parce qu’il n’émane pas de la population locale
- L’autorité militaire joue un rôle prépondérant
- L’importance de la Monuc n’est pas perceptible par la population qui la regarde comme un groupe des bourgeois passant les journées à jouir de leurs biens et n’ayant pas beaucoup d’intérêt pour la population ( Bandaka, Kananga)
- La population et la presse locale sont assez mal informées

Sur le Plan Socio – économique

- Le délabrement complet de l’infrastructure sociale,
- L’absence quasi totale des routes et des travaux de salubrité publique( Un peu moins dans le Bas Congo ou quelques routes sont encore praticables)
- La fourniture d’électricité et de l’eau potable au niveau symbolique seulement même là où le gouvernement avait promis de le faire comme dans le Bandundu,
- Les conditions de vie précaires,
- Les salaires trop maigres et payé irrégulièrement ;
- L’inondation des villes lors des pluies(Bandaka)
- Les érosions menacent d’emporter la ville de Kikwit
- Les écoles sans infrastructure manquant jusqu’à la toiture, passant par les bancs ( même dans les provinces où le bois est produit)

Sur le plan Culturel

- Résurgence des mouvement magico - religieux au relents tribaux (Bas Congo);
- Influence forte de la musique sur les mœurs locales
- Influence de la pauvreté sur la moralité

Travail d’éducation civique

Bandundu : Un réseau dénommé Recic Bandundu regroupe déjà 11 organisations. Il est né suite à la formation sur la transformation des conflits et la construction de la paix que le Padef avait organisé et qui était animé par Pascal RUKENGWA B. alors Secrétaire d’appui du RECIC. La mise en route de cet réseau a été facilité par le fait que les animateurs de la société civile du Bandundu ont suivi une formation sur l’éducation à la citoyenneté responsable organisée par le Prefed et animé par J. Pascal RUKENGWA B. Cette formation a débouché sur la publication d’une brochure sur l’éducation à la citoyenneté.
Cet réseau été doté d’un comité composé de la manière suivante : .
Coordonnateur : Raymond Kitako, de Pax-Christi
Coordonnateur adjoint : Fréderic Ipani, le Bouclier
Secrétaire d’Appui : Emmanuel Mulenda, PADEF
Conseillers : :
Justin Kayanda, CDT
Modestine Lolomweni , DJFC
Stanis Matia , CRADEB

Ce comité a été officiellement installé par le Secrétaire Exécutif National du RECCIC.. Il a également été accompagné pour se doter des textes et des mécanismes claires de fonctionnement en évitant de mettre en place des lourdes structures. Une adresse pour les courriers électronique a été ouverte. Il s’agissait également de lancer un mouvement d’élargissement du réseau aux autres organisations et aux autres districts et territoire de la province du Bandundu. L’étendue de la province et les difficultés de communication rendent cette tâche coûteuse. Le comité local a donc reçu mission de procéder à cet élargissement. Il se pose alors un problème des moyens d’actions pour ce RECIC d’une province où la solidarité internationale n’est pas fort présente.
Ici le problème d’application des recommandation de l’atelier national ne pose pas des problèmes de philosophie mais uniquement ceux de moyens. Quelques séances de restitution de l’atelier national d’éducation avaient déjà eu lieu avant notre arrivé et la société civile était déjà sensibilisée sur l’importance de l’éducation civique.
A la question de savoir « comment peut-on arrêter le pillage du bois au Bandundu ? » les réponses suivantes ont été données :

1. Il faut éveiller la conscience de la population sur l'importance de nos ressources naturelles et le prix qu'elles peuvent rapporter au pays à l'instar du bois pour la province du Bandundu.
2. Que le RECIC à travers les organisations de base présentes puisse éveiller la conscience des chefs de terre, des chefs des groupements ainsi que de ceux des secteurs sur l'importance de nos ressources naturelles notamment le bois.
3. Que la délivrance de tout permis d'exploitation forestière soit accompagnée obligatoirement d'un projet de reboisement initié par le bénéficiaire.
4. Que la société civile provinciale, urbaine, l'UNAF et l'Ingénieur Stanis Matia prennent contact direct avec le gouverneur pour savoir s'il est au courant de l'exploitation combien abusive du bois et son trafic intense dans la province qui est sous sa supervision. Avant d'en arriver, que les structures suivantes : PADEF, AIPE, CADEV et DECODEKI fassent des enquêtes pour réunir les éléments qui constitueront des preuves à conviction et cela avec support photographique en espace d'une semaine. La société civile / Bandundu en est l'exécutant et cette tâche est facilitée puisque l'ONGD AIPE a des éléments probants actuels. Toutefois la démarche n'est pas sectorielle mais pour toute la province car les grandes réserves sont dans le Mai-ndombe et Plateau.
5. La population doit développer les mécanismes de résistance face à cette exploitation abusive et à grande échelle par des lobbying, des marches de protestation et des pétitions.
:

Pour traduire ces propositions en action concrète et imposer le point de vue de la population dans la prise de décision du pays, il a été proposé :
.
1. Extirper la population de l'ignorance : En mettant des informations à la disposition de tout le monde.
Les acteurs sont : - La société civile
- Le pouvoir public.

En exigeant à l'Etat de réhabiliter la chaîne locale de T.V. et en apprenant à la population d'agir contre toutes les décisions qui ne tiennent pas compte de ses intérêts par des marches pacifiques, lobbying, sit in, grèves, les messages par crieurs au niveau des quartiers.
2. Informer la population sur les réalités du pays par les mêmes acteurs, en apprenant aux élèves la géographie et l'histoire de la R.D.C.
Par l'éducation civique, l'alphabétisation de masse
Par la réhabilitation des anciens centres d'alphabétisation.
3. Amener les gens à agir et à réagir par les mêmes auteurs en enlevant la peur dans le chef de la population par les stratégies susmentionnées.
4. Renforcer la structure de la société civile

La sensibilisation étant une activité souvent organisée il s’est posé la question du comment procéder pour que cette sensibilisation se fasse partout et comment faire pour que cette conscience ne s'arrête pas au savoir mais aille jusqu'au savoir-faire ? Les réponses suivantes ont été trouvées :

1. Identifier et former les animateurs endogènes, ceux qui vivent ensemble avec la population et qui doivent faire cette sensibilisation.
2. Il faut que ses animateurs prêchent par l'exemple (savoir, savoir-faire et savoir-être).
3. Organiser des journées de réflexion en impliquant les autorités politoco-administratives, coutumières, militaires et religieuses du milieu.
4. Que les structures de la société civile intègrent les volets de l'éducation civique dans leur travail.
5. Faire de l'éducation civique une activité permanente pour tous les citoyens surtout dan les écoles.
6. Instituer un système de mérite pour récompenser les meilleures actions dans la société afin de convertir les mentalités.
Les meilleurs parmi les élèves
Les meilleures parmi les écoles
Les meilleurs parmi les inspecteurs
Les meilleurs parmi les centres de santé
Les meilleurs parmi les ponts
Les meilleurs parmi les bourgmestres
Les meilleurs parmi les gestionnaires
Les meilleurs parmi les chefs coutumiers
Les meilleurs parmi les hôpitaux
Les meilleurs parmi les administrateurs du territoire.

La préoccupation d’accroître le pouvoir du peuple a conduit à s’interroger sur « Comment notre peuple doit apprendre à exercer le pourvoir ? »
Cela sera possible par :
- Le boycotte
- La grève
- La Sit in
- Les pétitions
- Les marches pacifiques
- Les négociations
- Les interpellations
- Les dénonciations
- Les médiations
- En faisant des propositions concrètes
- La culture de la tolérance
- La culture de la bonne gestion
- La prévision des suivis et des continuations dans les formations par les séances de recyclage des animateurs.

KASAI ORIENTAL

Cette province qui est enfin en construction par les autochtones connaît un mouvement associatif marqué essentiellement par le Crongd/KOR qui a organisé un réseau pour la démocratie et l’éducation civique dénommé SOLIDEC. Ce réseau dépend étroitement du Crongd et craint de voir ses moyens d’action rivalisés par le RECIC. Les délégués qui ont assisté à toutes les rencontres du RECIC dans le passé ont été choisis par cette structures qui estime qu’il lui revient de droit la primaire de toute action d’éducation civique au Kasai oriental. On pouvait observer que

- la restitution de l’atelier nationale d’éducation civique n’avait jamais été faite
- Aucune tentative d’organiser un Recic - Kasaï Orientale n’a été réalisée du fait que le rapport de l’atelier national n’a pas été disponible.
- La Solidec branche du CONGD/Ko se sent inquiète de perdre son influence et son moyens si le RECIC S’implante. Solidec regroupe l’associations des DH et d’EC( ANMDH, ASADHO, le cefop, ddh, cjp catholique, fondation des hommes intégres, Akat)
- Une rivalité calquée sur les rivalités kinoises

Face à cette réalité des discussions ont été engagées et ont abouti sur la constitution d’un comité du RECIC pour s’assurer que les territoires sont impliqués. Cette commission a pour mission :
- Recenser tous les intervenants en EC dans la province
- faire les textes de base du RECIC-KOR
- organiser une Assemblée provincial qui mettra sur pieds le comité Provincial
- proposer un programme spécifique du KOR

La commission dure 1 mois, elle travaille sous la supervision du Crongd et de la Solider.
Elle rend compte à l’assemblée, des participants à la rencontre qui l’avait institué .

A l’issue de l’acceptation par tous du principe de mettre sur pieds le Comité du Recic, après le travail de la commission, quelques conseils ont été formulés par l’assistance.
- Commencer par les organisations qui font déjà de l’EC. Le rayon des gens ayant un idéal, une vision pour éviter de le piéger déjà avec les opportunités
- Éviter d’agir selon le critère de clan, de famille ou des tribus.

A l’issus des analyses faites les animateurs du mouvement associatif au Kasaï ont recommandé :
1. Formation des éducateurs civiques en vue de sensibiliser la population à la citoyenneté responsable;
2. Mise sur pied de la commission RECIC;
3. Identifier les éducateurs et les structures d'éducation civique;
4. Aider la population à s'organiser;
5. Elaborer un plan d'éducation civique pour le Kasai-oriental
6. Mettre sur pied des organes du RECICprovincial ( en vue de la réconciliation des communautés);
7. Recommander la prise en compte du plan provincial dans le plan national;
8. Designer un délégué du Kasai-oriental au RECIC National;
9. Organiser un atelier sur l' Education civique;
10. Traduire les outils pédagogiques en langues nationales;
11. SOLIDECKet CNONGD s'occuperont de la supervision et du suivi du RECIC.

Mr Charles Kabeya MWAMBA a été choisit comme délégué du Kasai-oriental au RECIC-National, et la composition de la commission se présente comme suit :
1. Charles Kabeya MWAMBA
2. Denis Ilounga KABEYA
3. Charles Fwamba MUKENDI
4. Sœur Mbuyi KALOLO
5. Ghislain BANZA.

Comme on peut s’en rendre compte, les difficultés de perception du RECIC ont paralysé toute possibilité d’organiser une restitution de l’atelier national et de programme la mise en œuvre de ses résolutions avant l’arrivée du secrétaire exécutif national dans le Kasai.. Il fallait donc sa présence pour démarrer cette opération. La restitution a été faite et il la commission est à pieds d’œuvre.

KASAI OCCIDENTAL

Un dynamisme certain s’observe en matière d’éducation civique au Kasai oriental grâce notamment à une vision plus ouverte de ce travail par les responsables du Crongd/KOC qui ont non seulement procédé à la restitution de l’atelier mais qui ont d’ores et déjà mis sur pieds un comité provincial fonctionnel et qui est fort dynamique. Ce comité dépend actuellement du Crongd mais ce dernier l’accompagne vers son autonomie en tant que RECIC/KOC. Ici la continuation dépend du lancement réel des activités RECIC qui permettra la formation des animateurs et l’accompagnement de ceux ci vers des actions de mobilisation populaire.
Comme dans les autres Provinces, la réflexion sur l’état des lieux du processus de paix a eu lieu.
Face au constat que les intérêts de la population ne constituent pas la base de ce processus bien plutôt ceux d’un groupe des guerriers à la solde des pilleurs des ressources du pays,,a –t- i l conclu, le pays va vers le gouffre si rien n’est fait parce que maintenant nous sommes esclaves et demain nous seront des animaux. Alors que faire ? Telle est la question qui a introduit le débat
A travers leurs différentes interventions, les délégués ouest kasaiens ont orienté leurs réflexions sur 3volets :
1. La fatigue du peuple qui , après la succession des dictatures , des guerres ,et des mouvements de contestations de protestation se demande qu’est ce qu’il peut encore faire pour changer ce qui semble pas changer
2. La monopolisation de l’opinion kinoise ; les politiciens, les animateurs associatifs, les représentants de la société civile habitant tous Kinshasa ont rompu avec la base qu’ils qualifient de « BAWUTA », gens de l’intérieur. Kinshasa croit tout faire . Pour illustration , combien de ministres des provinces ont été nommés au gouvernement au cours de tous les régimes qui se sont succédés en ex.zaire ?
3. Il faut : - déloger le centre de décisions
- élargir la base de sensibilisation
- lutter contre l’extraversion des stratégies montées dans les cercles extérieurs aux
congolais.
- assurer une couverture sécuritaire pour les activités de droits de l’homme.

EQUATEUR

Cette ville qui se meurt sous l’observation de la Monuc est également essentiellement animé par le Crongd/Eq qui a aussi un projet d’éducation civique dénommé RADEC. Le RADEC a également montré quelques signes d’inquiétude par rapport à la venue du RECIC qui pourrait porter atteinte à ses moyens d’action. Ces délégués qui ont toujours représenté la province aux rencontres de Kinshasa se sont limité à faire rapport à leurs organes internes. Ce qui cloisonnait les recommandations des ateliers nationaux.

Il fallait donc aller à la rencontre des autres associations de la société civile et du public pour porter haut le message d’éducation civique. Les discussions qui s’en sont suivi ont permis de mettre sur pieds le comité Provincial du RECIC qui a la particularité de contenir les grands animateurs du mouvement associatif de la place.
Avant cela les animateurs du mouvement ont analysé la situation du pays de la manière suivante :

1. Leçons à tirer du processus de paix en R.D.C.

- La population n’y a pas été impliquée à cause de sa résignation, son indolence, son ignorance de tout ce qui se passe de son fatalismes le faisant oublier même le pouvoir qu’il incarne pouvant ainsi sa responsabilité à l’échec et au tataunement du processus de paix engagé.
- L’irresponsabilité du peuple a permis l’extérieur de le manipuler à gré
- L’existence des accords superficiels n’abordant pas les questions de fonds susceptibles de tirer la population de sa misère et lesquels se font voir au grand jour par l’inconstance et la mobilité interne des signataires à travers les composantes.

2. Que faire concrètement ?

La concertation a retenu deux axes qui constituent en même temps les deux objectifs sur lesquels les actions d’éducation civique doivent reposer dès maintenant, à savoir :

1° Accompagner la population à prendre le pouvoir comme
souverain primaire

A ce niveau, il a été convenu à ce que :

- la population soit préparée dès maintenant, de manière à obtenir et contrôler les élections primo d’ici l’an 2004 (2 ans) et jouer son rôle comme électeur et éligibles
- la société civile amène la populations à dire tout haut ce qu’elle n’arrive pas à s’exprimer par peur et par ignorance.

2° Intensifier la formation, la sensibilisation et la mobilisation

Pour cet axe et objectif, il a été décidé à ce que :

- la société civile fasse un effort de descendre un peu plus bas et aux fin fond pour assurer réellement la formation aux populations des coins et recoins les plus reculés possibles au lieu de s’arrêter seulement à la formation au niveau de l’Elite ou des animateurs en ville, tout en invitant d’instrumentaliser ces communautés de base pour des intérêts et ambitions personnels de ses animateurs.
- La mobilisation ainsi que la sensibilisation se fasse à la base afin d’éveiller les consciences et permettre réellement à la population de s’assumer valablement et valoriser son identité comme détenteur du pouvoir.

1. Recenser les animateur de l’Education civique en vue d’une concertation devant déboucher à des grandes options et orientations sur le travail à réaliser sur terrain ;
2. préparer la population aux élections d’ici 2 ans en tant qu’électeur et éligible.
3. renforcer la sensibilisation, la conscientisation et la formation aussi bien de la population que des animateurs en matière d’Education à la citoyenneté.

Immédiatement après, les membres se sont penchés à étudier à fond les modalités pratiques de fonctionnement du RECIC/Equateur à format élargi sur les aspects liés :
- Aux membres qui doivent le composer
- A la composition du Comité de Coordination Provinciale
- Aux relations avec les partenaires et au rayonnement du Comité
- Aux textes de gestion du réseau au niveau provincial

S’agissant des membres, il a été convenu à ce que le RECIC/Equateur soit composé non seulement des membres du RADEC mais également par d’autres membres à identifier, engagés dans l’Education civique et opérationnels sur le terrain. Ce qui implique donc une rigueur dans l’acceptation des candidatures des membres. L’acceptation sera basée sur des critères tels que : la présentation par écrit de la vision de l’organisation requérante et ses axes stratégiques. De la même façon, il a été souhaité et souligné à ce qu’une formation des membres du Comité Provincial soit organisée le plutôt possible avec possibilité de les outiller des textes organisationnels du réseau et en matière d’Education civique pour qu’ils servent de guides.

Quant au Comité de Coordination Provinciale, il est désormais composé de 3 organes suivants :

1. L’Assemblée Générale Provinciale des membres :

L’organe d’orientation et d’options. Il comprendra tous les membres représentés par son délégué sur base de l’équilibre et représentativité des entités de la province. Elle se réunira 2 fois l’an.

2. Le Comité Directeur Provincial :

Est l’organe de décision, de supervision des activités et de suivi de la gestion du réseau. Il se réunira 1 fois/mois et selon que le besoin l’exige.
Aussi, les personnes ci-après ont été choisies pour sa direction, chacune dans la fonction correspondant au nom.
Il s’agit de : - Président : Père Martin NOME
- Vice-Président : Ir. Modeste Pierre ISHOMBA
- Rapporteur : Anicet AUMBA
- Contrôleurs : Mme NKOLO –MPETSI et Frère Denis
BOMPEMA

3. Le Secrétariat Exécutif Provincial

Constitue l’organe de gestion quotidienne et permanente du RECIC/Equateur. Désormais, il sera dirigé par Monsieur Mathieu MONZAKO, comme Secrétaire Exécutif secondé par Monsieur Didier BOKWALA en qualité d’Assistant chargé des projets et programme.

Il est à noter que les mission et les attributions de chaque organe seront déterminées et développées dans les textes organisationnels de gestion à élaborer dans les jours à venir.

BAS CONGO

Trois réseaux s’occupent d’éducation civique dans le Bas congo. Un dans la Lukaya, un autre dans le bas fleuve et un troisième à Matadi au sein du Crongd. Nous n’avons pas observé un fort grand lien entre ces réseaux. Au contraire, il semble que chacun à tendance à renforcer son autonomie. Le projet d’éducation civique mené par le Crongd a visiblement éprouvé certaine difficultés à accepter la présence du RECIC. Un échange de correspondances a eu lieu à ce propos entre le Crongd Bas-Congo, le RECIC et le 11.11. 11. Un dialogue fructueux a fini par se mettre en place avec l’aide de 11.11.11 qui nous même accompagné dans la tournée du Bas-Congo,
Dans cette province nous avons également examiné le rapport du groupe d’experts sur les pillages des ressources du pays.
Les activités organisées à Matadi ont concerné toute la province en ce que des représentants venus de tous les districts étaient présents. On a donc pu mettre en place un comité Provincial ainsi composé :

1. Président : Bernabé MAKUNDI
2. Vice-Président :
- Pasteur BAKULU Jacques
- Mme Aimée LUZAYADIO

3. Secrétaires :
-Charles DIALUNDAMA
-J.R. MWANDA TONDA

4. Conseillers

1. J. KUNZUNDI NGOMA
2. S. MANDIANGU
3. Ervé DIAKIESE
4. Mme C. MUSANSI
5. Emile LUTOKANASU

Avant de mettre en place ce comité les animateurs de la société civile du Bas- Congo ont définit les priorités suivantes :

- Publier et vulgariser des feuillets en quatre langue sur le pillage de notre richesses ;
- Créer et structure les réseaux d’éducations civique pour les rendre opérationnel à tous les niveaux de la province ;
- Mise en place d’un panel devant publier des feuillets sur des rapports périodiques sur l’état des ressources et des taxes en RDC ;
- Constituer des comités des citoyens contre la corruption et l’impunité à tous les niveaux en sigle C.C.C.I. (Ces feuillets seront imprimés en quatre dialecte.
Dans leur déclaration ils ont écrits :

1) Exigeons que des poursuites répressives soient aussi exercées contre les membres non gouvernementaux du réseau dit d’Elite également cités dans la rapport à l’instar Georges Forrest, Nozi Mwamba, etc.

2) Considérons comme acte de pillage des ressources la prolifération de taxes indues et autres exigences fiscales exagérées ainsi que leur détournement au détriment du trésor ;

3) Informons désormais la création d’un panel permanent d’experts sur la gestion des ressources de la province du Bas-Congo ainsi que la constitution à tous les niveaux des entités administratives d’un observatoire des citoyens contre la corruption, l’impunité et la mauvaise gouvernance.
Toutes ces structures publieront des rapports périodiques et proposeront des actions directes du peuple pour sanctionner les mandataires publics véreux et indélicats.

ATTEINTE DES NOS OBJECTFS

Echanger avec les membres et les partenaires du RECIC (société civile) sur les leçons à tirer du processus de paix en RDC. Ceci pour élaborer les mécanismes d’implication de la population dans ce processus de transformation de la population et pour que les citoyens congolais reprennent avec responsabilité et activité le destin de leur pays en main.
Les échanges se sont passé en quatre temps :
· Les contacts avec des groupes particuliers ou des individus influents
· La grande réunion de restitution
· La réunion avec les membres du RECIC
· Les seances pédagogiques avec les animateurs d’éducation civique ;

Ces échanges ont permis de faire le point sur le processus de paix en RDC et d’en tirer les leçons pour construire des mécanismes de prise en charge par la population du destin national. Quoique quelques mécanismes sont restés généraux, des mesures ont été prises pour aller de plus en plus vers des choses concrètes. Ainsi des comité de suivi ont été crées pour déployer sur terrain les engagements qui ont été pris. Des commissions d’experts locaux ont été mis sur pieds au Bandundu et au Bas-Congo pour disponibiliser des données pouvant servir de base pour les actions de pression.
Le constat a été fait que les dirigeants politiques ainsi que la population ont une responsabilité énorme dans la situation actuelle du pays. Des engagements ont été pris d’œuvrer pour le changement de la gestion de la société qui passe par des élections. Des élections pas pour légitimer la privatisation de l’Etat mais pour confier la gestion de ce dernier à ses meilleures filles et fils.
C’était également l’occasion de mieux faire connaître le RECIC et de corriger l’image que la majorité s’en faisait a savoir une nouvelle structure voulant rivaliser les anciens au profit de ceux qui étaient à l’atelier de Kinshasa.

Avoir une discussion pédagogique avec les animateurs d’éducation civique sur le sens de leur mission.

Les membres du RECIC anciens et nouveaux étaient invités a déléguer les animateurs s’occupant au quotidien de l’éducation civique pour suivre avec nous une session de recyclage pendant la quelle on se mettait de nouveau d’accord sur la vision, les missions, les objectifs et les méthodes d’éducation à la citoyenneté. Ces séances ont été tellement fructueuses que toutes les provinces ont demandé une formation plus profonde en matière d’éducation à la citoyenneté.

4 Réfléchir avec les responsables des RECIC en provinces sur leur organisation ( compréhension du travail et de son fonctionnement, implantation, recensement des membres, comptabilité, partenariat, textes de base, etc.)

Avec les comités élus des RECIC, il était question de discuter sur le travail a faire. Le constat a été fait que ce travail d’éducation à la citoyenneté exigeait de la l’attention et de la concentration pour être bien fait. Ce domaine où les impacts et les résultats ne sont pas aisés à mesurer a besoin de savoir faire et d’organisation pour être concret. Le besoin de se doter des textes de références ainsi que des outils de gestions a été rappelé.