Droits de la personne

Violences faites à la femme en RDC: cas des viols collectifs, mariage forcé, esclavage sexuel

Agressions sexuelles de 700 femmes congolaises par les militaires Angolais
Les Nations unies enquêtent sur les agressions sexuelles dont disent avoir été victimes quelque 700 femmes congolaises le long de la frontière entre la RDC (République démocratique du Congo) et l'Angola.
Ces femmes font partie d'un groupe d'environ 7.000 Congolais expulsés d'Angola en octobre, a précisé samedi Maurizio Giuliano, de l'OCHA (Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires). Nombre d'entre elles ont rapporté que des soldats angolais avaient commis ces actes, a-t-il ajouté, en appelant Luanda et Kinshasa à mener des investigations.
Les agences de l'ONU vont ouvrir leur propre enquête ce mois-ci, a assuré vendredi Céline Schmitt, porte-parole du HCR (Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés).L'ONU a publié la semaine dernière un rapport selon lequel au moins 30 femmes affirment avoir été emprisonnées et avoir subi des viols collectifs avant d'être relâchées sans aucun vêtement près de la frontière. D'après Maurizio Giuliano, les médecins qui ont examiné ces femmes à Tembo, une localité de RDC proche de l'Angola, ont confirmé qu'elles avaient été violées.
Les ressortissants de RDC franchissent fréquemment la frontière angolaise pour aller travailler dans les mines.
Violations de droits de l’homme dans la Province de Maniema
Toujours au même registre de violation de droits de l’homme signalons la situation qui se prévaut au Maniema, en République Démocratique du Congo où des actes similaires de viols collectifs, des mariages forcés, extorsions de biens, esclavage sexuel, extorsion de biens…le point focal de la Commission d’Education à la Paix, à la Démocratie et aux Droits de l’homme de l’ONG Jeunesse du Monde signale la situation que vit la population dans la localité de Wanyarukula en Province de Maniema sur la route Lubutu à Kisangani où des cas d’assassinat, viol, mariage forcé, enlèvement perpétrés par les miliciens Mai-Mai ainsi que d’autres groupes armés opérant dans cette région. Au mois de septembre 2010, Madame Mutangala Joséphine a été assassinée par les miliciens Mai-Mai au motif qu’elle aurait aidé sa fille Furaha Bahati à fuir le mariage qu’elle avait contracté contre son gré avec un chef Mai-Mai local du nom de Jean OTEYA. Ce chef milicien Mai-Mai qui est très influent dans la région continue de semer la désolation dans cette partie de la république. Il a transformé les villageois en esclave, les obligeant de creuser pour lui des minerais dont le coltan et la cassitérite qu’il vend à Walikale. Notre point focal a reçu le rapport faisant état de plusieurs cas de viols perpétrés par ces éléments aux femmes villageoises. Ces cas de viol n’ont jamais été rapportés parce que toute la population dans ces zones vit dans la terreur, pris au piège entre les éléments des rebelles du FDRL et les Miliciens Mai-Mai.
Viol collectif à Luvungi dans la Province du Nord-Kivu
La vie des 300 femmes de Luvungi, violées en juillet et août derniers par des miliciens, n'a pas été complètement détruite. Leurs maris, faisant preuve de compréhension, n'ajouteront pas à l'horreur de ces violences l'injustice de la répudiation. Une attitude nouvelle qui tranche avec le rejet habituel en pareille circonstance.

Luvungi, un centre commercial qui sert de porte d’entrée à une dizaine de carrés miniers en territoire de Walikale, au Nord-Kivu, s'est tragiquement rendu célèbre par les viols de 300 femmes, du 30 juillet au 2 août derniers, perpétrés par des miliciens locaux et des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Aujourd'hui, c'est le comportement de leurs maris qui est à remarquer : aucun d'eux n’a répudié son épouse. Une première dans cette région où les communautés ont pris l’habitude de culpabiliser les victimes. "Le viol de ma femme m’a sauvé la vie", raconte un habitant du village. "Pour quelle raison culpabiliser quelqu’un qui a été agressé ?", se demande Mushiki, président du patronat congolais, Fec/Luvungi, qui se félicite de la spontanéité avec laquelle les hommes ont accepté leurs femmes telles qu’elles sont, "sans aucune contrainte".

Une bombe à retardement
Tous ont souffert de la cruauté de leurs assaillants. Les hommes ont subi des humiliations et des traitements inhumains devant leurs femmes. Selon Zaina, porte-parole de ces femmes violées, celles-ci ont été forcées avec un sadisme inouï. Certains bourreaux n'ont pas hésité à explorer le vagin d’une mère, devant ses enfants, "pour chercher l’or", précise-t-elle. Une cruauté qualifiée "de véritable entreprise pour la destruction de la femme paysanne" par Bernardine Muhongo, présidente de Femmes victimes de conflits, une Ong basée à Goma, et qui fait de la RD Congo comme une "capitale mondiale du viol", selon Margot Wallström, l’envoyée spéciale de l’Onu pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits.
En dépit du bon accueil de leurs maris, les femmes peuvent garder de lourdes séquelles de ces viols. Elles ont été exposées au VIH/sida ou à d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). International Medical Corps (IMC), la première organisation humanitaire à les assister n'est arrivée sur le terrain qu'une dizaine de jours après les violences. Même le kit Pep, dont les médicaments empêchent la grossesse, la transmission du VIH et des IST jusqu'à 72 heures après l'acte, n’est plus efficace. "Nous allons juste procéder à un dépistage volontaire du VIH au début de novembre", déclare Christophe Nyembo, psychologue à IMC. En attendant, dit-il, "nous leur demandons d’utiliser les préservatifs". En outre, les victimes ont peur d'avoir perdu l’autorité parentale sur leurs enfants. "Comment redresser un enfant qui a vécu une telle scène", se demande Zaina.

Enfin, en dépit des soins médicaux gratuits, les victimes font face à une difficulté majeure : le centre de santé qu’IMC appuie est à près de 20 km de Luvungi. Difficile pour ces femmes d'y venir à pied à cause de la présence des FDLR sur ce tronçon, et celles qui sont enceintes ne peuvent y venir à moto à cause des secousses sur la route.

Un trio de complices
La milice de Cheka, celle de Nsengiyumva et les FDLR sont devenues tristement célèbres pour leur participation au viol de plus de 500 femmes, pendant cette même période de quatre jours, dans treize villages en territoire de Walikale. Selon l’Onu, les femmes étaient particulièrement exposées, car tous les militaires des Forces armées de la RD Congo étaient partis en juillet dernier pour participer à des opérations militaires très "lucratives" dans des carrés miniers. Même si ces viols ont abouti, près de trois mois plus tard, à l’arrestation du chef d’état-major de la milice Cheka, dans son fief, lors d’une opération militaire lancée par la Mission de l’Onu en RD Congo, en collaboration avec la justice militaire congolaise, les victimes exigent que Cheka soit également mis aux arrêts. "C’est lui le vrai responsable de toutes les violences sexuelles perpétrées par ces hommes depuis le début de sa rébellion", accuse Zaina.
L’ONG Jeunesse du monde invite le gouvernement congolais en premier lieu ainsi que la Communauté internationale à travers la Monusco à prendre toutes leurs responsabilités pour enquêter, poursuivre et condamner tous les auteurs de ces actes odieux.
Le 06 novembre 2010
Jeunesse du Monde


Uvira, la cité des meurtres aux auteurs inconnus

Depuis le mois de décembre 2010 jusqu’à ce jour, plusieurs cas des corps humains inertes sont en train d’être recensés dans la cité d’Uvira. La plupart sont retrouvés dans un état de décomposition avancée de façon que cela coupe court à toute velléité d’identification des victimes. Les spéculations de toutes sortes vont bon train autour des circonstances qui entourent ces tueries.


Attaque des bandits à main armée au domicile de l’Evêque anglican à Bukavu

La famille de Monseigneur Sylvestre Bahati Balibusane, Evêque de l’Eglise anglicane, Diocèse du Nord et Sud-Kivu, résidant au N°2 de l’avenue Pangi, cellule Muhumba au quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda à Bukavu, a été attaquée dans la nuit du jeudi 08 au vendredi 09 avril 2010 vers 1H00 du matin par un groupe de 4 hommes armés et en tenue civile.


Grève des conducteurs et stations pétroliers dans la ville de Bukavu

La circulation des taxis-bus, voitures taxi et des motos est redevenue normale après quelque deux jours de paralysie à la suite de la grève des tenanciers des stations de vente de carburant dans la ville de Bukavu.


Les assaillants coupent désormais les grillages de fenêtres pour percer les maisons et y tuer des paisibles citoyens à Bukavu

Dans son feuillet Nota Bene N° 342 du 05/10/2010, l’asbl Héritiers de la Justice a dénoncé 7 cas de meurtres et 14 cas de blessés ainsi que plusieurs autres violations des droits de l’homme au Sud Kivu. Les mois de novembre et décembre 2010 n’ont pas été de tout repos pour les habitants de cette province.


Les assaillants coupent désormais les grillages de fenêtres pour percer les maisons et y tuer des paisibles citoyens à Bukavu

Dans son feuillet Nota Bene N° 342 du 05/10/2010, l’asbl Héritiers de la Justice a dénoncé 7 cas de meurtres et 14 cas de blessés ainsi que plusieurs autres violations des droits de l’homme au Sud Kivu. Les mois de novembre et décembre 2010 n’ont pas été de tout repos pour les habitants de cette province.


A quand la fin du déficit sécuritaire dans la ville de Bukavu

Dans la nuit du 21 au 22 février 2011, Madame Hadizatou Yacouba, Program Manager Team de l’ONG ICCO Grands Lacs basé à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, a été victime d’un cambriolage à son domicile sis avenue La Corniche dans le quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda à Bukavu.


AMNESTY INTERNATIONAL: La condamnation d'un officier un pas vers la justice en RDC

AMNESTY INTERNATIONAL
En République Démocratique du Congo, la condamnation pour viol d’un officier est un premier pas sur le chemin de la justice dans le cas de l’attaque en zone de Fizi. Un nombre important de femmes victimes se sont présentées pour témoigner. Les autorités de la RDC doivent immédiatement mettre en place des mécanismes de protection des témoins et des victimes.
Madame Claire Morclette
Responsable de campagne auprès de l'équipe Afrique
d'Amnesty international depuis Londres
Secrétariat International


Syndiquer le contenu