L’Ongdh «Toges noires » déplore les exactions de l’Ituri

Mme Marie Ange Bampeledi vient de signer, pour le compte de l’Ongdh, « Toges noires», une déclaration dans laquelle son organisme de promotion et de défense des droits de l’homme déplore les « crimes odieux survenus dans le Nord Est du pays, particulièrement dans le district de l’Ituri ».

Tout en exprimant sa profonde indignation vis-à-vis de ces actes de violation massive des droits de l’homme, « Toges noires », exige qu’une commission d’enquête indépendante soit rapidement constituée afin d’établir les responsabilités et que les auteurs matériels et intellectuels de ces crimes soient identifiés et traduits dans les meilleurs délais devant les instances judiciaires.


Droits de l’homme en Rdc : bilan accablant de la «Vsv» pour l’année 2002

Des centaines de personnes arrêtées dont des journalistes et des hommes politiques

De nombreux cas de violation massive des droits de l’homme ont été répertoriés par l’organisation non gouvernementale de défense des droits de l’homme (Ongdh) dénommée «La Voix de sans voix pour les droits de l’homme (Vsv)» au cours de l’exercice 2002. Cette Ongdh a passé en revue tous les cas d’arrestation, d’emprisonnement, de tracasseries policières et de bavures administratives commis contre des citoyens, souvent sans motif valable et sans avoir été entendus.

Dès le 10 janvier 2002, la Vsv a déploré le cas de l’arrestation de M. Justin Nindaga Lwambibi, membre de la famille de Anselme Masasu Nindaga. Civil de son état, écrit la Vsv dans son rapport, Justin Nindaga a été fait « prévenu personnel du Procureur général près la Cour d’ordre militaire (Com) ». Auditionné à plusieurs reprises par les magistrats de la Com, son interrogatoire tournait autour de ses activités et de ses relations avec certaines personnalités civiles et militaires originaires de la province du Kivu. A la publication de son rapport le 17 décembre 2002, cette Ongdh précise que l’infortuné venait de totaliser 10 mois de détention au cachot de l’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (Ipk), sans connaître le motif de son arrestation.


La Vsv dénonce la violation des droits de l’homme à l’Equateur et au Nord-Kivu

La Voix des sans voix pour les droits de l’homme (Vsv) se déclare « choquée par la condamnation à cinq mois de prison ferme de M. Albert Mbayango, responsable de l’Ogndh Comité des droits de l’homme et des citoyens, basée à Bumba, province de l’Equateur en Rdc, par la Cour d’ordre militaire du Mouvement de libération du Congo (Mlc) ». Cette condamnation est intervenue le 14 janvier 2003.

Dans une déclaration remise à Le Potentiel, la Vsv qui dénonce les violations des droits de l’homme commises dans cette province indique que l’infortuné a été condamné pour « incitation de la population à la révolte ». Mais d’après la Vsv, l’acharnement des responsables du Mlc sur Albert Mbayango est parti du fait qu’un combattant du Mlc aurait abattu à Bumba un jeune homme qui accompagnait sa sœur à l’hôpital. Ce dernier se serait opposé au rançonnement d’un groupe de combattants à une barrière. Le corps de la victime aurait été traîné dans la rue pendant quelques jours. Choqué de cet événement, M. Albert Mbayango aurait mobilisé la population de Bumba à contraindre l’autorité locale du Mlc de prendre en charge les frais funéraires de la victime et de poursuivre le combattant fautif. Le refus du représentant du Mlc à Bumba de supporter les frais funéraires aurait poussé la population de cette ville à improviser une marche de protestation qui s’est soldée par la casse de la prison de Bumba et la libération des détenus. Courroucés, les responsables du Mlc auraient attribué ces incidents au défenseur des droits humains et ordonneront par la suite l’arrestation de Albert Mbayango et sa mise à la disposition de la Com.


1er CONGRES NATIONAL DE LA SOCIETE CIVILE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

1er CONGRES NAtIONAL DE LA SOCIETE CIVILE SUR LE
" ROLE DE LA SOCIETE CIVILE DANS LA GESTION DE
LA TRANSITION "
du 28 au 30 janvier 2003 Centre Theresianum / Kintambo

BRIEFYING

Dans un contexte socio - politique émaillé des guerres depuis 1996, la République Démocratique du Congo se trouve à la croisée des chemins, celui de la paix véritable et celui de la partition. L'élite congolaise doit ainsi relever plusieurs défis à savoir :

* La restauration de la Paix et de l'Unité Nationale;
* Le recouvrement de l'intégrité nationale;
* La réconciliation nationale;
* L'instauration de la démocratie;


DROIT A UNE BONNE MEDIATION

DROIT A UNE BONNE MEDIATION :
THEORIE ET PRATIQUE POUR LA RESOLUTION DES CONFLICTS

0. Introduction

Depuis un temps beaucoup de pays à travers le monde et particulièrement les pays africains sont en situations confuses caractérisées par des crises multiformes et qui nécessitent une résolution à l'amiable étant donné que la violence n'a pas pu réussir à le faire.

La guerre n'étant pas nécessairement une solution aux conflits, les hommes ont pensé qu'il y a moyen de passer par d'autres mécanismes dont la médiation pour construire une paix durable. Ce schéma a fait ses preuves ailleurs comme en République Sud Africaine pour mettre fin au système de l'Apartheid et récemment en Sierra Leone lors des récentes élections démocratiques, pour ne citer que ces deux cas. On croirait aujourd’hui que la Côte d’Ivoire, grâce à la médiation française qui a supplanté la démarche de la CEDEAO, recouvrera la paix d’ici là comme d’aucuns l’avaient cru pour le Burundi et la RDC où les médiations de type international s’embrouillent dans des questions purement nationales.


Les amis des pygmées dénoncent la timidité des réactions enregistrées

Face à la situation de l’Ituri

La situation qui prévaut à l’est de la République démocratique du Congo, plus précisément dans le territoire de Mambasa, district d’Ituri dans la province Orientale, continue à défrayer la chronique tant nationale qu’internationale. La dernière réaction enregistrée est celle d’une Ong «Amis des pygmées», dirigée par Bibi Njuma Ekwandanayo, également présidente et membre de l’instance permanente auprès de Nations Unies sur les peuples autochtones.

Lors d’une conférence de presse animée le 23 janvier à l’Institut des aveugles, Mme Bibi Njuma, qui parlait au nom du peuple «Mbuti», premiers occupants de la forêt d’Ituri, a tenu à dénoncer l’attitude passive, indifférente et inexplicable de la société civile, des partis politiques, du procureur général de la République et des organisations des droits de l’homme face aux actes de cannibalisme et autres violations des droits de l’homme perpétrés dans cette partie de la Rdc.


«Pygmées, voici vos droits », thème du séminaire de formation du Cidb

La salle paroissiale de Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu abrite, depuis le dimanche 19 janvier dernier, un séminaire de formation des formateurs pygmées autour du thème «Pygmées, voici vos droits ». Ce séminaire se tient à l’initiative de Centre international de défense des droits de Batswa (Cidb), une Ong des droits de l’homme, en collaboration avec la Fondation Ipakala Abeiye Mobiko (Fiam) et l’Ong « Agir ensemble ».

L’absence d’une politique sur la gestion des minorités ethniques et tribales comme des pygmées, celle d’un appui technique et financier aux programmes de développement initiés par des pygmées, la méconnaissance de pygmées par le gouvernement actuel … sont autant de problèmes auxquels font face les autochtones pygmées en République démocratique du Congo, a relevé M. Jean Mpia Bikopo, président du Cidb.


L'Intégration Sociale des Personnes Vulnérables du site INSS Mont-Ngafula à Kinshasa

Secteur « INTEGRATION SOCIALE » de la BOR

Introduction

Evoquer « l'intégration sociale » sous-entend au départ une exclusion. Celle-ci peut avoir plusieurs causes : la guerre, la mauvaise gouvernance, la mauvaise distribution du travail, bref le dysfonctionnement de la vie nationale.

Toutes les conférences qui se tiennent sur le racisme ont un seul objectif : réduire ou lutter contre toutes les formes de racisme, d'exclusion, d'ethniscisme, de tribalisme, de régionalisme, de collinisme, de divisionnisme, etc. Cette chaîne est à la base de ce que nous avons connu ou entendu sous les vocables: Traite négrière, Esclavagisme, Exclusion/extermination ethnique, ... Et souvent le tout s'est soldé par des guerres appelées aujourd’hui « génocidaires ». Et comme si cela n’était pas suffisant, l’homme pousse plus loin jusqu’à atteindre l’anthropophagie ou le cannibalisme.