Maniema

Bukavu est tombé, mais les Bukaviens sont débout !

Le Bukaviens sont débout grâce au soutien, exprimé de plusieurs manières, dont ils ont bénéficié de la part de leurs compatriotes, à travers le pays et le monde.


Occupation de Bukavu par les Rwandais : le ras-le-bol de la jeunesse congolaise.

A l’annonce ce mercredi matin, 2 juin 2004, de l’occupation de la ville de Bukavu, chef lieu de la province du Sud-Kivu, par les militaires mutins appuyés par les Rwandais, les réactions ne se sont pas fait attendre. Celles des étudiants des Instituts Supérieurs et des Universités à travers le pays ont attiré l’attention de l’opinion tant nationale et qu’internationale. Qu’est-ce qui s’est passé au juste au regard des hésitations complices du porte-parole de la MONUC, en rapport de l’occupation de Bukavu par les Rwandais ?


Le Kivu est occupé par le Rwanda et allié : les responsabilités.

L’occupation du Kivu, ce 02 juin 2004, par le Rwanda et allié à l’issue des combats qui n’ont duré qu’une semaine, était prévisible. Pour une bonne partie de l’opinion nationale, les responsables de ce nouveau défit au peuple Congolais ne sont pas à chercher dans une entournure. Ils sont là : l’ONU (MONUC) et la Communauté internationale, le RCD-Goma, le gouvernement de transition, certains Congolais.


Déclaration de la coordination de la société civile du Nord-Kivu

DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE DE LA PROVINCE DU NORD - KIVU SUR LA SITUATION QUI PREVAUT EN RDC EN GENERAL ET PROVINCES DU NORD ET DU SUD - KIVU EN PARTICULIER A L' ATTENTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA R.D.CONGO.


POUR LE DANGER QUI GUETE LE CONGO JE NE RESTERAI JAMAIS INDIFFERENT

Les événements qui se passent à Bukavu aujourd’hui nous interpellent tous et nous amènent à pousser notre réflexion très loin pour éviter à notre peuple qui a beaucoup souffert de la manipulation politicienne de se retrouver encore une fois dans un cycle infernal de violence car dit-on « la violence appelle la vengeance et la vengeance appelle la violence » .
Nous devons avoir toujours à l’esprit qu’un jardin n’est beau que quand il regorge en son sein les fleurs de plusieurs couleurs.
C’est-à-dire que le Congo ne sera fort et prospère que quand les hommes de différentes souches et origines accepterons de vivre et de cohabiter en parfaite harmonie.
Ceci nous pousse à nous accepter dans nos différences car une seule tribu ou ethnie ne pourra jamais construire le congo.
Aussi quand deux frères se battent il n’y a jamais eu un gagnant et un perdant, au lieu de nous combattre mutuellement, nous devons comprendre qu’il est temps que nous puissions nous arrêter et réfléchir un seul instant sur le moindre bien qui réside dans l’autre et de nous souvenir de la manière dont nos différentes tribus vivaient dans le passé pour nous éviter le pire et retrouver le plus vite possible les origines de la division et de la haine qui nous hantent tous.
Mes frères ne laissons pas la place au diable de nous dominer et de conduire notre vie mais bien au contraire nous devons écouter la voix de la justice, du pardon, de la tolérance et du respect de l’autre pour l’avenir de notre pays RDC.
L’avenir du Congo dépend de la dimension avec laquelle nous allons gérer la crise actuelle, il n’est pas difficile pour nous congolais avec un peu de volonté de trouver solution, nous même sans faire intervenir les puissances étrangères, aux problèmes qui nous divisent aujourd’hui .
Soyons unis, arrêtons avec le langage de la haine, cessons de nous considérer comme minoritaires ou comme majoritaires ou encore comme victimes, mettons nos forces, nos talents, nos capacités, nos compétences et nos différences au profit de la reconstruction de notre pays car personne alors personne ne viendra construire le Congo à notre place.


Combats de Kavumu du mardi 1er juin 2004 : les agresseurs venus fraîchement de Kigali.

Après la présence des militaires rwandais à Idjwi le samedi dans la soirée, suivie des affrontements de Kavumu, les pillages des Centres de Katana et de Kavumu par les militaires du RCD-Goma et les rwandais, hier lundi 31 mai 2004 à 17h26’ (heure de l’Est de la RDC), plusieurs colonnes de militaires rwandais ont traversé l’île d’Idjwi à plusieurs endroits.


Bukavu : Kisangani, Kenge ne tomberont pas ! (Kengo wa Dondo, mai 1997.) L’aéroport de Kavumu ne tombera pas ! (MONUC, 30 mai 2004)

Le samedi 29 mai 2004, tous les espoirs étaient permis aux naïfs. Et la population est prise pour naïve, malheureusement. L’ultimatum de la MONUC a été respecté : les éléments dissidents de Jules Mutebutsi ont rejoint leur caserne ; le courant et l’eau sont rétablis dans la ville de Bukavu; on a vu Mutebutsi non loin de la frontière Ruzizi; la MONUC s’interposera entre le groupe Mutebutsi et les militaires loyaux ; il ne faut pas lier cette situation aux ethnies ni aux nations car, c’est une affaire congolo-congolaise ; on jugera et punira les coupables après enquête ; la délégation gouvernementale doit descendre à Bukavu ; etc. De tout ceci, qui dit vrai ? Qui piège qui ? qui drible la population ?


Choisissons la paix

Au regard des événements qui se passent à BUKAVU depuis le mercredi 26 mai, nous pouvons conclure que la paix est entrain de s’éloigner de plus en plus dans cette partie de la république.

Au moment où les efforts sont entrain d’être déployés pour que la RDC se stabilise et que le peuple aille vers les élections libres et démocratiques en se choisissant les dirigeants de son choix, capables de gérer le pays dans la transparence car ils se sentiront toujours dans l’obligation de rendre au souverain primaire qui les a choisit ; un groupe d’hommes armés s’évertuent à prendre le peuple en otage en provoquant à tord ou à raison une guerre dont le s n’a plus besoin après cinq ans de guerre fratricide qui n’a laissé que des morts, des blessés et le sous-développement.

Si nous faisons notre analyse en partant des évidences, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que derrière ce qui se passe à Bukavu, il y a des forces occultes (civiles, militaires, pays étrangers, firmes internationales, …) qui craignent l’issue heureuse de cette période de transition. Forces occultes qui profitaient de la situation de guerre en RDC et qui estiment ne rien profiter si les élections auraient lieu.


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