HRW: LETTRE OUVERTE DE HUMAN RIGHTS WATCH au PREMIER MINISTRE de la RDC

Le ton de la conférence de presse donnée par le ministre de la Communication et des médias a contrasté de façon flagrante avec la discussion fructueuse de Human Rights Watch avec le Président Joseph Kabila le 2 juillet à Goma, et d’autres échanges récents avec des ministres du gouvernement. Dans ces dernières discussions, nous avons été frappés par l’engagement personnel de hauts fonctionnaires à apporter le changement et à mettre un terme à la culture d’impunité au Congo. Dénoncer des organisations de défense des droits humains qui documentent des exactions de façon indépendante, museler des organes de presse tels que Radio France Internationale, et arrêter de façon arbitraire des militants des droits humains comme Golden Misabiko de l’ASADHO au Katanga, tout cela indique que l’engagement personnel du Président Kabila envers la justice est entravé plutôt qu’adopté par le gouvernement. C’est fort regrettable


Urgent Action of Amnesty international on Human rights defender Golden Misabiko DRC-Lubumbashi

President
Son Excellence Joseph Kabila
Président de la République
Palais de la Nation
Avenue de Lemera
Kinshasa Gombe
Democratic Republic of Congo
E-mail: presipp@yahoo.fr
Salutation: Dear President Kabila/Son Excellence Monsieur le Président

Justice Minister Luzolo BAMBI Lessa
Ministère de la Justice, 228 Avenue de Lemera
BP 3137 Kinshasa-Gombe
République Démocratique du Congo
Salutation: Dear Minister / Monsieur
le Ministre
Governor of Katanga
Moise Katumbi Chapwe

Please leave a message
on the Governor’s official website :
www.katanga.cd/misc/contact.php
Salutation:
Dear Governor / Monsieur le Gouverneur


OMCT-ASADH:Déclaration à l’occasion de la Journée de la Femme Africaine

Organisation Mondiale de Lutte Contre la Torture/OMCT
ASADHO/Association Africaine des Droits de l'homme
Déclaration à l’occasion de la Journée de la Femme Africaine
La situation préoccupante des femmes en détention en République Démocratique du Congo/RDC.Genève-Kinshasa, le 31 juillet 2009.


OMCT: Arrestation arbitraire du Défenseur des droits de l'Homme Golden Misabiko à L'shi au Katanga en RDC

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en République démocratique du Congo (RDC)


LA QUESTION DES FDLR: LE DIALOGUE COMME ALTERNATIVE AUX OPÉRATIONS MILITAIRES

LA QUESTION DES FDLR: LE DIALOGUE COMME ALTERNATIVE AUX OPÉRATIONS MILITAIRES
LA SOCIÉTÉ CIVILE

ÉDITORIAL

Tant qu’on ne résoudra pas l’équation que pose le retour des Fdlr au Rwanda, il sera illusoire de penser à tout retour de la sécurité au Kivu.
La situation politique interne au Rwanda a des relents d’apartheid en ce sens qu’une catégorie – et non de moindre importance démographiquement parlant - de citoyens est réduite à l’exclusion politique, car elle est accusée en bloc de participation au génocide.
Tant que les miliciens hutus rwandais vivront cette condition d’exclusion, tant qu’aucune garantie ne leur sera donnée sur leur intégration sociale et politique une fois qu’ils pourraient entrer au bercail, les deux provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu sont promises à une insécurité qui s’éternisera si l’on n’y prend garde.
À propos de génocide, l’on devrait s’imposer un distinguo sur le terme «génocidaire». Le pouvoir actuel à Kigali applique sciemment le terme «génocidaire» à tous les Hutus de la diaspora congolaise. Mais les enfants qui sont nés dans le pays d’accueil et qui ont aujourd’hui quinze ans et même ceux qui à l’époque avaient 10 ans et qui ont aujourd’hui vingt cinq ans, ne peuvent pas endosser sur eux la responsabilité historique des crimes commis il y a quinze ans.
Même si, par défi au bon sens, les tenants du pouvoir rwandais s’obstinent à faire cet amalgame, ils ne peuvent, sous peine de s’enfermer dans un ostracisme coupable, continuer à verrouiller la porte de la réconciliation nationale. Et tant que Kigali persistera dans cette voie de l’exclusion, la RDCongo continuera à faire les frais de cet enfermement.
La communauté internationale tarde à comprendre que la paix dans l’Est de la RDCongo est nécessairement fonction de la convertibilité des dirigeants rwandais aux vertus du dialogue national. Et pourtant, c’est cette même communauté internationale qui avait tôt fait comprendre aux Congolais que la paix et la stabilité politique passaient par le dialogue. Elle l’a donc favorisé, financé et même imposé en RDCongo. Cela étant, il n’est pas mal venu de penser que, plutôt que de renforcer timidement son contingent sur le sol congolais dans des opérations militaires, dont les résultats restent, malgré tout, hypothétiques et mitigés, en raison de la configuration géographique du terrain, la communauté internationale ferait œuvre utile en favorisant sans atermoiement ni hypocrisie le dialogue politique entre les deux grandes communautés ethniques du Rwanda que sont les Tutsis et les Hutus.
Ce n’est que par ce biais et par ce biais seulement que peuvent provenir la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs, et partant dans les deux Kivus. Toutes les autres solutions qui dérogent de cette voie relèvent de l’utopie, sinon de l’hypocrisie et de la complaisance.
Pousser Kigali à se faire violence pour démocratiser la vie politique nationale: voilà le Rubicon que Nicholas Sarkozy, Barak Obama, Medved, Gordon Brown et Angela Merkel doivent avoir le courage de franchir, si l’on veut un jour voir la paix et la sécurité revenir dans la région des Grands Lacs. Oseront-ils le faire?


PERSISTANCE DE L’INSECURITE AU KIVU : MALHEURS AUX VAINCUS DISAIENT LES ROMAINS.

Ayant subi pendant des décennies le diktat militaire de Mobutu dans la sous-région, certains pays voisins du Zaïre avaient tout à gagner en démantelant une puissance militaire qui inquiétait, ce qui procédait d’une approche tout à fait classique des relations internationales. Commencé depuis la fin des années 80, le laborieux processus parrainé par l’Occident pour la « démobutisation » de l’Afrique Centrale au profit des nouveaux pouvoirs en place à Kampala et Kigali avait fini par porter ses fruits le 17 mai 1997.


L'Opération Kimyia II;où en sommes nous?

Des milliers de Congolais ont été déracinés par la toute dernière escalade des combats dans la province du Sud-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Nos premières estimations font état d'au moins 35 000 personnes qui sont devenues des déplacés dans la plaine de la rivière Ruzizi vers la frontière de la RDC avec le Rwanda et le Burundi. Ces personnes auraient fui à la suite de la toute dernière campagne militaire gouvernementale, dont le nom de code est Kimia II et qui a commencé le 12 juillet dans le territoire d'Uvira au Sud-Kivu. La campagne a pour objectif de désarmer par la force les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs milices locales alliées.(Résumé du point de presse animé par Ron Redmond,

Porte-parole du HCR

Genève- 25 juillet 2009)


Journée nationale de la presse : OLPA prône la tolérance zéro absolue contre l’impunité en RDC

Commémoration de la journée nationale de la presse en République démocratique du Congo. Face aux tentatives répétitives des forces politiques et économiques d’embrigader la liberté de la presse, OLPA exhorte les professionnels des médias à redoubler de vigilance pour barrer la route à toute initiative attentatoire à l’exercice de cette liberté. Ce réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse réitère sa position qui prône toujours une tolérance zéro absolue contre toute violation du droit d’informer et d’être informé. Il en est aussi du règne de la culture de l’impunité en RDC, principalement en ce qui concerne les assassinats des journalistes et autres attaques contre les organes de presse. Photo ci-contre montre un journaliste de Radio Okapi assassiné et la justice traîne toujours les pieds.