Paix et démocratie

PERSISTANCE DE L’INSECURITE AU KIVU : MALHEURS AUX VAINCUS DISAIENT LES ROMAINS.

Ayant subi pendant des décennies le diktat militaire de Mobutu dans la sous-région, certains pays voisins du Zaïre avaient tout à gagner en démantelant une puissance militaire qui inquiétait, ce qui procédait d’une approche tout à fait classique des relations internationales. Commencé depuis la fin des années 80, le laborieux processus parrainé par l’Occident pour la « démobutisation » de l’Afrique Centrale au profit des nouveaux pouvoirs en place à Kampala et Kigali avait fini par porter ses fruits le 17 mai 1997.


Message de la Fondation Musimwa Bisharhwa adressé au Président Barack Obama

Il me semble que pour chacune des trois alternatives des solutions à la crise de la RDCongo, notre Peuple y trouverait son compte et garantirait sa liberté d’une part, et, d’autre part, son indépendance et sa souveraineté sur ses ressources naturelles et son intégrité territoriale. Si donc, c’est possible pour la RDCongo d’adhérer à l’initiative pour la création des Etats Unis d’Afrique, mes compatriotes devraient avoir le droit d’opérer le choix entre ma nouvelle vision politique pour la RDCongo et celle des Certains leaders Africains. Je compte développer davantage cette vision politique sous le projet : « Congo-Kinshasa : Etat Souverain ou 53ème Etat membre des USA, ou 4ème Région du Royaume Belgo-Congo ou l’un des Départements (Etats) de la République Fédérale de France, ou encore Etat membre de l’Union Européenne», et ce, en ma qualité respectivement de Président National du Parti Congolais pour la Bonne Gouvernance, en sigle, «PCBG» d’une part, et, d’autre part, de Président National du Regroupement des Patriotes Congolais, en sigle, «RPCO», lequel regroupe en son sein six Partis politiques. Il doit donc être bien compris que, malgré les élections organisées en 2006, la République Démocratique du Congo est toujours sous une occupation déguisée ou camouflée de l’extérieur. Et pour éviter le pire imprévisible, ma nouvelle vision politique vaut son pesant d’or, car il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès. En d’autres termes, les Congolais seraient à mesure, tôt ou tard, de mener n’importe quelle action ou de composer avec n’importe qui pour se faire libérer, si ses partenaires traditionnels refusent de lui prêter une oreille attentive. Car, même un esclave finit, de fois, par se révolter contre son maître devant des souffrances insupportables. Il revient donc à l’occident de réfléchir deux fois et de battre le fer ensemble avec les Congolais pendant qu’il est encore chaud. Sinon, devant l’intransigeance et la sourde oreille de l’Occident, les Congolais finiraient par le surprendre et de s’assumer pour le meilleur et pour le pire. Le cas du contrat chinois, bien que léonin, sur l’exploitation minière en contrepartie de la construction des quelques infrastructures communautaires de base en est un exemple parmi tant d’autres. Que ceux qui s’intéressent aux richesses de la RDCongo sachent que la première richesse pour un Pays, c’est bien sa population. Ainsi donc, que quiconque voudrait coopérer avec la RDCongo sache bien que ses ressources naturelles ne sont pas dissociables de ses ressources humaines.


Analyse de la Gouvernance Sécuritaire dans le Kivu/RDC

Des guerres d’agressions à répétitions aux processus de
paix inappropriés, de 1996 à 2009,les populations du Kivu/RDC restent victimes des trahisons au sommet de l’Etat accompagnés d’une gouvernance sécuritaire frisant la mise en œuvre de la dernière phase d’un processus de balkanisation de cette partie du territoire national.
Des faits sur terrain au Nord et au Sud Kivu ainsi que dans la province orientale, prouvent à suffisance le déficit d’administration du territoire national, l’occupation voilée du Kivu par le Rwanda, l’inertie des
institutions de la République face aux drames humanitaires des populations,la complicité de plusieurs acteurs de la Communauté Internationale ainsi que l’émergence dans la conduite des affaires de
l’Etat et de la gouvernance sécuritaire du pays d’une élite exogène composé principalement des auteurs impunis de plusieurs crimes imprescriptibles perpétrés en République Démocratique du Congo de 1996 à 2008.
Il apparaît clairement que dans cette partie du territoire national,nous avançons lentement mais surement vers l’auto-prise en charge populaire
en matière sécuritaire suite à la démission tacite des institutions mandatées et habilitées.
Pour plus des détails, ci-dessous l’analyse contextuelle de la gouvernance sécuritaire que vient de publier le 18 Juin dernier, la Coordination Provinciale du COJESKI au
Sud-Kivu. Nous vous en souhaitons bonne réception et vous invitons à plus de solidarité avec les populations victimes innocentes d’un complot de nature à pérenniser les crimes et les tragédies humanitaires.


SERAIT-IL PRUDENT ET JUSTE D’IGNORER POLITIQUEMENT LA QUESTION DE BUNDU DIA KONGO?

Maintenant qu’il est question d’un remaniement quasiment motivé par le besoin d’une prise en compte du CNDP pour des motifs de réconciliation nationale, ce qui n’est pas en soi une mauvaise chose, serait-il juste et équitable d’ignorer totalement la question de Bundu dia Kongo ? Ce mouvement serait-il aujourd’hui l’objet d’un traitement aussi discriminatoire s’il était autrefois aussi militairement solide que le CNDP de Laurent Nkunda ? Qu’est-ce qui garantit au pouvoir en place qu’il n’est pas-là entrain de confirmer la culture de prime à la guerre, et par ricochet, motiver la naissance d’autres insurrections armées?

En effet, au moment des faits, en tant que praticien de la lutte anti-terroriste, notre modeste personne voyait réunies dans ces timides initiatives insurrectionnelles de Bundu dia Kongo pratiquement toutes les conditions de couvaison d’une mouvance intégriste susceptible de basculer vers le terrorisme.


Operations Kimya II : Un Effroi dans la population de Walungu

Dans le territoire voisin de Shabunda, 110.000 personnes, dont 20.000 ménages ont quitté leurs villages et ont trouvé refuge à Byangama, Matili, Lulingu et Shabunda centre. Malheureusement, ces personnes sont sans assistance et parmi elles, figurent 388 personnes soufrant de choléra. Trois d’entre eux en sont décédés


ET SI LE CONTRAT CHINOIS N’ETAIT PAS UNE ALTERNATIVE CREDIBLE AU FMI EN RDC?

La dernière visite du Directeur Général du Fond Monétaire International Dominique Strauss-Khan à Kinshasa a occasionné auprès des élites et de l’homme de la rue congolais une brusque remontée en surface du débat sur la rentabilité ou la futilité du contrat portant sur un projet minier et un programme de construction des infrastructures signé entre le Gouvernement congolais et les deux entreprises privées chinoises que sont China Railway Group Limited et Sinohydro Corporation.

Qu’est-ce qui expliquerait la promptitude de ces deux entreprises chinoises privées à engager, sans une quelconque garantie du Gouvernement de la République Populaire de Chine, des milliards de dollars américains dans un pays où les perspectives de consolidations post-conflit de la paix et du retour de la stabilité sont plus que sombres ? Pour quelles raisons objectives les autorités de Pékin, pourtant toujours à l’affût de nouveaux marchés en Afrique, laisseraient-elles à deux entreprises privées la reconstruction du sous-continent congolais ? Le FMI est-il disposé à poursuivre le programme avec un partenaire qui contracte ailleurs des dettes aux contours obscurs?

Comment le pouvoir en place entend- t-il compenser le manque à gagner en termes d’appuis budgétaires et de stabilisation des taux d’échange qui découlerait d’une éventuelle rupture de programme avec le FMI?


RDC: cinq priorités pour une stratégie durable de construction de la paix selon crisis Group

Un groupe de suivi international, présidé par l’Envoyé spécial des Nations unies Olusegun Obasanjo et l’Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, Benjamin Mkapa, devrait travailler avec les gouvernements rwandais et congolais afin d’accompagner et de mettre en œuvre une stratégie de construction de la paix dans les Kivu. Les bailleurs de fonds conditionnent leur aide à l’adoption et à la mise en œuvre des mesures juridiques visant à combattre l’impunité. par Crisis Groupe, Nairobi/Bruxelles 11 mai 2009


MOBUTISTES ET LIBERATEURS AFDELIENS: A QUI REVIENDRAIT LA PALME DE LA CORRUPTION ET DE L’INCOMPETENCE?

Depuis que le Chef de l’Etat congolais a lâché lors d’une interview qu’il ne comptait pas plus de six collaborateurs intègres et compétents autour de lui, ce qui constitue un aveu très préoccupant au regard de la problématique de la consolidation de la paix et de l’amorce de la reconstruction nationale, les membres de sa famille politique se sont mises à s’agiter dans tous les sens. Ce branle-bas au sommet de l’Etat s’avère d’autant plus fébrile qu’il est de plus en question d’un remaniement ministériel pour intégrer au Gouvernement des membres du CNDP de Laurent Nkunda ayant autrefois tourné le dos à leader.

Au lieu de mettre à profit ce sévère réquisitoire de leur mentor pour se soumettre à une autocritique et remise en question, ceux de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle ne manquent plus une seule occasion de se tirer dessus, tout plateau de télévision ou entretien privé étant devenu une opportunité de pourfendre les mobutistes. Le jour où les compétences professionnelles et la loyauté à la patrie primeront sur l’appartenance géopolitique dans le choix des hommes en RDC, les appuis militaires de la MONUC et des pays voisins deviendront tout à fait superflus, et la pacification de la partie orientale du pays par des forces congolaises ne sera plus qu’une question de mois si pas de semaines. Sans la consolidation effective de la paix, parler déjà de l’arrivée des investisseurs et d’une amorce des grands travaux procèderait plus de l’utopie que d’une vision judicieuse de la réalité.


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