Message de félicitations au Général Laurent NKUNDABATWARE & Alliés.

A voir les événements malheureux ou/et triomphalistes que la ville de Bukavu a connus depuis 1996 et spécialement ceux qui ont caractérisé le début du mois de juin 2004, la BOR ne trouve mieux que d’adresser un message de félicitations au “Général” Laurent Nkunda & Alliés pour des raisons aussi claires et simples: le versatile Laurent Nkunda, le téméraire Jules Mutebutsi et consorts ont dévoilé les secrets de Polichinelle et autres agendas longtemps entretenus et cachés des chefs du RCD-pro Rwanda.

Des fronts:
Des plans pour l’embrasement de la RDC existent, mais celui qui était prévu d’être exécuté dans l’espace de temps compris entre mai et juillet 2004 a vite été mis à découvert suite à ce qu’il convient d’appeler “la maladresse” du général Laurent Nkunda qui est venu secourir son frère, le colonel Jules Mutebutsi. Celui-ci, arrêté à la frontière Ruzizi qui sépare la ville de Bukavu (RDC) et celle de Kamembe (Rwanda), voulait se rendre à Cyangugu afin de rejoindre les troupes amassées à Cyangugu pour ouvrir de façon synchronisée les fronts :
1. à partir de Bugarama et anéantir les congolais de la plaine de Ruzizi et de la ville d’Uvira;
2. en direct de Cyangugu pour mettre à feu et à sang la ville de Bukavu;
3. à partir des camps de cantonnement des milices de Eugène Serufuli à Nyabibwe, Minova et Masisi afin de bousiller les FARDC postées l’aéroport de Kavumu et s’emparer de celui-ci pour des renforts aériens;
4. de Walungu, Kabare, Kasha, Mbobero, Bushumba, fronts entretenus par Patient Mwendanga du Mudundu 40 en vue de neutraliser les résistants Maï-Maï;
5. de la ville de Goma et ses environs acquis à Eugène Serufuli et point de chute par excellence de tout secours extérieur en armes et minutions;
6. de Goma et de Bukavu et avec comme objectif Shabunda via Walungu, Katanga via le lac Tanganyika, Kindu et Kisangani via Walikale.

Ainsi l’objectif ultime était de faire du grand Kivu, de la Province Orientale et de la Province Orientale un Etat Indépendant de l’Est du Congo ou encore la République des Volcans où Xavier Chiribanya était prévu d’être le président secondé de Bizimana Karamuheto. Quelques mois après, Xavier serait désavoué au profit de Bizimana Karamuheto: le schéma était bien calqué sur celui du Pasteur Bizimungu et Paul Kagame en 1994, au Rwanda.

Quelques faits:
La menace de Serufuli et congénères de se rebeller au cas où le titulariat de la province du Nord-Kivu ne leur revenait pas lors du partage des postes au sein de la territoriale; la découverte des caches d’armes à Bukavu; les agitations des subalternes des chefs du RCD-Goma suite à l’affaire Joseph Kasongo; les suspects, au solde du Rwanda, arrêtés bien avant dans la ville de Beni complotant contre les institutions de la transition; les affrontements de Walikale entre d’une part les miliciens de Serufuli, les soldats du RCD-Goma, les Maï-maï de Lubutu ralliés au RCD-Goma, du Rwanda qui n’ont jamais quitté ce milieu et d’autre part les combattants Maï-Maï restés fidèles à la patrie; des speed (hors-bord) blindés et chargés des bombes en alerte pour contrôler tout le lac Kivu et sécuriser les pirogues motorisées (Boats) et autres bateaux qui acheminaient les hommes en armes rwandais entre le Rwanda et l’île d’Idjwi (RDC) et entre cette île et Nyabibwe, Kalehe, Kabonde, Kajutshu, Kakondo, non loin de l’hôpital FOMULAC de Katana; les minutions et armes stockées à Ceya chez le Mwami Sangara, à Kalungu et à Numbi dans les concessions de Serufuli, Ruberwa, Bizimana et Nyarugabo; ... étaient et demeurent encore des faits avant-coureurs et révélateurs.

L’acteur détonateur indésirable, un mal nécessaire:
Il a fallu que celui qu’on appelle faussement le général Laurent Nkunda entre en danse et de façon ouvertement maladroite et bien versatile pour que les dernières masques du RCD-Goma & alliés tombent.

Mais qui est cet intriguant homme ? Peu de mots pour le situer. Cherchant à dissimuler sa véritable identité à la manière de Bizimana Karamuheto, en portant le pseudonyme “Nkunda”, le général mutin et récidiviste s’appelle Laurent Nkundabatware. Il serait subjectif de l’associer aux Tutsi de par son faciès. Pourtant il s’est classé lui-même: “Je suis un rwandophone, j'ai été un officier rwandais, pendant la rébellion du FPR de 1990-1994. Les Rwandais sont mes frères(...) Je ne suis pas venu pour protéger les Banyamulenge mais pour les sauver du massacre dont ils sont victimes de la part des autres congolais (...) Je suis prêt à me retirer de Bukavu sur ordre de Kinshasa et si de nouvelles autorités militaires sont nommées pour le Sud-Kivu, celles qui s'engageront à protéger la population Banyamulenge(...) Le chef suprême de l'armée, c'est le président Joseph Kabila. Après ma mission ici, je serai à sa disposition (...) Tout ce que nous (Laurent et Jules) faisons est connu de notre Président Azarias Ruberwa(..)”

Beaucoup de déclarations de ce genre ont été entendues du 2 juin au 7 juin 2004. Le 7 juin, après vérifications, les observateurs sous pression de la colère populaire n’ont pas eu une seule trace de génocide de la communauté des «congolais rwandophones ». Des acteurs parmi les principaux de cette communauté n’ont pas hésité de démentir les accusations qui, selon Laurent Nkundabatware, constituaient le fondement de ses attaques sur Bukavu : l’honorable Enock Ruberangabo Sebineza, président de la Mutuelle Shikama Banyamulenge, a déclaré qu’aucun membre de sa Communauté n’a été ciblé pour lynchage. Cela a été confirmé par le chef de FRF, Muller Ruhimbika ainsi que le commandant Patrick Masunzu, loyal au gouvernement de Kinshasa. Confus et abandonné dans sa maladresse, Laurent Nkundabatware était obligé par le cours des événements et l’ouragan de l’histoire de déclarer: “je me retire de la ville de Bukavu sans conditions parce que je me rends compte que je me suis trompé: les banyamulenge n’étaient pas massacrés comme je le prétendais”.

A travers les déclarations floues, contradictoires et versatiles de Laurent Nkundabatware, ceux qui l’ont connu se sont souvenu de cette personne sans idéal fixe, assez léger, un homme télécommandé et sans assise sur terrain des Congolais rwandophones appelés par défaut « Banya-Mulenge ». Laurent Nkundabatware qui croyait en l’adhésion de tous les membres du RCD-Goma et tous les rwandophones présents en RDC, comme à l’époque du dossier « Joseph Kasongo » ou encore à l’éternel fond de commerce du massacre de faux « Banya-Mulenge » venait d’être désillusionné. Il en est de même de son président Me Azarias Ruberwa qui a continué à soutenir qu’il y a eu quinze « Banya-Mulenge » tués à Bukavu dans des conditions indescriptibles sans faire allusion aucune au bilan macabre de 102 morts, plus de 105 blessés, 111 femmes et filles violées. L’opinion ne pouvait donc pas s’attendre à ce que le Vice-président, de surcroît chef de la commission politique, militaire et sécurité, n’ait pas insisté sur la présence à Bukavu des soldats et autres « Kadaffi, cambistes et voyous » venus de Kigali et Kamembe, habillés en militaires pour tuer, violer, piller, détruire les Congolais et leurs infrastructures. Comme si cela ne suffisait pas, Me Azarias Ruberwa a même qualifié les événements du mercredi à juin 2004 à Bukavu des « faits divers, d’accident de parcours ». Les pillages et destructions méchantes observées au dépôt de PAM, à l’OFIDA, à la Radio Maria, à la Radio Maendeleo, Radio Rehema, aux dépôts et Coopérative du marché de Kadutu, à l’ONG-IRC, à la Paroisse de Kabare, dans les maisons des paisibles citoyens ; le pillage de l’argent à la banque centrale par Mazambi, gouverneur ai, pour payer les éléments armés de Nkundabatware, ... sont des faits divers ! Qui ne peut pas douter de la congolité de Nkundabatware, de Mutebutsi et alliés ? Qui peut aimer sa ville jusqu’à la calciner comme ça s’est passé à Kadutu et partout dans la ville de Bukavu et environs ?

Les réactions:
L’impartialité doublée de la complicité de l’ONU et de la Communauté Internationale, exprimée par l’attentisme de la MONUC sur terrain face au danger qui guettait les Congolais, a poussé la jeunesse congolaise à se tenir débout et dire non ! Allons tous au front ! Consécutivement au soulèvement de cette jeunesse, incarnation de la force populaire, virtuelle mais réelle qui a bouleversé les choses et à l’absence d’un motif valable de la part de certains acteurs du RCD-Goma de se dissocier de la transition, le gouvernement central a réagi en renforçant la 10e région militaire en hommes et en matériels. Pour une fois et en un temps recors, la Communauté internationale n’a pas résisté à la farce des rwandais et du RCD-Goma qui ne balbutient que par « on veut exterminer la minorité Tutsi ». Le Conseil de Sécurité a, cette fois, appelé le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda de se mettre à l’écart de la RDC. Ce conseil a même pensé à une force d’intervention rapide pour la RDC et au Tribunal Pénal International pour la RDC. L’Union Africaine a décidé d’une patrouille mixte RDC-Rwanda-MONUC aux frontières rwando-congolaises au terme d’une nouvelle médiation nigérienne.

Laurent Nkundabatware & alliés ont secoué les animateurs de la transition congolaise en leur faisant voir que des récidivistes restés longtemps impunis, sont non seulement dangereux mais aussi capables de saper les machines de n’importe quel train. Ces perturbateurs de la vie des Congolais ont permis à certains Congolais du RCD-Goma de délier leurs langues et proclamer leur courant: le RCD - Rénové. Mieux vaut tard que jamais ! Le phénomène Laurent Nkundabatware et tous ses ratés ont amené Bizimana Karamuheto à vider son cœur. Lui qui n’a jamais supporté que son ancien directeur du cabinet soit non seulement président de son parti politique mais aussi vice-président de la République, rêve de trôner le plus rapidement vite possible à la tête de l’Etat Indépendant de l’Est du Congo. C’est dans ce cadre que, remarquant que Laurent Nkundabatware & alliés sont allée vite en besogne jusqu’à passer à côté du plan, le député national Bizimana Karahamuheto s’est jeté à l’eau. Il est clair qu’il n’y a pas eu un problème de conflits interethniques ni des visées méchantes contre une ethnie déterminée. Il est aussi claire qu’il y a plutôt une ambition de couper l’Est de la RDC. Malheureusement, il y a même des Congolais qui y croient ignorant la dynamique sociale et politique. C’est le cas de monsieur Tambwe, le tout dernier gouverneur ai de la province du Sud-Kivu et tous ses collaborateurs à la solde des rwandophones qui ont d’eux-mêmes choisi le chemin de Cyangugu et de Bunjumbura bien avant que le Général Budja Mabe et ses hommes ne rentrent triomphalement à Bukavu. Il est curieux que même le nouveau vice-gouverneur récemment nommé a préféré rester à Goma, sous les aisselles de Serufuli et Obedi, au lieu de rejoindre son poste d’attache !

Chassé de Bukavu, sorti par Cyangugu, renforcé de nouveau par les troupes rwandaises, revenu en RDC deux jours après par la frontière de Bugarama, avec l’espoir d’être joint par le Commandant Masunzu afin de couper Uvira de Bukavu; Jules Mutebutsi s’est encore heurté au gros de les FARDC du général Budja le 22 juin 2004 jusqu’à être condamné à l’exil ou au bercail rwandais.

Une évidence :
Il ne reste que la 8e Région militaire et la province du Nord-Kivu gérées respectivement par le Colonel OBEDI et Eugène Serufuli qui posent encore problème. En effet, le Nord-Kivu reste l’unique véritable sanctuaire des Rwandais au Congo et les Congolais de cette partie n’attendent que véritable libération. Déjà dans la nuit du 28 au 29 juin 2004, Kigali a déversé des milliers de ses hommes armés à Goma: est-ce en prévision de la patrouille mixe telle que recommandée par le sommet tripartite tenu au Nigeria le 25 juin 2004 par Kabila, Kagame et Obasandjo ?

Des interrogations:
Mais comment expliquer l’avancée miraculeuse des FARDC ? D’où sont venus les hommes et les munitions qui ont fait décamper les mutins et les agresseurs et qui, pratiquement ont poussé le régime de Kigali au mea culpa ? Comment expliquer cette compassion pour les Congolais de la part du Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais aussi de l’Union africaine, elle dont les animateurs ne voulaient pas au début accepter que les Rwandais étaient à Bukavu et à Goma ? Qui s’imaginerait que toutes les diplomaties occidentales y compris le CIAT par la bouche de W. Swing pouvaient condamner le coup de force du Général Nkundabatware à Bukavu de même que l’appui qu’il avait reçu du Rwanda ? Qui imaginerait que le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères Belge Louis Michel se précipiterait dans les capitales des pays de la CEPGL en envisageant la possibilité de l’opération ARTEMIS bis, cette fois pour Bukavu ? Quel est cet ange qui a apparu chez Koffi Ann et qui a fait que celui-ci et ses “amis” trouvent qu’il était temps que le Tribunal Peinal International pour la RDC entre dans la danse et qu’une Force d’Intervention Rapide de l’ONU soit mise sur pied pour sécuriser la RDC ? Qui pouvait imaginer que les bien-aimés des occidentaux : le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda pouvaient être aussi clairement mis en évidence et être interdits d’intervenir en RDC sans y être invités ?

La réponse à toutes ces questions se résume en la détermination des Congolais à s’investir résolument dans la paix. Et les moyens existent pour cela. La RDC en embargo depuis très longtemps, il était très difficile que ce pays se ravitaille en armes et minutions. Mais, on ne peut pas oublier qu’à côté de cet embargo, tous les mouvements rebelles ne faisaient que s’équiper à partir des puissances étrangères moyennant les butins de guerre. Après le dialogue inter-Congolais, toutes les armes sont restées au pays. Beaucoup d’entre elles dans des cachettes au Nord et au Sud Kivu en prévision d’une troisième guerre, ont servi à la Région militaire.

La précipitation malencontreuse de celui que les rwandais prenaient encore pour un “as”, Laurent Nkundabatware, a réveillé l’esprit des Congolais. Ainsi les militaires Congolais coincés dans le RCD-Goma ont trouvé une issue et se sont vite ralliés aux FARDC. C’est grâce à eux que le gros des armes cachées ont été découvertes. Le retrait des FARDC de Bukavu n’était que stratégique et Laurent Nkundabatware qui croyait que Joseph Kabila rappellerait d’urgence Budja Mabe à Kinshasa à l’instar de Prospère Nabyola, n’a fait que précipiter ses troupes dans un entonnoir.

Les militaires ont fait entendre raison aux politiciens :
La loi sur l’armée a traîné les politiciens dans une polémique sans nom. C’est regrettable. Mais là où les militaires ont fait entendre raison aux politiciens, c’est lorsque, à part les militaires encore aveuglés par le RCD-Goma, toutes les anciennes forces rebelles se sont mises ensemble contre l’ennemi commun: le RCD-Goma pro Rwanda. Comme nous avons eu à le démontrer dans notre précédente publication, nous ne voyons aucune armée de l’Afrique centrale qui ferait face à l’armée congolaise unifiée et formée des hommes du MLC, du RCD-N, du RCD-KM, des FAC, des Maï-Maï, des Tigres, des Simba, des ex-FAZ (DSP et consort), des anciennes milices Lendu et Hema. Ce qui s’est passé à Bukavu, à Kamanyola et qui doit se poursuivre au Nord-Kivu est un véritable prélude à la véritable armée de la RDC que la population attend. Et si les politiciens Congolais ne font pas garde, ils risqueront d’être en déphasage avec les militaires sur terrain. Les actuels parlementaires devraient se remémorer qu’ils ont le mandat de leurs composantes et que par contre, la population soutient les militaires dissuasifs: l’entrée triomphale du général Budja Mabe et ses hommes dans la ville de Bukavu le mercredi 9 juin 2004 en est une belle illustration.

Qu’est-ce qui reste à faire ?
La RDC ne cessera de partager ses frontières avec neuf pays voisins. Cependant, pour partager un repas avec un diable, il faut avoir des très, très longues fourchettes. Les Congolais devraient gérer la fuite des Rwandais avec plus de tact. Laurent Nkundabatware se promène entre Minova et Goma. Jules Mutebutsi se la coule douce entre Kigali et Goma. Le Commandant de la 8e Région militaire, le Colonel Obedi et le gouverneur du Nord-Kivu sont du RCD pro-Rwanda dont le président reste Bizimana Karahamuheto.

Nous n’avons pas encore une victoire définitive quand l’on sait que Bizimana Karamuheto est sorti de son mutisme en s’adressant à la MONUC-Goma et se présentant indirectement comme le nouveau leader de la nouvelle guerre. Mal-en-point politiquement, Bizimana Karamuheto qu’on croyait avoir rejoindre Deogracias Bugera dans le monde des moribonds politiques, aurait déclaré ce 24 juin 2004 à cette mission onusienne que les membres du RCD-Goma au pouvoir à Kinshasa ne se sont jamais effectivement engagés dans la réunification et la pacification du pays. Ces propos assez nuageux de Bizimana ne sont pas un fait du hasard quand on sait qu’il s’est jamais senti dans la peau d’un député national, lui qui postulait la direction nationale des services de sécurité. Il espérait par cette occasion parachever son plan de noyautage de la RDC comme à l’époque de Laurent Désiré Kabila.

Débarqué même par ses congénères suite à son incompétence notoire mais aussi à sa cupidité dans le partage des butins de guerre, Bizimana sait très bien qu’il a peu de chance d’émerger à côté des Me Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo. Mais tous ont sur leur chemin le bloc dur Enock Ruberangabo Sebineza, Muller Ruhimbika, Patrick Masunzu, ... des Congolais rwadophones ressortissants/habitants le plateau de Mulenge qui ne ménagent pas les rwadophones du Nord-Kivu qui veulent se laisser passer pour Sud-Kivutien ayant habité sur la colline Mulenge. La véritable identification et distinction des rwandophones du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Burundi et du Rwanda passera par les moules du groupe Enock. Bizimana le sait bien et ça serait une de raisons de son jeu du tout pour tout.

Après la libération de Bukavu et celle d’Uvira, il faut absolument que le gouvernement central capitalise cette opération. On sait qu’il y a eu des armes découvertes et saisies chez Xavier Chiribanya, chez le colonel Joseph Kasongo, chez le colonel Rurihombere dans la concession SOMINKI, chez Kayonga Abas Dada de la Division des Mines; au plafond de la Résidence du Médecin Inspecteur Provincial Dr Runyambo; celles qui se trouvent dans d’autres cachettes comme à Mbobero dans l’ancienne résidence de feu le Commandant Anselme Masasu et chez Mabele, le grand frère de Xavier Chiribanya. Toutes ces armes, devenues patrimoine des FARDC doivent être utilisées à bon escient pour déloger Laurent Nkundabatware d’entre Minova et Goma et récupérer l’arsenal militaire stocké dans les centres de formation des milices Nyamunyunyu, Dutu (Kalehe), Mukwija (résidence de Chirimwami Placide); à Numbi; à Chinyogote (ancienne résidence de Pay-Pay); à Mugunga, non loin du lac vert; à Rugari, tout près de la résidence de Ndeze; à Masisi dans les concessions de Bizimana Karamuheto; dans l’ancienne usine de thé de Nyabyondo; etc. Cette opération devrait se faire rapidement pour aussi libérer les militaires Congolais qui croupissent encore sous la domination des forces du RCD-proRwanda.

Le Nord-Kivu faisant partie intégrante de la RDC, ne devrait pas être administré militairement et politiquement par un même belligérant et/ou mouvement politico-militaire qui ne veut toujours pas muer réellement en parti politique. La polémique et les contradictions au sein de l’espace présidentiel comme au sein des autres institutions de transition devraient céder la place à l’excellence et au patriotisme, car l’ennemi est visible et vit avec nous.

Qui dira que la maladresse de Laurent Nkundabatware n’était pas la bienvenue pour que les rescapés de son ancien camp éparpillent les secrets de ses plans machiavéliques. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas : semez à tout vent!

Rappelons-nous bien de notre indépendance en toute vigilance !

La Bor.

29 juin 2004.